Netromain s'associe à la joie des 76% de jeunes UMP qui ont, après un débat d'une très haute tenue, réelu Benjamin Lancar à la tête de leur mouvement, et vous propose de participer à notre liesse commune et lyrique :
Certes, c'était gratuit, mais enfin, qui m'aurait rendu le temps perdu ? J'ai quand même profité d'un week-end de lassitude dans une capitale du nord de l'Europe pour aller visiter une exposition consacré à l'art contemporain quand il est fait par des femmes (autant dire que cela concernait l'art depuis les origines, car l'art féminin est un drame récent, sans doute lié lui aussi à l'augmentation du carbone dans l'atmosphère).
Tout n'était pas absolument mauvais, en effet. Une constatation s'impose, néanmoins : quand l'homme fait de l'art, il fait des femmes. Quand les femmes font de l'art, elles font...des femmes. On voit beaucoup de chattes et de seins dans une exposition sur l'art féminin. J'ai aussi compté un four à micro-onde et un aspirateur dans deux installations qui nous invitaient sans doute à penser la condition de la femme, d'une manière, on le voit, merveilleusement renouvelée. Un extraterrestre qui voudrait s'enquérir de ce que c'est qu'une femme en déduirait sans doute soit qu'elles sont lesbiennes, soit qu'elles n'ont aucun désir. Nous croisâmes bien une bite, mais elle était en matériaux de récupération, coupée de toute chair. Un gadget.
Les autres femmes que je connais, c'est-à-dire les pédés, photographient des fessiers et des testicules aspergées d'eau sur des fonds noirs — on se dit qu'ils ont pu un jour avoir une vie sexuelle. Celles qui étaient l'objet de l'exposition étaient le seul sujet de leur exposition (ou l'inverse). Sortant d'un tableau fait d'un assemblage de bas filés, je me disais qu'il faudrait qu'elles nous remercient de leur coller des tâches ménagères qui les dispensent de l'ennui que serait leur vie sans domination, entièrement consacrée à regarder ou à figurer le bout de leur sein.
J'aurais dû passer l'après-midi avec Thomass, mais il avait un match de foot.
Afin de faire taire l'insupportable rumeur, colportée par des journaux gauchistes au mépris de tout travail d'investigation journalistique sérieux et dans la tornade anti-sarkozyste qui a jeté aux chiens l'honneur d'un homme, Patrick de Maistre*, le Président a souhaité nous faire visiter lui-même, en costume Franck Nahmani** et en avant première le futur avion présidentiel*** en cours d'aménagement avant sa livraison prévue à l'automne****.
On le voit, nulle "baignoire sabot" ou autre accessoire d'un luxe inutile. Des aménagements purement liés à sa fonction, qui honorent la République et le goût très sûr du Président (à part peut-être le costume Franck Nahmani**)
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* Patrick de Maistre a été décoré de la légion d'honneur par Eric Woerth, bien que ce dernier nous a assuré le connaître à peine.
**Franck Nahmani a été décoré de la légion d'honneur par le Président lui-même.
***L'avion présidentiel n'a pas encore été décoré. On pressent néanmoins que le décorateur d'intérieur, l'orfèvre joaillier et l'importateur de cuirs qui ont contribué à son aménagement le seront prochainement.
**** l'automne sera prochainement décoré de la légion d'honneur par Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture. Il avait été injustement oublié de la promotion Véronique Sanson et Patrick Bouchitey.
La croisière a ce bénéfice social incomparable d'ôter à vos connaissances toute curiosité pour vos vacances, sitôt que vous avez prononcé ce mot. Elles croient savoir ce que c'est, pour imaginer de grands paquebots remplis de plusieurs milliers de retraités vomis en navettes numérotés dans des paysages de carte postale ; et elles aiment dans cette image le rehaussement facile qu'elle leur permet par le mépris pour ce tourisme de masse dont elles entendent se distinguer , tout en oubliant que le Président qu'elles ont élu a fait de la construction nationale de ces paquebots un mission publique et que l'infâme restaurant du septième arrondissement où elles nous ont convié n'est là que pour répondre à leur désir de Viroflaysiens ou Isséens de se penser comme issus d'une vieille lignée parisienne , à un tarif de 50 euros par personne pour de la viande puante.
On vous réclame bien un récit de vacances, mais on vous oublie vite car vous ne pouvez guère donner que des impressions de voyage ; car il n'y a pas de temps ni d'ordre quand chaque matin vous vous réveillez dans un endroit différent et incomparable. Que dire de Cythère, des nécropoles lyciennes, de la solitude venteuse de la citadelle de Milos, du petit cimetière de Pythagoreio où je cherchais les tombes de mes ancêtres, des kouros du musée de Delos dont je photographiais les fesses avec celles de *** ou de la nuit stambouliote et de ses aventures imprévues à quelqu'un qui part demain pour un mois à Los Angeles ? Comment partager à table les moments de plaisir allongé sur un pont en teck la main dans la culotte de *** ?
Car *** m'a rejoint pour une semaine, la semaine centrale de cette croisière de vingt-et-une nuits. Evidemment, il est vite devenu la coqueluche du navire : ses tenues extravagantes de poulbot — *** est si peu pédé, lui qui se construit ainsi chaque jour une image différente qui force le regard, quand les couples de tarlouzes parisiennes lunettées hors de prix tremblent à l'idée d'une faute de tendance, d'un écart de mode, ou d'un rire trop naturel — mais aussi sa danse lascive jusqu'au petit matin, son énergie qui jamais ne décline et qui vous force à une semaine sans sommeil, ou son unique maillot de bain moulant sa fleur trilobée (la dernière expression est de Martin du Gard). Les femmes se sont toutes rêvées sa mère et son amante, et nous ont accompagné d'une tendresse bienveillante et fière ; les hommes n'ont pas réussi à cacher leurs envies sombres de le toucher et de connaître les récompenses mystérieuses que cachent ses vêtements. Bref, tout le monde se liguait pour m'empêcher de jouir seul de lui au milieu de trois mers, alors qu'il faut déjà que je le partage avec tant de soupirants à Paris.
Egoïstement, je n'ai pas joui de ces trois semaines pour les raconter ; j'ai épuisé sur le moment ces beautés de la nature ou de l'art qu'on me fournissait renouvelées chaque matin, ainsi que les voluptés que *** a bien voulu me donner longuement et itérer. — Je reviens vide, mais sans doute que lorsque le froid sera revenu les impressions et les épopées de ces trois semaines reviendront sourdre dans ce journal.
(le mari) Ouais j'ai pas honte de le dire, je sors d'une liposuccion. Oh pas de beaucoup mais j'avais les poignées vous voyez et ça partait pas.
(la femme) si vous voyiez sa taille ! C'est bleu,c'est vert, c'est jaune. Une immense cicatrice, et il déguste ! Quand il revenu de l'hôpital je n'ai pas voulu qu'il dorme avec moi..
(le mari) ahah tu avais surtout peur de ma zigounette toute bleue
(elle) Tout cela pour rien, vous savez. Il veut avoir une ventre d'un garçon de vingt ans, mais à la fin quand tout sera cicatrisé, il verra bien que ce n'est pas cela, que ce n'est pas possible ?
(le mari, se tournant vers moi) Et toi, tu n'as pas envie de te le faire ?
(moi) si, bien sûr je rêve d'avoir le ventre d'un garçon de vingt ans et je l'aurai la semaine prochaine dans mon lit quand il nous rejoindra à l'escale.
(eux, un peu interloqués)...
Titcroco est un homme de principes. Ce n'est pas lui qui écrirait Français sans majuscule quand elle est exigée. On ne peut donc que se ranger confiant à son avis, quand il considère que les derniers éclats sur l'affaire Schmürz, donc le ministre Schpountz et sa pouffe sont les remugles d'une presse préfasciste. Titcroco a étudié les sciences politiques, il n'est pas de ces esprits simples qui voient du mal à ce que, par exemple le ministre du budget soit aussi le trésorier d'un parti politique. Après tout, faire entrer l'argent dans les caisses de l'Etat ou dans celui d'un parti exige sans doute les mêmes qualités, et simultanément. Tenez, si la presse préfasciste devait redire ce qui a été annoncé puis mystérieusement retiré, que M. Schpountz lui-même a décoré de la légion d'honneur le patron de sa femme, je suis sûr que Titcroco, du haut de ses cinq années d'études supérieures, nous expliquerait doctement que cela confirmerait qu'ils se connaissaient à peine (M. Schountz et le patron de sa femme, bien sûr).
J'envie ceux qui, sur les sites de rencontre, peuvent donner en un mot leur métier. En ce qui me concerne, son expression la plus courte serait quelque chose comme : je prépare la prochaine crise financière mais elle appelle aussitôt deux remarques importantes :
a) elle ne suffit pas à m'identifier (ce qui est heureux) car nous sommes plusieurs milliers rien qu'à Paris à exercer la même profession, dans les entreprises ou l'administration ;
b) elle ne confond pas le fait et l'opinion sur le fait, comme c'est de rigueur dans le Monde, car aucun d'entre nous ne doute de l'issue fatale ; nous disputons des moyens pour le cacher à ceux qui ne savent pas l'économie, l'histoire et les mathématiques, mais évoquez devant l'un d'entre nous le futur, et vous verrez un regard apeuré que toutes les connaissances de l'époque corroborent. Seulement, on s'habitue à tout, et nous tous avons des ordres.
Je concède aussitôt une exception à notre unanimité, notre cheffe économiste à nous Français, Christine Lagarde, qui ne partage pas l'avis de tous ceux qu'elle arbitre parce qu'elle n'y comprend rien mais qui récompense nos durs efforts par son inimitable regard vide au reflet désespéré de lui-même quand on lui présente une difficulté à trancher. Christine Lagarde, elle, croit qu'elle change le monde et qu'il ira mieux après elle. Comment pourrait-elle faire autrement ? Comme les hommes politiques, elle n'entend rien aux sujets dont elle doit se saisir, mais n'ayant aucune légitimité politique, elle est obligée de se faire passer pour une technicienne, une spécialiste de la question, et donner sur tout l'avis de la science, alors qu'elle ne peut même pas se reposer sur de la culture générale, la sienne étant nulle. Et que fait la bêtise quand elle arrive au sommet ? Elle se transforme en manager, et Christine de régler une impasse scientifique par un rappel impératif des délais, d'évacuer une critique majeure par une interview résolue, de supprimer une aporie par un limogeage. Les demi-mondaines de Pascal sont devenues des demi-politiques, et leur bêtise ne se heure pas à des convictions, puisqu'à elles, issues de la société civile, on ne demande que des cautions.
Et plus Christine nous presse de faire basculer l'Europe dans le monde d'après, plus nous prenons des pauses café heureux d'avoir connu le monde d'avant. Nous gardons les archives de ce qui marchait bien et qui sera bientôt brûlé ; nous nous disons qu'il y aura bien une fin à la révolution culturelle, pardon, la politique de civilisation : et si nous avons vu tous ceux à qui nous devons un système économique et social qui s'améliorait définitivement écartés, nous pourrons au moins remettre à nos successeurs des documents qui leur permettront d'essayer après une longue nuit de le reconstituer.
Certains me reprocheront sans doute un pessimisme de vieux schnoque ; je leur demande de considérer le cas de l'occident pendant la crise des années trente, celui de l'amérique latine, ou plus proche de nous, celui de l'Allemagne qui a mené une politique imbécile de compétitivité qui lui a valu d'enrayer sa croissance avant la crise, d'y sombrer plus fortement, et de creuser les déséquilibres européens dont elle se plaint désormais par des excédents inutiles. Demandez à celui qui, chez BP, a refusé l'opération à cinq cent mille dollars qui aurait permis d'éviter une catastrophe de cinquante milliards de dollars, si les décisions idiotes aux conséquences considérables, cela n'existe que dans les billets du dimanche soir de vieux pédés.
D'autres noteront que ces sujets ne déclenchent aucune opposition — si les français veulent tous des crises financières, pourquoi s'en lamenter ? Par courtoisie envers une autre femme (encore), nous attendrons la fin des opérations de rénovation du Parti Socialiste, suivies sans doute d'un long et nécessaire processus de refondation devant déboucher sur de précieux débats internes qui permettront d'aborder regaillardi de républicaines primaires pour savoir ce que les socialistes pensent du temps qu'il fait.
Nicolas Sarkozy reprend l'initiative et siffle la fin de la récré, dans un discours de combat depuis l'Elysée.
Réforme des retraites, insécurité, conflits d'intérêt de ses ministres, déficit public à réduire et grand emprunt à augmenter, équipe de France : il occupe de nouveau le terrain politique et renoue avec l'hyperprésidence.
Le Président est apparu en forme, le galbe travaillé par Julie Imperiali, sa coach préninéale, solennel et grave dans le cadre prestigieux de son bureau présidentiel mais chaleureux et paternaliste dans le choix de ses mots.
Xavier Bertrand a immédiatement commenté ce discours : "Les français attendaient une prise de parole forte du Chef de l'Etat. Il les a entendus et leur a répondu en faisant une nouvelle fois preuve de son leadership incontestable."
Spin Ice Candy revient ! Une Méga - Glace en bonbon fixée sur un support rotatif associée à des mini billes acidulées.
Le procédé est simple : l'enfant commence par humidifier sa sucette, puis repositionne le capuchon avant de la retourner et de libérer des dizaines de petites billes de bonbons acidulées qui viennent s'associer à la sucette. Il ne reste plus qu'à déguster ce savoureux mélange.
De plus, lorsque l'on appuie sur le bouton pressoir situé sur le cornet, la partie confiserie se met à tourner, permettant une dégustation amusante et sans effort. Fonctionnant sans piles par un procédé mécanique ingénieux, ce produit reproduit de façon trés fidèle un cornet de glace et permet d'apprécier une délicieuse confiserie. Enfin, le couvercle en plastique permet une consommation par étape.
Un produit unique et super-vendeur ! 3 assortiments : Framboise-Vanille, Fraise-Vanille et Cola-Vanille (nouveau).
1. Hier soir, au Tango, glacé devant le spectacle des vieux pédés autour de la piste, leur tenue, leur apprêt et leur regard qui prétendent cacher aux autres la douloureuse conscience que leur temps a passé. Et sur-glacé de se rendre compte qu'on est soi-même devenu un vieux pédé.
2. Au moment de choisir sa réaction : se dire que ce que nos proches font de bas contre nous les abîme eux, mais pas nous.
3. Je suppose que tu as lu tous tes livres ? me dit *** entre deux embrassades, sur le fauteuil en face de la bibliothèque. Oui, et je ne t'y ai pas trouvé, il faut donc que j'en écrive un. lui murmuré-je avant de retourner contre sa gorge.
4. "En amour, il est plus facile de renoncer à un sentiment que de perdre une habitude"(Proust, La prisonnière p.355)
5. Combien de temps vais-je pouvoir continuer à ne rien me refuser ? Ce que j'écrivais en fin d'année dernière sur mon journal en papier est encore vrai :
Voilà la fin d'année, et comme pour toutes les autres, nous nous occupons à emprunter à l'un de nos banquiers de quoi convaincre un autre de nous prêter; nous considérons l'ampleur de notre dette, à son plus haut étiage, avec un peu de cette honte dans laquelle nous entretiennent nos amis (comment en es-tu arrivé là, avec ce que tu gagnes ?) et beaucoup de cette satisfaction que nous tirons sottement à croire que cela démontre que cette année, encore, nous avons bien vécu. Ces chiffres sédimentent nos passions et nos plaisirs, ou plutôt, puisque nos plaisirs ne nous ont presque rien coûté, leur decorum que nous avons tant soigné, mais ils mesurent aussi tout ce qui nous encombre, nos erreurs, nos fautes de goût, notre perte de temps dans des choses inessentielles. On y trouve aussi, pour une large part, le prix des consolations de nos échecs, dont le souvenir finalement, nous amuse (qu'il est bon d'échouer à qui veut faire de sa vie une histoire). En mars, quand nous aurons tout remboursé et nous nous sentirons à nouveau le vide de l'équilibre budgétaire, à quoi emploierons-nous cette aisance retrouvée, sans la griserie de la dépense non financée ?
6. Comme j'ai toujours pensé qu'il me trompait, lui n'a jamais cru aux hommages que je lui rabâche à tout bout de champ. Il me répète qu'ils sont incroyables, qu'il ne se trouve pas toutes ces qualités que je lui prête avec lyrisme, et que leur surabondance est sans effet sur son son mal-être qui le pousse toujours à chercher la séduction de beaucoup plutôt que des tombereaux de compliments d'un seul ; il lui faut encore, comme remède à son manque de confiance, les plaintes d'une multitude qui se consume pour lui. Sans doute a-t-il pour lui toute la littérature d'après Proust, car nous ne croyons plus que l'être aimé ait une quelconque supériorité objective ; et comme tout psy ou tout professeur de lettres (domaines où règnent les femmes sans partage) il regarde comme une illusion ma manie de transformer chacun de ses défauts en une cause d'érection. Peut-être même n'a-t-il jamais voulu s'engager car je l'aime trop pour que cela ne finisse pas en une désillusion qui l'abandonnerait (en tout cas, il me parlait ainsi).
Certes, il faut admettre que son nez un peu fort, sa petite taille, ses lèvres plus charnues que dessinées, sa conversation parfois désolante, son absence d'éducation, ses enfantillages, ses stupeurs, ses bêtises, son indolence, son refus de couper sa tignasse ne composent pas le garçon idéal ; que personne ne s'explique l'admiration un peu folle qui remplit mon coeur depuis plus de deux ans, à croire que j'aurais plaqué sur un garçon brun une envie féminine de chérir, un désir réactionnaire de couple et un instinct de paternité incestueusement entremêlés, et que s'il faut subir tout cela, je pourrais bien le porter vers un meilleur candidat ; mais au fond, non, je ne crois pas que mon amour était faux, simplement parce qu'en amour, il est faux de croire qu'il y a jamais de bonnes raisons alors que c'est le choix lui-même qui est faux ; Est une erreur non pas celui que nous aimons, mais ce qui nous fait refuser d'aimer les autres. Bien sûr, il existe une qualité d'êtres en deçà de laquelle il ne faut pas descendre, et celle-ci se trouve plus que majoritaire, à notre époque, parmi les pédés, pour plein d'excellentes raisons qui font aussi que cette qualité ne pourra guère s'améliorer, à moins d'un retour de l'homophobie et la reconstitution d'une homosexualité clandestine et exigeante ; mais au delà de cette médiocrité, si l'autre nous donne assez pour du moins une petite admiration, tous nos choix sont bons, pourvu qu'ils persévèrent et que nous tenions assez à quelques ambitions pour leur faire vivre une histoire. Dans l'amour aussi, l'existence précède l'essence (même si les sens, eux, précèdent l'essence). (...)
Il y a bien sur l'objection de l'âge et le poncif des censeurs sur la perversité qui prétend désirer quelqu'un quand il ne désire qu'un de ses moments ou ses culottes courtes ; mais si je connais nombre de consommateurs de tendrons fiers de leur tableau de chasse et qui ne cherchent d'ailleurs plus à prétendre quoi que ce soit sauf quand il s'agit de récupérer un numéro de téléphone ou un anus, je vois assez que mon désir n'est pas le leur, car si je ne m'effondre que pour des jeunes c'est pour vieillir avec eux (cas de Vincent); Voyez que tous ceux que j'ai aimés me plaisent autant à trente ans, mais peut être faut il pour cela que je les aie connus à seize ou vingt. (...)
J'aimerais aussi convaincre *** que je suis peut-être le seul à le voir vraiment, quand les autres le convoitent, l'évaluent, le jugent ou le rapportent à autre chose ; c'est vrai que je l'ai peut-être aimé comme un sujet de thèse, auquel on vient par des motivations confuses, qu'on retient parce qu'il est disponible, et dont on finit, à force d'études, par devenir le représentant auprès du monde. Oui mais toutes ces heures à le peloter, à apprendre sa nuque ou sa bouche, par quoi pourraient-elles être démenties ? Tout au mieux pourraient-elles vécues à nouveau, parfaitement égales, avec un autre tendron. J'ai bien cessé d'écrire quand j'ai commencé à coucher avec des garçons; j'ai tenté de composer mes histoires comme on le fait d'un roman, en fixant quelques prémisses et en laissant ensuite la matière se déployer en n'essayant d'y injecter que du style et de beaux passages. (...)
7. "Scholem et Benjamin se sont connus en 1915 : Benjamin avait vingt-trois ans, Scholem dix-sept." (Steiner, Lectures p. 303
Où Netromain relate son Gang bang alias plan à plusieurs alias partouze alias orgie.
"On donne de même du lait d'ânesse contre le plâtre, la céruse, le soufre et le vif-argent ainsi que pour combattre la constipation au cours des fièvres (...) Le lait d'ânesse, à l'intérieur, amortit les poisons, et en particulier la jusquiame, le gui, la ciguë, le lièvre marin, l'opocarpathum, le pharicon, le dorycnum, et l'effet du lait caillé dans l'estomac (...) Pour l'asthme ce qu'il y a de plus efficace, c'est le sang des chevaux sauvages, en boisson; puis le lait d'ânesse bouilli avec des oignons, et réduit de cette façon en petit lait, qu'on prend tiède : on ajoute sur trois hémines de lait un cyathe de cendre infusé dans de l'eau, puis délayé dans du miel (...) Le ténesme, c'est-à-dire une envie fréquente et sans effet d'aller à la selle, se guérit par le lait d'ânesse ou le lait de vache en boisson (...) Si le sein est douloureux, on calme la douleur en faisant boire du lait d'ânesse ; ce lait, pris avec du miel, est emménagogue. "
Que notre époque est bonne et belle. L'Europe fête le triomphe de sa riposte contre l'immonde spéculation. La Grèce, avant l'Espagne, le Portugal, et d'autres encore, peuvent s'enfoncer satisfaites dans une déflation à deux chiffres, il ne sera pas dit qu'elles n'honoreront pas leurs dettes, et en termes réels qui plus est. Sophistication suprême de l'Europe ; plus personne ne songe à y mourir pour un Dieu ou une idée, mais il ne sera pas dit qu'elle aura hésité une seconde devant quelques millions de chômeurs et une récession générale quand il s'est agi de défendre une monnaie.
Du reste, la grande Christine n'a pas dit son dernier mot contre les perfides agences de notation qui n'ont qu'à bien se tenir. Elle nous avait promis en 2009 d'empêcher qu'à l'avenir elles attribuent leurs meilleures notes à des produits compliqués ; elle nous garantit désormais qu'elle ne les laissera plus attribuer de mauvaises notes à des Etats insolvables. La ministre estime-t-elle alors que ces agences doivent évaluer comme à l'Ecole des fans ? Je crois qu'elle a trouvé une solution plus simple : puisque les agences de notation ne donneront jamais satisfaction, eh bien, il n'y a qu'à en ajouter une nouvelle.
Sur les traces de notre bien-aimé conducator nain, qui aura passé la funeste année 2008 à pourchasser les paradis fiscaux, responsables d'une crise qui s'est déroulée essentiellement ailleurs (fichtre), Christine a également promis de diligenter des poursuites contre les spéculateurs. Outre que j'avoue avoir un peu d'indulgence pour ceux qu'on a pu tromper aussi grossièrement par un bluff à 750 milliards et des montages de faux-nez publiés par communiqués, je crains qu'elle ne ramène en fait que ses propres fonctionnaires, qui n'ont cessé de faire pression sur les établissements financiers pour qu'ils renoncent à prêter aux grecs.
Allez, sans doute le parti socialiste publiera un avis sur le sujet en 2017 (Martine Aubry a indiqué ne rien vouloir communiquer, de peur que cela puisse être compris ou repris par l'UMP) à moins que la proposition de rétablir la servitude pour les jeunes en tienne lieu, moi je dois filer au cocktail de l'europride.
Flash cocotte : club sandwich le sunday marcel à la love is mylène
Fiers mignons, malgré l'art des poudres et du rouge,
Vous sentez tous la mort ! Ô squelettes musqués,
Antinoüs flétris, dandys à face glabre,
Cadavres vernissés, lovelaces chenus,
Le branle universel de la danse macabre
Vous entraîne en des lieux qui ne sont pas connus !
Si, si, il y a pire que d'être devenu vieux ; c'est d'avoir des parents encore plus vieux. On recompte plusieurs fois, paniqué, leurs années ; on compare avec celles mentionnées dans les pages carnet d'un quotidien disponible, mais il faut se rendre compte, avec effroi, du petit solde. Du reste, quand ils ne seront plus on ne sera plus pour très longtemps ; sera-t-on simplement encore quelqu'un, sans leur conversation et leur mémoire ?
Alors il y aura la tombe, pour nous tous, pour toute ma race. Elle ne restera pas longtemps propre, puisqu'il n'y aura personne qui y viendra. Encore une conséquence fâcheuse de l'homosexualité ? Pas vraiment : moi, arrière petit fils, je n'ai aucune idée de l'endroit où se trouve la tombe de mon arrière grand mère.
1. Joie d'avancer en âge : après avoir mené des études honorables qui nous ont laissé des rayonnages de livres, de belles impressions et un sentiment d'écrasement devant ce qui resterait à faire pour devenir seulement un peu conscient; après s'être libéré des préventions de son milieu, de sa génération, de son temps, grâce à quelques maîtres ; après quelques rencontres inespérées de personnes dont le nom restera et dont il serait absurde de dire ici leur gentillesse et notre gratitude pour ces moments et leurs leçons ; après avoir travaillé pour une émission littéraire, pour un ancien ministre, pour une ribambelle d'enfants de people à peine alphabètes malgré leur adolescence ; après avoir vécu la matière de quelques romans grâce à d'autres jeunes gens ; traversé le monde et connu quelques palaces — ceux qui lisent les bons auteurs savent pourquoi il faut connaître la vie de palace ; après avoir remis son énergie à apprendre, sous de nouvelles admirations esthétiques et intellectuels et pour éviter de sombrer tout-à-fait dans la facilité de son époque, Netromain peut désormais se consacrer au défi ultime de la maturité : perdre du poids.
2. Non, non, non, je ne veux pas boire un verre. Voilà quelques jours que je plante tous ceux qui m'invitent à sortir, même quand ce n'est pas très loin, même quand la présence de beaux gosses est garantie. Non, non, non, je ne veux même pas sortir au Tango. D'ailleurs, je ne fais guère plus de rencontres, à quelques exceptions que j'évoquerai peut-être plus loin. Que voulez-vous donc que j'aille faire en soirée ? Je n'ai aucun t-shirt à montrer.
Avant, j'arrivais encore à m'intéresser à la conversation solipso-vidoïde d'un tendron "très difficile" mais aujourd'hui, avec l'âge, je ne sais plus m'empêcher de bailler ; c'est encore plus pénible s'il prend à ce tendron l'idée de vouloir parler d'un sujet (lui-même n'étant, de son propre aveu, qu'un objet) car là, il faut subir les mêmes clichés rustiques que ceux d'un discours présidentiel offensif prononcés avec une rhétorique aussi développée que celle de notre chief ministress of faïnance. Le fond de malheur de notre époque est celui-là : comme tout le monde veut désormais baiser les jeunes, ceux-ci ont fini par croire aux hommages que leur rendaient les vieux pour les troncher, de sorte que le monde n'est plus composé que de jeunes qui n'aspirent qu'à persévérer dans leur inanité sexy et de vieux qui n'aspirent plus qu'à savoir comment on séduit cette inanité. Mao aurait dû savoir que pour que la révolution culturelle réussisse, il y avait mieux que la déportation des intellectuels et la mise en place de milices de gamins : il fallait produire des jean's slims et monter des flash cocotte ou des Love is Mylène.Alors voilà, pourquoi sortir, puisque même si on séduit, on sait d'avance que ce sera par erreur ?
3. Assortative mating.Chaque fois que je reviens de Garnier, je me dis que, vraiment, il faudrait que je sorte à nouveau avec un danseur. Ce serait tous les soirs un plan à trois, nous deux et mon admiration. Certainement pas un mannequin, je serais horrifié par une beauté qui ne sert à rien et dépend uniquement des autres, mais je veux bien transiger pour un pianiste.
Les commentateurs les plus favorables au Président actuel ont quand même noté, alors que la rumeur faisait rage, qu'il en avait sans doute préparé un peu le terrain en mettant tellement en avant sa tumultueuse vie sentimentale. Je pense que la vérité est ailleurs, et que le Président paye par ces bruits qui ont fait rigoler (sans compter les autres, plus exacts) son style de présidence, qui n'a précisément reposé que sur la rumeur.
Car enfin, les réformes du début du septennat n'ont-elles pas été annoncées puis entretenues comme on le fait d'une rumeur ? Peut-on me dire comment appeler autrement la politique de civilisation ou la présidence du pouvoir d'achat ? Et pour prendre un exemple plus récent, y a-t-il autre chose qu'un bruit derrière la prétendue moralisation du capitalisme financier, le débat sur l'identité nationale, moins nourri que celui sur certaines habitudes du président dans ses relations avec les femmes ? Et je ne vous ferai pas à nouveau le coup des annonces sur la sécurité, qui sont recyclées chaque année comme le montrait récemment le reportage d'une émission de divertissement, puisque les humoristes vérifient les informations depuis que les journalistes ont cessé de le faire.
Et comment ne pas voir que la pauvre Chantal Jouanno était elle-même une rumeur de ministre, avant qu'elle ne devienne une rumeur de maîtresse ? Elle n'est pas d'ailleurs la seule, et on a quand même du mal à se convaincre que Rama Yade, Nathalie Koziusco Morizet ou Christine Lagarde soient vraiment au gouvernement. Le Président lui-même a du mal à s'en convaincre puisque dès qu'il s'agit d'avoir un point de vue, il se presse de confier à quelqu'un la tâche de lui écrire un rapport, qui tiendra lieu de décision, de sorte qu'on a du mal à imaginer sur quels sujets peut bien rouler le conseil des ministres.
La rumeur est partout, d'ailleurs ; c'est sur sa foi seule que l'on légifère, même si une heure de lecture suffirait à la dissiper. Comme je veux garder mes lecteurs, je ne rangerai pas le réchauffement climatique ou l'alimentation biologique dans cette catégorie et laisserai confortablement les générations qui nous suivront nous moquer, mais songez que Nicolas Sarkozy, dès qu'il s'agit de parler devant sa majorité, nous ressort le couplet de la nécessaire réduction du nombre de fonctionnaires et de la tout aussi absolue nécessité de protéger l'emploi industriel ; pourquoi ? on n'en saura jamais rien, mais on est tenu d'oublier que le premier chapitre de tout manuel de macro-économie, même écrit par le plus libéral des économistes, explique que c'est exactement l'inverse qui doit se produire dans un pays développé. Ce qui est cocasse avec le Sarkozysme, c'est cette ingénuité fabuleuse qui lui permet d'asséner à la mussolini n'importe quelle idiotie tirée de sa dernière conversation avec Carla. Un autre exemple ? la politique de santé, dont, pour écrire comme Christophe Barbier que vous aimez tant, les deux mamelles se sont gonflées du lait de la rumeur :
Mamelle 1 : l'achat de soixante millions de doses d'un vaccin contre on ne sait plus trop quoi
Mamelle 2 : le déremboursement des médicaments pour réduire les dépenses de santé, alors que la théorie économique (encore elle) comme les simples considérations comptables montrent que cela aboutit de manière indubitable à les accroître.
Nous qui avons connu deux siècles, osons maintenant une comparaison. Le XXème siècle aura été marqué par le refus péremptoire de s'informer : les millions de mort du Stalinisme ou du Maoisme étaient parfaitement attestés alors que les charniers n'étaient pas encore refermés, mais il était interdit de les évoquer, et je me souviens de l'incompréhension de ma prof d'histoire quand je mentionnais les cinq à six millions d'ukrainiens génocidés par Staline. Eh bien le XXIème siècle, enfin de l'information, sera peut-être marqué par le refus péremptoire de réfléchir et la satisfaction d'agir toujours selon la rumeur, trait distinctif essentiel du Sarkozysme.
Je découvre avec stupeur la polémique actuelle sur la pédophilie du clergé catholique. Je reconnais (pour ne pas avoir à l'étudier en détails) qu'il puisse y avoir des situations individuelles douloureuses ou abominables, peut être en nombre, mais cette condamnation collective m'étonne un peu, alors que la sexualité des très jeunes gens s'étale comme du sperme dans les colonnes de Madame Figaro, où je lisais récemment qu'un Tristan de quatorze ans se plaignait des filles qui n'acceptaient pas de coucher avec d'autres filles en même temps qu'avec lui, car sans ingrédient lesbien, le cul ce n'est plus cela. Faut-il alors s'émouvoir s'il a dû rencontrer, en dehors de deux clitoris simultanés, le sexe ou la bouche d'un prêtre ?
Non, à part confirmer que l'Eglise a bon goût quand ses ministres préfèrent les petits garçons et qu'on ne peut s'étonner dès lors que le catholicisme soit pénétré par la grâce et le sublime (et je vous passe une croustillante réflexion de Proust qui disait la cela de manière plus crue dans une de ses lettres), je pense que bientôt on ne comprendra plus quel était donc le problème. En effet, la quasi-disparition de toute éducation digne de ce nom (ce problème qui a angoissé tant de penseurs du vingtième siècle) fait qu'on ne sait plus très bien quelle occupation donner aux jeunes, qui eux-mêmes, après avoir rempli le temps libéré par l'absence d'exigence de leurs enseignants par du shopping de fringues et le perfectionnement de leur technique de mitraillage d'extra-terrestres sur écran, n'ont plus guère qu'à essayer quelques trafics ou de nouvelles positions sexuelles. Lequel d'entre eux ne vous montre pas, sitôt qu'il a atteint sa douzième année, une jolie raie à peine recouverte du coton de son boxer à la faveur d'un pantalon dont la taille a été abolie ? La nature a horreur du vide, et l'adolescence de son trou inoccupé.
D'ailleurs, ce n'est que justiceque ces jeunes soulagent par un peu plaisir les adultes qui ont supporté leurs vagissements bruyants et leurs nuisances sonores pendant tout le temps de leur enfance. Si je ne peux niquer le fils du voisin quand il commencera à me plaire, pourquoi accepterais-je ses cris actuels à tout bout de champ ? Je n'ai déjà aucun espoir de compensation pour l'ignoble gamine à bouclettes qui lui sert de soeur et qui est aussi agréable qu'une alarme de voiture que personne n'éteint. Réprimer un acte qui relève de la justice sociale, décidément, ce n'est pas sérieux. Il faudrait plutôt un crédit d'impôts par coït, car n'oublions pas par quelles conversations désespérantes le vilain adulte doit passer avant de commencer son pelotage.
En somme, coucher avec des enfants, alors qu'ils sont pénibles, c'est une maigre consolation pour ceux qui les subissent ; coucher avec des adolescents, alors qu'ils sont stupides, c'est les tirer d'un injuste ennui avec un peu de plaisir.
Je sais qu'on va me dire qu'il entre beaucoup de pose dans ce billet (et ceux qui diront cela le feront peut-être pour m'éviter la vindicte populaire): je vous prie de tenir ce que j'écris pour le fond de ma pensée, et de ne pas en débattre sans être allé vous rendre compte par vous-même de la sauvagerie débile de ces gamins que vous prétendez saints, dans n'importe quel restaurant ou moyen de transport ; je ne vois là que des bêtes. D'ailleurs, on peut dater précisément le basculement du monde, grâce à James Cameron : dans Titanic, ne l'avez-vous pas remarqué ? l'héroïne prend la décision qui change son destin en voyant une petite fille qu'un patient et vigilant travail tente de rendre femme et civilisée ; mais la civilisation effraie notre héroïne — comme elle effraie les parents d'aujourd'hui — et elle préfère s'enfuir à toutes jambes pour aller prendre des bières. Elle est bien de notre temps, qui chérit ses enfants parfaitement sauvages et incultes tant qu'ils ne donnent pas de plaisir au voisin.
Je suis particulièrement soulagé que l'action remarquable des troupes d'élites de nos services secrets ait pu déjouer l'infâme complot international et étranger qui s'était ourdi contre la personne de notre Président, la chatte de la première dame et la sécurité nationale. L'odieuse rumeur qui avait commencé à ruiner notre prestige national et républicain ainsi que notre unité nationale et républicaine était pourtant inacceptable à notre intelligence nationale et républicaine — qui ne peut être abusée sur la chasteté exemplaire d'une femme qui n'a jamais montré d'autre passion que la guitare et les robes, et à qui les historiens n'attestent, dans la nuit qui a été sa vie avant son mariage présidentiel et républicain, n'avoir connu que moins d'un millier de partenaires mâles ; notre sentiment national et républicain ne peut non plus concevoir qu'avec une hilarité outragée qu'un Président qui n'en est qu'à son deuxième remariage puisse battre, pardon, aimer une autre femme que celle qu'il a épousée de manière nationale et républicaine — aussi fallait-il vraiment que ce fussent des éléments étrangers ou à nationalité contestable pour fomenter un aussi misérable attentat.
La semaine avait pourtant bien commencé : le Procureur Jean-Claude Marin justement béatifié pour son élégant revirement dans l'affaire Clearstream, qui l'a poussé, après avoir contre toute évidence assuré que le dossier était vide, à plaider à l'audience avec talent que le dossier était plutôt exceptionnellement chargé, permettant d'ailleurs ce progrès considérable de notre droit positif qu'est la reconnaissance de la complicité par omission, qui m'impose d'ailleurs la contrition car moi non plus je n'ai pas agi contre les faux listings ; et un ancien patron du RAID splendidement promu à la préfecture de Seine Saint-Denis pour avoir retrouver l'immonde assassin Colonna, trophée inégalable de notre Président alors ministre de l'intérieur, qui a désigné le coupable avant même les témoins directs du meutre, qui l'ont ensuite formellement reconnu à une différence de taille minime de soixante centimètres qui ne saurait arrêter l'action publique ; mais l'ennemi, il faut se le dire avant que Christophe Barbier ne l'écrive dans son style inimitable de comices agricoles, est partout, prêt à tout, et je n'ose espérer, comme ce conseiller de la présidence sans doute trop optimiste, qu'enfin la "peur change de camp", à moins que, comme l'y enjoint le silence respectueux et républicain de Martine Aubry et Ségolène Royal, les forces de l'ordre reprennent enfin la main sur ces zones de non droit que sont devenues la presse, les blogues et les conversations à la machine à café.
Dîner d'affaires à Hong Kong. Je pense à ses fesses, dénudées dans la pénombre de notre chambre d'hôtel, à Budapest, il y a trois jours. Ma tête est encombrée de son prénom. Mon estomac est encombré de la soupe de porc et des méduses du déjeuner.13 mars 2009
Et me voilà tout seul dans un décor de partouze, ce qui est le plus juste résumé de mes dernières années d'existence"15 août d'une année bien révolue
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour