Blog négatif (et révolu)

30/03/2004

30/03/04 - 11:24

La condition gay

Tout le malheur des gays vient sans doute qu'ils sont condamnés à sortir avec des..gays. Si certains vivent encore dans un optimisme communautariste et arc en ciel, et qu'ils n'ont pas encore compris dans quel cercle restreint allait se dérouler leur existence, je propose ici un florilège de propos de séduction prononcés, dans divers endroits parisiens, à un garçon très beau qui regrette aujourd'hui terriblement son orientation sexuelle. Bien sûr, tous ces propos ont vraiment été tenus, sinon, à quoi bon les transcire? Quant à ceux qui m'objecteraient que une personne n'est pas représentative, je dirais que c'est encore pire, puisque si une seule personne, toute jeune, a pu déjà croiser tout cela, c'est que statistiquement, cet univers est entièrement comme cela.

Donc voilà pour les ethnologues, les rites nuptiaux homosexuels. Il s'agit là, bien sûr, des toutes premières phrases (l'équivalent du "bonsoir"), tenues dans ces "lieux de sociabilité soft" comme dirait Lothaire, que sont les bars ou les boîtes.

Cette liste peut s'enrichir de vos contributions, n'hésitez pas !!!!

les directs
- Je suis actif, je cherche un plan, et toi ?
Ou beaucoup plus simple, avec ce génie si français de la litote, de l'économie de moyens
- tu veux, ou tu veux pas ?

Les drôles, tendance Bigard Gay:
- Tu sais ce qu'on dit des mecs qui ont une grosse voiture ? et bien, moi, j'ai une twingo

Les jean claude dusss, tendance gode et gel anal
- je me fais opérer des polipes dans la gorge la semaine prochaine. Ca m'angoisse. Tu veux sortir avec moi ?

Les jet setteurs, cherchant le gigolo
- tu veux monter dans ma limousine, j'ai une grande limousine. Tu veux pas? p...t'es quoi comme mec? Tu veux vivre et t'es meme pas capable de monter dans une limousine, comme ca, à l'aventure? Un message au micro indique que le propriétaire de la limousine garée devant le scorp est prié de s'inquiéter de la présence autour du véhicule d'agents de la force publique et d'un véhicule de tractageP.... ma limousine, les enc.l'individu part précipitamment

27/03/2004

27/03/04 - 23:05

You're so vain

you probably think this song is for you

Don't you, don't yooooou

27/03/04 - 22:32

a propos d'un autre...

Un des membres de ce club arc en ciel virtuel (mais non, je ne vous dirai pas qui, et puis, si vous traînez sur le réseau depuis quelques mois, vous verrez de qui je parle) avait choisi de se présenter, sur un site de rencontres, en utilisant la phrase "Dis, à m'aimer, consens, va".
Voilà qui ferait débander le plus hyper hormoné des tchèques de bel ami. Comme je ne peux pas imaginer un seul instant que ce type ait pu inventer une phrase pareille (qui parlerait comme ca? on dirait une traduction automatique faite sur le net, avec cet ordre des mots mélangé), je suppose qu'il a dû lire cela ou l'entendre dans une chanson - je suis peut être en train de me ridiculiser, par manque d'érudition, mais je n'ai jamais lu cela avant, sinon j'aurais eu le même renvoi et je m'en souviendrais. Maintenant, convenez que c'est la chose la plus bête, la plus navrante, la plus pitoyable, qu'un être humain pourrait jamais demander à un autre. Consens à m'aimer ?Sans blague, tu voudrais vraiment d'un amour consenti ? Vous me direz que cela veut juste dire accepter. Et que dans un mariage, il y a bien l'échange de consentements. Oui, mais le mariage, c'est un contrat, c'est une institution, c'est ce que vous voulez. Mais ce n'est pas l'amour. Et notre volonté peut nous pousser à nous marier. mais jamais à nous aimer. Et ce ton si implorant, accentué par les trois verbes, le "dis", comme un sale gosse, le "va", comme une pauvre vieille fille. Et ce "consens" qu'on ne sent pas du tout. Bref, tout le contraire de ce cri, que poussait un autre type (d'un autre niveau, il faut le reconnaitre): "Dans ta splendeur et ta beauté, viens, triomphe, et règne"

27/03/04 - 22:19

You're so fine

and you're mine

I 'll be yours

Til the end of tiiiiiiiime...

20/03/2004

20/03/04 - 16:29

hétéro beauf

Un de mes délicieux amants s'excusait de n'être qu'un hétéro beauf. Faute avouée est à demi pardonnée, devait-il penser en formulant cet aveu. Aveuglé, sans doute, par l'amour, j'avoue que j'avais du mal à comprendre cela. Et revenant du Marais, j'avoue que je ne comprends plus du tout.
Dans ma vie, j'ai pu éviter facilement tous ces hétéros beauf (enfin, je suppose que c'est une qualité relative, on est tous le beauf d'un autre). En revanche, impossible d'éviter les homos beaufs, tant les deux qualités semblent indissolublement liées. Tous uniformes dans l'excentricité, sacrifiant tout au bel idéal d'être indistinguable de leur voisin (ah, ces meutes en t shirt "Dior, j'adore", ces grappes de musclors torses nus, ces inévitables sourcils taillés en traits fins, ces peaux cramées sous les uv) mais pire encore, si prévisibles dans toutes leurs conversations, dans leurs goûts, dans leur désir, ils réalisent à un degré jamais vu le rêve communautariste d'une vie de caserne, ce fameux achèvement de la société que décrivait Nietzsche, où celui qui se sent différent va se faire soigner.
Je sais bien qu'on va m'opposer tous les génies "gays" (vous noterez qu'aucun ne rentre vraiment dans cette définition : génie, oui, amoureux d'etres du même sexe, oui, mais gay ???). Oui, mais voilà, ce temps est peut etre révolu, et après le crépuscule de la grèce (qui n'a rien apporté à l'humanité depuis une bonne quinzaine de siècles), celui de l'egypte, le génie homosexuel s'est peut être dissous dans le gel et les poppers.

18/03/2004

18/03/04 - 21:50

Attention, Fragile.

C'est un peu étrange de commencer un blog par un mouvement d'humeur, et non par l'inévitable exercice d'autojustification (pourquoi se raconter ? pourquoi me lirait-on ? pourquoi ajouter encore des mots, alors que tout est dit, et que l'on vient trop tard). Disons que mon énervement a besoin de se diffuser, et que je profite donc de l'occasion.
Me voilà avachi devant la Nouvelle star, attendant le beau Charles (ses abdominaux et sa bouche constituant la meilleure raison de regarder ce programme). Je l'écoute donc, aussi attendri qu'un car entier de collégiennes, et j'assiste stupéfait à un pilonnage unanime par le jury. Je vous résume l'argument développé : tu es parfait, un artiste est un être abîmé, nécessairement imparfait, donc tu n'es pas un artiste. Il faut quand même rappeler que c'est le discours tenu par une brochettes d'artistes ratés, à un jeune homme de seize ans plein de promesses. Je me souviens d'avoir entendu le même raisonnement oposé à morganne, lors de la Star Academy.
Eh bien non, il faut le dire : cet argumentation est, sur la forme, absurde, et sur le fond, intenable.
Intenable, parce qu'il oublie que ce qui fait l'artiste, c'est bien la perfection. l'artiste nous montre une disposition que chaque humain porte, mais qu'il pousse à un degré ultime de développement. Dans l'exécution, un artiste doit donc toujours être parfait, parce que c'est lui, par son travail, qui définit la perfection. Alors à tout prendre, je préfère un chanteur beau, qui sait chanter, à un chanteur laid et sans voix. Absurde, car il mélange le jugement sur la personne (l'artiste est un être souvent inadapté au monde, blessé) et sur le travail ; sur le commencement d'une vie d'artiste(Rappelez vous Hugo écrivant tout jeune : "je veux être chateaubriand, ou rien") et sur la fin (l'échec, peut-être, inévitable, le doute, le malheur).
Alors Charles, continue. A seize ans, il faut être parfait. Le temps des questions viendra après. Et n'oublie pas qui tu as en face de toi dans le jury ;-)

 

Résumé des épisodes précédents

...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau. Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007


Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006


Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre

11 février


Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues. 21 janvier 2006


Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006


La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes. 12 novembre 2005


des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre. 29 octobre 2005


Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance. 16 octobre 2005


Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005


…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005


Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort 21 avril


La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005


Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.
18 février 2005


Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération. 12 novembre 2004


Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004


Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004


Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004


Ils n'aiment pas

Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage Sorty

C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur
Elizabethtessier

Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk

Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie.
Ma Josiane d'amour

Ce qu'on peut lire comme conneries....
Ronans

Et vive les donneurs de leçon
Fantin