Je me demande pourquoi il faudrait protéger contre les discriminations les pédés, qui, même lorsqu'ils se retrouvent à moins d'une dizaine sur un chat, trouvent encore le moyen de se discriminer entre eux ("vieux, chauves, gros s'abstenir" " black/beurs only" etc.)
On lit dans le nouvel obs un dossier consacré aux ravages de la piraterie de fichiers musicaux sur l'industrie du disque. Voilà les maisons de disque prises à la gorge, obligées de quitter la place des Vosges pour le dix huitième arrondissement, forcées de substituer du campari au champagne dans les cocktails, couper dans les effectifs. Bientôt, on redoute l'apocalypse : Pascal Nègre obligé d'amputer son salaire mensuel de 10 000 euros.
Heureusement, notre droit pénal, et notre magistrature traditionnellement si à gauche, veille contre cette scandaleuse réduction des inégalités, et la disparition épouvantable d'une rente de situation comme on les aime tant dans notre pays.
En prison, donc, ceux qui écoutent de la musique gratuitement par internet (mais que ne réagit-on encore contre tous les auditeurs de radio, qu'il faudrait mettre à contribution par une taxe sur les transistors ?). Ne voient-ils pas, ces délinquants, qu'en récupérant gratuitement de la musique, ils risquent de priver Patrick Bruel, Celine Dion, Jean-Jacques Goldmann et Florent Pagny de leurs millions d'euros de droit d'auteurs annuels, stérilisant ainsi pour l'éternité ces artistes, et nous privant des "Casser la voix", "Liberté de pensée" et autres trésors de notre exception culturelle ? Alors oui, sauvons les artistes, sinon les générations futures n'auront pas la chance que nous avons eu, de payer 20 euros pour avoir le droit d'écouter, rigoureusement seuls dans le fameux "cadre privé", les sublimes "Baba Car, où es-tu, où es-tu" et "Il faut que tu respires/Tu vas pas mourir de rire".
Je me suis amusé à compter le nombre de garçons absolument beaux , je veux dire par là donc le physique atteint un degré tel de perfection, d'harmonie, qu'aucun doute n'est permis, et que vous pourriez les contempler une éternité sans en épuiser le mystère.
Bref, résultat :
Fnac Saint-Lazare, et alentours, deux heures dans l'après-midi : 47 (en excluant ceux qui ont l'air mineurs)
Milieu gay, en cumulant tous les moments et tous les endroits (queen, tropic, banana, scorp, amnesia, etc.) depuis plus de cinq ans : 3
Mon ami S. a fait la même opération dans l'après-midi, dans le quartier de Sèvres Babylone. Le premier résultat est un peu supérieur, le deuxième chiffre doit être divisé par trois. Il faut dire qu'il n'a que vingt ans, et ne fréquente le milieu que depuis trois ans.
C'est toujours un peu difficile de revenir en France, au milieu d'un peuple de pré-fascistes, qui ne s'étonne plus qu'on puisse vouloir jeter quelqu'un en prison pour de simples propos, aussi ineptes soient-ils, ou que l'on puisse passer presque trois ans dans les geôles de la République (parmi les pires du monde, selon les rapports pour une fois convergents des ONG et des sénateurs français) sur la simple foi de dénonciations de ses voisins. Mais l'on est tellement lache qu'on y pense un peu, et puis au bout de quelques jours on s'y fait, tant la mentalité du troupeau est contagieuse.
Je tiens à dire ici publiquement à ceux dont le nom de scène est Rickey Wolf, Sylvia Pereira, illian taylor, WinHundred Prizes (joli nom...), Outstanding Daily Savings, Linda Tilley, Imelda Barlow, Daphine Caron, Finance Dept ga TeOO, Russ, et les 89 autres qui m'ont envoyé un mail ce matin, que je les encule, eux, leur mère, leurs ascendants jusqu'à la septième génération, leurs descendants jusqu'à la neuvième génération. Et s'ils sont trop répugnants, ce qui est un risque non négligeable, je me contenterai de leur pisser à la raie.
Dernière semaine de "travail" avec P. Pendant toutes ces semaines à le fréquenter pour des raisons professionnelles, j'ai à peine osé le regarder, lui sourire, et même lui répondre quand, tranchant avec le mutisme de ses camarades, il me parlait directement. Résolution pour l'an prochain : arrêter de me surveiller autant. Enfin, nous nous reverrons dans un autre cadre prochainement, même si je crois bien que les relations entre garçons lui sont parfaitement étrangères. Seulement, après lui, comment ne pas être accablé par les compromis que l'on est presque toujours obligé de faire pour sortir avec un gay ? Comment accepter que seules les filles puissent jouir de garçons vraiment bien fichus, musiciens, sportifs de haut niveau (et non de batterie d'élevage pour gonflette en vue d'exhibition nocturne dans des endroits où l'on redoute le GHB), fins d'esprit, et au regard si doux ?
<br>Pas de nouvelles de E. C'était la divine suprise du mois dernier. Ce garçon qui m'obsédait depuis l'an dernier, et avec lequel je n'avais osé que de confus sous-entendus, s'est débrouillé pour trouver mon mail et m'envoyer un message voici quelques semaines. J'ai cru que j'allais vivre un rêve éveillé, mais voilà que notre correspondance s'enlise, sans que je sache très bien pourquoi.
Il y a de belles rencontres à faire ici, je peux en témoigner, et c'est une expérience toute récente. Si je peux vous donner un conseil, cependant, ne discutez pas trop longtemps avec quelqu'un. S'il ne cesse de différer votre rendez-vous, laissez vite tomber; même si c'est pour plein de bonnes raisons, je sais que cela indique presqu'à coup sûr quelqu'un sans intérêt.
Ils étaient de ceux qui ne renoncent pas, compagnons d’infortune échappant aux nimbes sépulcraux d’une Gayvoxie encore fumante, prêts à s’embarquer sur un radeau qui les mènerait vers un destin qu’ils ne savaient pas encore grand
je pensais que rien ne pouvait égaler l'amour d'un garçon pour un autre, parce qu'il était si difficile, si improbable, et si humain, qu'il nous donnait l'exemple le plus pur de ce que l'affection d'un être pour un autre peut faire. je croyais qu'entre les garçons et les filles il devait entrer tant de routine, d'habitude, de convention, que le sujet n'avait plus d'importance, plus rien d'héroïque ni de féérique, en somme, alors que moi je voulais, comme disait le poéte, "réaliser la féérie" et une vie héroïque.
Aujourd'hui, les garçons s'enculent dans des caves sonorisées, se bouffent le cul dans l'humidité favorable d'un sauna, se laissent des annonces "préfère les gens de mon âge", "poilu uniquement", "désolé, pas mon style" ou même "no pic=no dial", et rentrent seuls après avoir éjaculé sur leur contemporain. Ultralibéraux, ils animent un grand marché où chacun est un atome, indifférent aux autres, qui échange en donnant son prix. Ouf, pas de redistribution, pas de taxe, pas de salaire minimum, et celui qui ne peut pas payer le tarif en taille de bite, grosseur de pectoraux ou t-shirt moulant est écarté de l'échange avec la pureté d'un modèle d'équilibre général.
Et là vous croisez une jeune fille. Elle vous sourit. Elle aime quand vous lui parlez de tout, des heures. Sa peau est douce. Elle a des formes, comme vous aimez, comme tout le monde aime. Elle pense à vous quand vous n'êtes pas là. Et vous vous surprenez à vous dire que, la plus moyenne histoire avec une jeune fille, n'est-elle pas aussi belle que la plus belle histoire avec un garçon ?
Pfff, je m'aperçois que je ne raconte pas du tout ma vie, alors que c'est bien cela, un blog, non ? Peut-être qu'écrire la mienne m'ennuie plus encore que de lire celle des autres. Essayons.
Or donc jeudi soir, lecture d'une pièce qui devrait se monter en 2005. un grand appartement du septième arrondissement. La pièce est une heureuse surprise. Bien sûr, il y a une pute dans l'histoire. Forcément, la pute est le personnage nécessaire de toute oeuvre contemporaine. Elle a son avantage : elle nous représente si bien. Nous aimons l'argent, nous aimons le sexe sans contrainte, nous voulons la liberté, et notre corps a un prix. L'autre personnage est un paumé. Impossible qu'il n'y ait pas un paumé : nous sommes tous des paumés. Le paumé est celui qui ne peut rien vous promettre sauf à très court terme, parce que sa vie n'a aucun sens. Pouvez-vous me promettre quelque chose pour dans cinq ans, vous ? Voilà. La pièce est l'histoire de leur rencontre, d'un lien qui va naître entre eux. Ce fameux lien que nous n'arrivons plus à nouer avec personne. Nous en sommes tellement incapables, que nous attendons des autres qu'ils le fassent pour nous. Noël Mamère, fais nous du lien entre nous. Malgré cela, de vraies trouvailles d'écriture. C'est rare, ne boudons pas notre plaisir. Après, la maîtresse de maison nous propose de nous restaurer. Elle est si prévenante, qu'on croirait qu'elle ne fait que ça de sa vie. J'apprends qu'elle ne fait que cela de sa vie. Le beau R. me dit que N. ne cesse de lui demander ses faveurs depuis son spectacle. Coucher avec N. ce serait passer dans son émission, devenir une star. Il hésite. Est-il fou? Ensuite, petite discussion avec O. Il est célèbre, qu'a-t-il besoin de me le dire et de me le répéter ? J'ai la télé aussi. Heureusement, après un quart d'heure à l'écouter raconter ses souvenirs de tournées, de ses soirées avec machin et truc, les palaces dans toutes les villes du monde, il laisse enfin jaillir sa sensibilité, qui est grande. j'espère le revoir. Je finis la soirée en caressant les seins de M. et en lui mettant le doigt dans le nez, ce qui choque un peu ma magnifique voisine de canapé du début de soirée, qui espérait bien finir la nuit avec moi. Désolé, chérie.
Vendredi, soirée d'anniversaire de Vincent. Il est dans les bras de son copain. Cela aurait pu être moi. Il fut un temps où c'etait moi. Ce n'est jamais agréable d'avoir sous les yeux son plus effroyable échec. C. est avec son nouveau copain, P.-O. P.-O. est sublime, à tel point qu'il est dur de soutenir son regard. Pourtant, je ne me sens pas défaillir. Nous discutons sur la terrasse. Il me demande ce que j'ai fait. je lui dit. Et là, surprise, de la part d'un garçon aussi fashion. Il me dit que je suis son Dieu. Comment? A cause de mes études ? Je croyais que pour être un Dieu chez les gays, il fallait porter du Dior homme, des lunettes de soleil Prada, et avoir son carton pour les soldes privées JPG ? Sur ce, je m'en vais. Vincent, je te souhaite de rester aussi heureux et aimé. Souhaite moi que la vie me mette un nouveau vincent dans les pattes.
La seule objection valable à opposer à l'ouverture du droit à subir le mariage civil, une de ces ruines de l'époque regrettée où regnait l'ordre, l'autorité supérieure et quasi religieuse de l'Etat, l'organisation hiérarchique de la société en vue de la procréation et du partage efficace des femmes et de la terre, institution dont on ne saurait remercier assez les gays de nous le remettre au goût du jour, après plusieurs siècles de progrès insupportables du de la liberté individuelle, c'est quand même qu'il va falloir sacrément simplifier la procédure du divorce, vu la durée moyenne des couples gays (45 minutes et 27 secondes).
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour