On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y'en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question
Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment
Le travail est nécessaire
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s'y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long
Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin
Un enfant vous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'à la fin des jours
Me voici à nouveau interviewé pour un article publié sur un autre site. Cette fois-ci, l'enregistrement se fait en studio, et non par téléphone. Je ne sais pas si les journalistes se passent le mot, mais c'est amusant de voir l'intérêt soudain que suscite cet article, rédigé pourtant il y a près de deux ans, et qui n'était sans doute pas le plus intéressant de ceux que j'avais publiés sur le site. Voilà comment on devient rapidement un expert, avec une plume pas trop lourde et des idées pas trop bêtes.
Apparemment, je devrais faire l'invité fil rouge d'une émission de la rentrée. Cela me donnera l'occasion de revoir le très beau ingénieur du son, comme quoi un pédé reste toujours vigilant. il faut dire que, moi, je suis célibataire. Et qu'il a de fort jolies lèvres.
Ne suis-je pas comblé ? Mes projets avancent, je suis demandé partout, je fais des rencontres professionnelles et amicales exceptionnelles. Sauf que cela ne profite qu'à moi. Et que tout cela, pour moi seulement, cela ne m'intéresse pas.
Il venait d'avoir dix-huit ans et c'était l'été évidemment. Deux mois à vivre ensemble de manière quasi fusionnelle ...mmm marre de ces phrases sans verbe à la BHL; tenez j'aurais même pu mettre : Deux mois à vivre ensemble de manière fusionnelle, forcément fusionnelle pour faire encore plus écrivain d'aujourd'hui. C'est laid une phrase sans verbe. Cela sent la grosse passive. Si vous supprimez la ponctuation en plus, cela fait grosse passive qui a du mal à jouir. La honte. bref.
Rappelez moi de vous raconter un jour mes aventures de l'été 1999 (vous savez, celui de l'eclipse. Hummm faire l'amour sous l'éclipse, en plein Paris, sous cette lumière comme obnubilée, pendant que tous les autres ont la tête en l'air et les yeux en aluminium, cela vous fait des souvenirs. Et il y en a tant d'autres de cet été). M. était hétéro, venait de plaquer sa copine, et de rentrer à Paris. Il avait décidé de s'offrir un mec pour ses dix-huit ans. Ce fut moi. Il faut dire qu'avec ses grands yeux bleus, ses cheveux noirs, son teint pâle et son sexe triomphe, pour parler comme Pascal Sevran, la tâche de trouver son cadeau n'était pas très compliquée.
Allez, je vous raconte juste ce début de soirée, où il m'a regardé (son départ définitif approchait, et moi, je ne m'étais encore pas habitué à sa beauté) et m'a dit : "tu devrais m'exhiber dans le marais. Quand les mecs te verront avec moi, ils penseront que tu as un truc secret, et ils voudront tous coucher avec toi" ;-) J'aurais dû suivre son conseil.
Après quelques zaperies racontées dans une précédente chronique, j'ai repris mon exploration de l'internet pédé, à cause de cette saloperie d'idée, qui nous coûte si cher, qu'il y a peut être quelqu'un d'autre dans l'univers.
Oubliées les déconvenues de GA, je tombe sur un autre site qui m'apporte rapidement quelques très bonnes surprises. Les participants sont tous ravissants, originaux, volubiles...mais à lire leur fiche, tous "en couple" et tous "ch plan sex/love". hum. Là, j'ai quand même un doute. Vous êtes en couple, c'est l'été, vous avez quand même des choses plus intéressantes à faire que de "dial" avec des mecs sur le net, non ?
Et pourtant, non. Les tapioles sont prévoyantes. Elles préparent leur avenir, elles mettent de côté des bites et des culs sur un compte épargne sexe, histoire de lisser leur consommation sexuelle sur le temps. Quand je vous disais, dans un de mes premiers posts, que les tarlouzes sont les êtres rationnels de la théorie économique, atomistiques, indifférents, maximisant leur plaisir.
Du coup, j'ai adapté mon discours. Silence sur ma vie amoureuse, un mec qui a aimé, cela fait peur. Pas trop de discussions générales, ni de curiosité pour la vie du bonhomme, et passons rapidement aux états de services sexuels. Bingo. Quels délices cette semaine ! Et quel ennui après ces délices.
I see birds and trees, all the flowers of the world
Je n'en cherche qu'un. Mais comme plus personne ne peut croire que c'est possible, puisque tout ce qui est arc en ciel est à consommation immédiate, puisque nous sommes au siècle de l'éjaculation précoce et aux 30 images par secondes, puisque notre vie est de plus en plus longue et que pourtant nous avons de moins en moins de temps, et puisque tout est jetable, je fais comme tout le monde, j'entretiens une batterie de contacts internet, que je finis par rencontrer, avec lequel je passe un instant parce qu'on vous regarde bizarrement quand vous en voulez d'autres.
Et ma vie est celle du gay, semblable à un vaste mausolée, aux murs desquels on inscrirait le nom de tous ceux qui sont tombés dans son lit. Et comme les guerres, le nombre de victimes est un signe d'importance.
Au moins, si je baise, mes proches se rassurent : ca y est, il va mieux, il a oublié son vincent, et ces idées idiotes d'aimer à vie la même personne. Alors niquons vaillamment, pour éviter les médicaments. Des volontaires ?
Les garçons de Seine-et-Marne sont sans doute les plus beaux du monde. Nulle part ailleurs vous trouverez cette peau si douce, si moelleuse, tendue sur des muscles fins et forts; ni cette moue boudeuse sous des yeux azurs. Les garçons de Seine-et-marne, changeants comme la mer, peuvent passer de la dureté à l'abandon en quelques instants; rien de mièvre et pourtant rien de sec dans leur charme. Tous ces traits en font des passifs inoubliables, quoiqu'ils n'adoptent que très rarement ce rôle. Et s'ils restent actifs, vous pouvez pratiquement tous les avoir dans vos bras, mais ce serait probablement au dessus de vos force, vu leur ardeur et leur capacité à revenir très vite à la charge.
C'est l'été; leurs longs bras insolents, leurs mollets, leur poitrine sont nus et désirables; ne tardez pas, oubliez les fiottes, les pouffiasses papillomavirusées du marais, et retrouvez la joie des orgasmes naturels.
Incidemment, mon premier "mec"; je veux dire par là le premier garçon avec lequel j'ai couché sans me mentir à moi-même, venait de Seine-et-marne. Il s'appelait Pierre, vivait à Pontault-Combault, et pratiquait intensément le hand ball. Nous nous étions retrouvés dans le grand studio que ma soeur avait consenti à me laisser, pensant que j'y honorerais une femme. J'avais joué les gars assurés, alors que je n'avais aucune idée de la façon de m'y prendre; lui venait de passer le bac (je ne précise pas : le bac français, il y en a encore qui vont me demander si c'est bien légal). Finalement, il a assez vite pris les choses en mains, à mon grand plaisir. La chose qui m'avait le plus surpris, c'est ce goût très désagréable de plastique que j'avais dans la bouche. Pierre, en bon fils de médecin, nous avait fait prendre les précautions maximales. En pleine action, le clic clac avait décidé de protester contre nos ébats contre nature, et basculant, nous avait projetés au sol. Cela l'avait fait rire, et moi j'avais fait mine de rire aussi, mais j'étais tellement éberlué d'avoir un garçon nu avec moi, en érection, que rien ne pouvait me sortir de cette fascination.
QU'on ne puisse pas être socialiste, intelligent et sincère, il suffit de voir les choix récents du parti pour son convaincre : ainsi, l'unanimité affichée (presque "de classe") pour défendre un bourgeois qui a tué de sang froid et qui s'est évadé comme un poltron lorsqu'on lui a demandé des comptes (Cesare Battisti, voir l'article pour une fois imparable de Laurent Joffrin dans le Nouvel Obs) et le silence assourdissant du parti pour la tragédie d'Outreau, dans laquelle, il est vrai, seuls des petits ouvriers étaient victimes (le genre à ne pas lire du BHL et -pire- à ne jamais déjeuner à l'Armani caffe).
Ou encore, le choix inflexible du PS de libéraliser la production d'électricité (question qui aurait pu relever de l'intérêt général) et le brusque déni des conséquences, quand il s'agissait, en accord avec ce premier choix, de rogner si légèrement les avantages catégoriels de rentiers (agents EDF).
La cause me paraît donc entendue.
Si un mec du PS vient vous parler ou vous faire la morale, haussez les épaules. Cela ne mérite que du mépris.
Hier, rendez-vous à la Défense. J'adore aller à la Défense. Dès le métro, surpeuplé, vous avez une idée la plus précise de ce que serait le paradis, si cela dépendait de moi. Des grappes de garçons accrochées aux barres. Ils sont informaticiens, ils portent un pantalon serré, une petite chemisette; il ont des chairs d'enfant, très blanches, des regards adolescents, presque toujours bleus, des sexes affolants, à l'étroit. Les cheveux sont consciencieusement coiffés à la cire ou au gel. Ils sentent encore le gel douche de ce matin. De la vitalité, une musculature sèche, la plus belle, impossible à développer dans les batteries d'élevage d' univers gym ou du club med gym. S'ils fallaient leur trouver un défaut, c'est leur propension à défaillir si rapidement dans mes bras (mais peut-être suis-je trop bon ??).
Il y a aussi les jeunes banquiers. le costume branché, la chemise impeccable, la cravatte unie ou club. Le regard est moins tendre, la bouche est moins naïve, mais le corps toujours somptueux. Assurément, on voudrait être celle qui dort auprès d'eux, après avoir été honorée vigoureusement. On se contentera d'élargir leurs pratiques sexuelles.
Et, enfin, quelques racailles blondes ou pas blondes, les bras à l'air, les cheveux ras, les jambes drapées dans le blanc enfant de coeur de leurs joggings. Et une vitalité qui vous occupe tout l'après midi.
Les philosophes de la période hellenistique, c'est-à-dire bien avant Guillaume Dustan, Erick Remes ou Didier Eribon, devant se débrouiller seuls en des temps obscurs sans ces précieux penseurs pour les éclairer, ont cherché à répondre à une question toute simple, vue comme un exercice : comment obtenir le bonheur ? (il n'y avait pas de back rooms à l'époque ni de mecs bf bogosse no pic=no dial plan cho webcam sur le net).
Pour que la solution ne soit pas triviale, ils avaient imaginé un cas pratique particulièrement vicieux: supposons que nous nous retrouvions enfermés dans un tonneau, qui serait enflammé. Alors que la chaleur s'élève et que notre seul espoir est de périr carbonisé, y-a-t-il un moyen quelconque d'éprouver, dans cette situation, le bonheur ? Et c'est selon la solution proposée que l'on peut classer les écoles philosophiques.
je résume les solutions, de toute façon quand les rédactions des magazines français partent en vacances, elles trouvent toujours un stagiaire pour leur pondre un dossier spécial exclusif sur les vieilles sagesses , de sorte que tous les lecteurs s'estiment désormais compétents et regardent de haut celui qui, ayant lu les philosophes mais pas le dossier spécial, ont le culot de venir en dire quelque chose.
Bref, les stoïciens croyaient que le bonheur pouvait se décider; les pyrrohniens auraient objecté que rien ne nous permet de tenir pour assuré que nous nous trouvons dans un tonneau en flammes; les cyrénaïques se seraient branlés; et les épicuriens auraient dit qu'il faut à ce moment fermer les yeux et rappeler le souvenir d'un moment heureux. Evidemment, le souci de cette dernière solution, c'est qu'il faut avoir connu un moment heureux (intensément heureux, sinon cela risque de ne pas suffire).
Je garde souvent cette recette à l'esprit. Et pour me guérir vite en cas de retour du spleen, je vais noter ici les noms des 4 anges qui m'ont fait toucher le ciel : vincent, damien, olivier, nicolas, matthieu.
Et si vous voulez savoir ce que c'est que le paradis, si vous voulez avoir une idée de ce que c'est qu'être absolument heureux, venez me voir, et prononcez l'un quelconque de ces prénoms. Je vous le raconterai.
J'ai mis le nez un peu partout, car je cherchais le bonheur. Je suis allé voir les gens intelligents, et je n'ai trouvé que l'ennui. Je suis allé voir les gens connus, et je n'ai trouvé que l'ennui. Je suis allé voir les gens de gauche, et je n'ai trouvé que l'ennui. Alors je suis resté chez moi. Et il est venu. Le sens de ma vie. Avec ses petites joues roses. Ses trois grains de beauté sur le visage. Son sac à dos plein de trucs qui ne servent à rien. Il m'a donné ses seize ans. Il m'a donné ses dix-sept ans. Il m'a donné ses dix-huit ans. Il m'a donné ses dix-neuf ans, ses vingt ans. Il est parti un peu avant ses vingt-et-un ans. Il ne me reste rien. Si ce n'est le goût d'être deux.
Cet autoportrait m'a valu beaucoup de messages. Encore un aujourd'hui. je l'insère dans mon blog, comme cela ceux-ci pourront être aussi laissés sous forme de commentaires.
Et pour répondre à la question qu'on me pose souvent, oui, tout cela est vrai. - il y en a même un qui m'a demandé sans rire si je ne risquais pas quelque chose avec cela ;-)
Après tout, c'est le plus important de mon existence, c'est aussi une blessure toujours ouverte, alors que cela touche autrui est à la fois étonnant, et profondément réconfortant.
Nouvelle fonctionnalité proposée par GA : mettre des photos sur son blog (un peu comme celui de M*** qui l'a arrêté depuis qu'il a réussi à se faire enculer, cf. mon avant dernier post) sans avoir besoin de les stocker ailleurs.
Je propose d'agrémenter le mien des portraits de tous les mecs du net qui s'autoproclament "bogosses", afin qu'une telle beauté puisse passer à la postérité. Alors si vous en croisez, control clic et envoyez les moi.
Hier je zappais les fausses bonnes rencontres que j'avais pu faire sur GA. Comme tout le monde ; c'est la vie du pédé que de zapper. D'ailleurs, s'il accumule les bites et les culs dans son existence, ce n'est pas qu'il ait des sécretions d'hormones plus importantes, rien ne l'atteste, ni la taile moyenne de sa bite ni le volume moyen de son éjaculat, qui sont chez les gays somme toute assez décevant.
Non, cette multiplication tient sans doute au fait que, tenu de se tapper des monstres, des mecs toujours imparfaits, des caricatures, trop maigres ou trop gonflées, trop UV ou trop cadavre, trop sourcils taillés comme une petite vieille, en trait tout fin, ou trop crâne rasé; bref, comme sa vie n'est que d'accepter des compromis de plus en plus inacceptables, de se contenter d'êtres de plus en plus dégradés, il est obligé de compenser par le nombre ce qu'il n'obtient d'aucun.
Car franchement, s'il devait sortir comme le garçon à la table d'en face du restau de ce soir, je suis prêt à vous parier qu'il n'aurait pas assez d'une vie entière pour comprendre et épuiser cette beauté. Faute de cela, cette joie étant réservée aux femmes blondes vulgaires (la copine du dit mec), le pédé est condamné aux jmtbm, aux bogoss45a, aux mecbfbg, aux belhommenopic=nodial.
Si vous deviez passer votre vie sur une île sans être humain, vous seriez bien obligés d'enculer des chèvres, non ? Et là, votre seule joie serait d'essayer de les enculer toutes, car il est vraiment impossible de rester trop longtemps avec une chèvre. Voilà la condition du pédé. D'ailleurs, les lieux pour baiser du pédé ne sont jamais beaux : toujours des caves qui sentent la pisse et la sueur. C'est dire.
Bref, après avoir dit qu'on ne m'y reprendrait plus, pire encore, avoir écrit ce que je pensais de quelques uns, je croyais que j'écoulerai mon week end dans une solitude digne, mais déprimante. Et là, injustice divine, je rencontre le même jour, par un dial concurrent autrefois essayé, deux garçons qui m'ont rendu mes espoirs adolescents. Quel dimanche !!
Zappons aussi M. ****** dont le blog était pourtant un des plus surprenants de GA,un de ceux la richesse et l'inventivité suffiraient à convaincre l'esprit le plus conservateur qu'il y là une forme d'expression nouvelle et pleinement artistique, bien supérieure aux autofictions malformées que produisent en grande série les éditeurs parisiens ; hélàs, M.***** voulait juste parvenir à se faire enculer. Il y a réussi ; son blog s'est éteint. Paix à son âme, et puisse ses satisfactions anales lui apporter une joie suffisante pour le restant de ses jours.
Et gardons M.***** C'est par lui que je suis arrivé à GA. Il m'avait dit sur l'oreiller qu'il tenait un weblog, sans vouloir m'en donner l'adresse. J'étais un peu marri à l'idée que la terre entière pourrait lire le récit de notre grand week end, et ses impressions, sauf moi. Finalement, au détour d'un magazine obstiné, je découvre le nom de ce site. J'essaye; je trouve le web log, imaginez les quelques secondes avant de parvenir à la bonne date...hélas, il avait suivi mes conseils littéraires. Ne rien dire, laisser juste assez pour l'imagination.
Alors, allons y pour la zappette (cf. post précédent) :
Zappons M. * ; je l'avais rêvé sensible, un peu écorché par sa rupture récente, riche d'une intelligence nuancée et d'un sens des priorités; c'est en fait une cocotte prétentieuse, qui ne cherche guère que des soupirants pour conforter son égo monstrueux, et dont le blog est aussi assommant qu'une liste de courses à faire, une enfilade banale de banalités sur sa vie banale. Je veux bien croire qu'il sait se servir de sa bouche, mais il faudrait lui changer les dents. Adieu, et bon vent.
Zappons aussi M. **. J'avais cru trouver une sorte d'hétéro égaré, un garçon fin et équilibré, disponible et curieux. Inélégant dans les détails, comment puis-je en espérer quelque chose de grand ? Et surtout, tellement dupe. Comme disait Montherlant, pas de pitié sur les dupes. Adieu, et bon vent.
Je garde M. **** (qui est en vacances, et qui n'est pas sur GA). C'est une relation adultérine, mais enfin, je n'ai encore jamais rencontré personne d'autre dont l'esprit soit aussi vif. Après deux heures avec lui, j'ai presque la tête qui tourne, tant son esprit est agile, joueur, tant il peut pousser quelqu'un à la contradiction, le surprendre par une idée inouïe, le désarmer par une réfutation imparable. Je tremble en recevant ses mails. je ne suis pas assez intelligent pour lui répondre. Et ma foi, toute créature se damnerait pour pouvoir poser ses lèvres sur cette peau, et lui mettre la main dans le caleçon.
Je garde aussi M. *****; lui, c'est la pépite de gay attitude. la trentaine, mais incroyablement juvénile, et un sourire de petit diablotin. le compagnon idéal, celui qui vous réchauffe, vous éclaire et vous réjouit.
Les autres sont déjà zappés. Allez, dehors, il fait soleil, je m'en vais.
Et encore deux heures perdues, anéanties, dissipées, fumées sur un tchat. Qui me les rendra, toutes ces heures volées, consumées juste par espoir de renouer avec la vie heureuse qui fut la mienne, il n'y a pas si longtemps, quand j'étais auprès de garçons qui me plaisaient et qui en valaient la peine. Au fond, je suis comme un homme politique ; je vis ma "traversée du désert". J'ai eu très jeune des mandats importants ; je les ai perdus, et je ne sais plus que faire, j'y avais pris goût. Toutes les autres activités me paraissent sans intérêt. Alors si, bien sûr, j'ai fait le ménage ; j'ai tenu compte du message de mes électeurs. J'ai changé mon programme, je suis devenu meilleur. Mais à quoi bon, puisque lorsque j'étais si imparfait, je pouvais vivre et faire des choses extraordinaires ? Et que maintenant que je suis meilleur, cela ne sert à personne ?
j'ai bien quelques photos sur mon mac qui me rappellent que la vie a été très très généreuse avec moi. Merci ;-). Raison de plus pour ne pas s'abîmer comme cela à tchatter sans fin. Et à, ensuite, poursuivre des mecs qui n'en valent pas la peine, juste parce que je crois toujours spontanément qu'un petre humain a de l'intérêt.
Ceux qui ont cherché à acheter ou à louer un appartement ont sans doute appris rapidement que les mots n'ont pas exactement le sens courant quand ils sont utilisés dans une annonce immobilière. Ainsi, coquet veut dire : insalubre; charmant veut dire : impossible à meubler... il en va de même pour les chats ou petites annonces gays. Voici donc quelques traductions pour ceux qui entameraient leur recherche sur le net.
jboy signifie trentenaire
jmec signifie quadragénaire
jh encore vert signifie retraité
sportif, bf signifie gonflé par la créatine, les sachets de protéines et les machines à muscler pratiquées tous les jours. La conversation s'en ressent.
bm signifie un sexe légèrement plus gros que celui de votre petit cousin prépubère. Réprimez un sourire quand son porteur vous dit qu'il bande comme un âne. Les sportifs, bg, (cf. mot ci-dessus) sont tous bm.
ttbm la même chose que ci-dessus, mais avec en plus une odeur musquée du membre.
mec fashion, look original, beaucoup de style signifie un de ces objets industriels que le mileu produit en milliers d'exemplaires tous les jours. Attendez vous au même t shirt moulant, même coupe de cheveux, même marques de fringues que son voisin. A consommer sur place, le jour même.
bg ou belle gueule signifie crème de jour+crème de nuit+sourcils taillés et un visage qui vous rappelle étrangement Fernandel
Rencontre amusante aujourd'hui, dans le métro. S'assoit un garçon qui me paraît familier, alors que je sais que je ne le connais pas. Et je me rends compte après quelques instants que cette impression vient de notre ressemblance. Il est moi, mais une sorte de moi pur, qui serait débarassé de tous les défauts physiques. Une sorte d'incarnation de toutes mes beautés potentielles, un passage à la limite de mon physique. Je vous avoue que j'ai eu du mal à m'empêcher de le regarder. Ainsi donc, j'aurais été si beau, si je n'avais eu mes défauts. C'était une pensée qui me réchauffait, car je voyais un but possible à atteindre, et qui me brûlait, car je voyais bien la distance entre lui et moi. Au jeu des pronostics, je pense que j'aurais pu me faire infiniment plus de mecs avec son corps qu'avec le mien. Cependant, aurais-je vécu ce que j'ai connu avec Vincent ou Damien, qui m'ont choisi tel que j'étais ?
Finalement, si vous ne revoyez pas quelqu'un le lendemain de votre première rencontre, c'est que l'un ou l'autre s'en fout, et donc, autant ne pas perdre son temps (et surtout, priver de votre temps les gens qui vous sont essentiels ou pour qui vous êtes essentiels). l'avantage des gays, c'est qu'aucun n'est irremplaçable.
Et finalement, autant coucher le premier soir. On ne se revoit pas ensuite ? Et alors, on ne se serait pas revus non plus si on n'avait pas couché. Au moins, là, on a éjaculé. C'est le meilleur que peut vous donner une fiotte, non ?
Et enfin, ne jamais, jamais, jamais relancer personne. Je me suis épuisé à le faire ces derniers jours, pour des êtres de peu d'importance - alors que, sans rien faire, par je ne sais quelle faveur du destin, je reçois ce matin un mail de E. dont un simple baiser suffit à justifier une existence. Maintenant, il me reste une semaine pour me préparer à lui.
C'est l'été. Les garçons portent des choses plus légères, à notre grand plaisir. Il faut adapter ce blog à cette légèreté. je vous propose un jeu simple, pas prise de tête, mais qui maintiendra vos neurones en bon état (pour maintenir votre bite, me consulter directement, svp).
Voici deux extraits de textes littéraires (A et B). il s'agit de trouver celui qui provient du journal de Sixte(*) et celui qui est recopié du dernier ouvrage de Dominique de Villepin, paru chez Gallimard en 2003. Les réponses sont à mettre en commentaires ci-dessous.
A. "Dans la conquête et non dans les cultes désuets s'éprouve l'exorcisme vital qui fonde la vie nouvelle. Ainsi les voleurs de feu arpentent-ils les chemins buissoniers où, d'une brassée de piments, ils préservent l'humain et consacrent sa royauté fugace. Par leurs pipeaux rustiques se perpétuent de riches épousailles, la poésie à la vie enlacée, avec ses oeuvres authentiques ruisselant d'une eau de sang rougie."
B. "Ils étaient là, acteurs malgré eux d’une Histoire qui ne s’écrit que d’encre pailletée, se mouvant dans une pénombre essoufflée par les murmures de la gloire. Et les délices de leur exil feutré tramaient bien plus qu’un simple enchevêtrement de vies fantasques, ils incarnaient plutôt les nouveaux personnages d’un Casablanca immortel où les verres à cocktail croisaient les brumes de l’incertitude."
j'ai appris que V., mon ex-V., mon petit V., celui dont le visage m'apparaît dès que je ferme les yeux, reçoit désormais fréquemment avec son copain L. pour des amusements à trois qui revivifient leur couple. Et que leur adresse (en train de changer) est très réputée. Alors, vous qui le caresserez bientôt (car je suis le seul être dans l'univers qui ne le caressera plus jamais), tapotez lui doucement sur la tête, et embrassez le sous les paupières, de ma part mais sans rien lui dire.
Pourra-t-on un jour nous pardonner notre indifférence, notre laisser faire pour l'horreur judiciaire de Saint Omer (procès d'Outreau) ? Que dira-t-on à ceux qui nous demanderont plus tard ce que nous avons fait contre cela ? Ce que disent toujours les salauds dans ce cas, que nous n'avions pas vu, que nous ne savions pas, que nous n'avions pas compris ce qui se passait ?
Vous vous êtes déjà cassé la jambe ? Après de longues semaines de plâtre, vous voilà chez un kiné en rééducation, pour réapprendre à marcher. Vous vous souvenez très bien d'avant votre accident : vous marchiez tous les jours sans vous poser la moindre question. Et là, vous ne savez que faire de vos jambes, de vos pieds, de vos muscles, pour avancer d'un demi décimètre. Tout le monde marche autour de vous, même les gamins, même les petites vieilles, et vous, vous vous tappez des exercices grotesques avec votre kiné pour simplement tenir debout.
Moi, on m'a cassé le coeur. Je me souviens très bien d'avoir d'avoir fait la cour, d'avoir espéré, d'avoir ensorcelé, d'avoir séduit, d'avoir aimé, d'avoir fait pleurer, d'avoir été envié, d'avoir désiré, d'avoir été désiré. Mais je ne sais plus du tout comment on fait tout cela. Et je ne sais pas où l'on peut suivre une rééducation pour cela.
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour