Blog négatif (et révolu)

25/02/2005

25/02/05 - 22:25

Un amoureux n'a point de blog...

...il reste toujours la solution de coller des images de stars ou de leurs produits dérivés.

25/02/05 - 18:58

Explication

Un amoureux n'a point de blog.

18/02/2005

18/02/05 - 18:37

Souvenirs mêlés

C'était en 19... Tous les matins, un nouvel huissier venait faire l'inventaire de ce qui nous restait de meubles; la porte d'entrée était décorée d'un poétique avis de mise aux enchères publiques. Je ne serais pas SDF: j'avais une chambre d'internat; je serais fils de SDF. Depuis quelques semaines, je vivais avec la brûlure d'une apparition, en haut des escaliers du metro CHarles de Gaulle Etoile, d'un lycéen en pantalon blanc si proche de ceux dont j'avais tant rêvé; plus jamais ma vie ne serait autre chose que ce rêve.

La nuit, les filles riches se disputaient ma compagnie ; je leur refusais mes lèvres, elles adoraient ce refus qui donnait un tour pathétique à leur existence. Nous courrions les soirées, elles entraient partout, elles savaient où s'amuser. Nous finissions souvent au Queen — le Queen de ce temps là: un vaste hangar, à peine décoré d'une barbie de carton.Là, il regnait une fête sans arrière pensée, sans lendemain, sans espoir : trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.

15/02/2005

15/02/05 - 23:13

Manifs lycéennes (2)

Apparemment peu sensibles à la Fierté homosexuelle, lesbienne et transgenre, et aux ouvrages de Louis-Georges Tin et Didier Eribon, mes boutonneux continuent à crier :"Fillon, enculé. Fillon, enculé. Fillon...euh, quoi, déjà ? Ah oui, Enculé" L'un deux, aux grands yeux bleus, prenant sans doute conscience qu'il n'est pas tout à fait certain que Fillon ait été enculé, exhorte tous les lycéens de la rame à l'enculer. Je me permets alors de leur proposer de leur faire immédiatement une séance de travaux pratiques de sodomie avec validation des acquis professionnels — que je peux m'engager d'ailleurs à répéter à tout lycéen qui en ferait la demande, pour éviter que leur bac d'enculage soit dévalué par une évaluation décentralisée.

15/02/05 - 23:08

Manifs lycéennes (1)

Dans le metro. La rame se remplit soudain de jeunes gens qui crient "Filllllon, enculé/Fillon, enculé/Fillon, enculé." Je leur fais observer qu'en vertu de la nouvelle loi réprimant les paroles homophobes, leurs propos constituent une infraction pénale qui les expose à la justice du pays-des-droits-de-l'-homme.

15/02/05 - 22:26

I love My Job

La semaine dernière, il me montrait une appétissante érection. Ce soir, j'ai eu droit à une mise en valeur particulièrement réussie de ses fesses. Hum. A 24 ans peut-être, il drague comme un pro. La semaine prochaine, que va-t-il faire pour illuminer ma fin de journée ?

11/02/2005

11/02/05 - 23:23

People

Quand ils vous font un chèque, les gens célèbres espèrent toujours que vous ne l'encaisserez jamais afin de pouvoir le montrer à toutes vos copines.

11/02/05 - 23:20

Le souci de se distinguer

Maintenant que tout le monde annonce à la presse qu'il a amoureux de 18 ans (Laurent Ruquier, Pascal Sevran, même la baronne de Rotschild), je suis passé à autre chose.

08/02/2005

08/02/05 - 23:11

Message personnel (IV)

Les kinder pingui sont périmés. Il va falloir revenir vite. J'ai l'impression que cela fait une éternité que tu n'es pas venu.

08/02/05 - 23:10

Message personnel (III)

Josiane, dis moi des choses gentilles, je t'enverrai des conserves de thon au naturel.

08/02/05 - 23:05

Aux commentateurs inconnus

A part l'ironie, ce que les pédédunet détestent le plus, je crois, ce sont les gens heureux. Pendant six années, j'ai vu des mecs essayer de me séparer de mon Vincent. Ce n'était pas tant qu'ils le voulaient, encore que, mais qu'il leur était insupportable de voir autre chose qu'une la parodie d'un couple. Il fallait que le nôtre ne fût qu'une comédie, pour que leurs ratages soient justifiés.

Je me souviens de cet apaisement qu'ils venaient chercher auprès de moi, en me disant : quand même, si jeune, et si mignon, ne te fais pas trop d'illusion, il ne va pas te rester longtemps ou en demandant, d'une voix angoissée : "vous êtes un couple libre, certainement ?"

Nous n'étions pas en couple depuis une semaine que nous étions aberrants. Au bout d'un mois, notre longévité était scandaleuse. Au deuxième mois, elle était insoutenable. Au bout d'un an, elle ne pouvait être qu'un mensonge. Tout le monde me promettait le malheur pour le lendemain. Le lendemain venait, et la féérie continuait. On m'annonçait alors que je ne perdais rien pour attendre, et qu'il me faudrait bien un jour payer l'impôt du sang et les intérêts pour cet infini dans mon lit tous les jours.

Comment oublier les yeux humides de .... qui vint reconnaître, après avoir tenté pendant de longues semaines de me le ravir, que vincent n'était que pour moi ? Et tous ces êtres en t-shirt moulants, sûrs de leur victoire, qui venaient se briser sur son indifférence ? Et tous ces couples mimétiques que nous avons suscités, qui tenaient tant bien que mal ?

Si j'avais le temps, je vous raconterais toutes les manigances, les dénigrements, les manoeuvres dolosives, les rumeurs, les clameurs, les sous-entendus, les affirmations péremptoires, les condescendances, de ceux dont la vie se passe à prendre le metro après avoir essuyé un peu de sperme sur le clicl clac d'un inconnu ; mais je n'ai pas le temps, j'ai un copain à appeler, mais je voulais simplement dire à mes commentateurs récents que forcément, au bout de six années à ce régime là, on resiste merveilleusement bien à ceux qui vous disent que vous êtres un trou idiot parce que vous posez une question sur un référendum.

08/02/05 - 22:16

Les gens qui aiment bien ce blog me l'écrivent par mail. Cela me vaut de belles correspondances. Et ceux qui ne l'aiment pas commentent — enfin, personne ne l'aime pas ce blog, car lorsque les jugements sont négatifs, la fureur des commentateurs est telle qu'elle ne peut même pas s'arrêter à ce qui est écrit, il faut, il est impératif que celui qui écrit soit un pauvre type. Remarquez, c'est pratique, cela évite la discussion. — Aucune force au monde n'étant plus dangereuse que la jalousie, aucun être n'étant plus malfaisant que l'envieux, je suis ici tranquille.

08/02/05 - 21:44

Fuck

Je suis assommé par la grandiloquence pompeuse et vide des partisans du oui à la Constitution européenne. Cette rhétorique intenable, qui voudrait nous forcer à croire que le débat oppose des pro-européens à des anti-européens. Sans blague, vous en connaissez, vous, des anti-européens ? est-ce que vous pouvez m'en montrer un ? Il y a en probablement autant que de tarlouses durablement fidèles, soit un nombre statistiquement non significatif. Et pitié, oublions les groupuscules dont tout le monde se fout.
Et quand bien même, s'agit-il vraiment de cela ? Quand vous signez un contrat d'abonnement téléphonique, votre accord dépend-il vraiment de la question de savoir si vous êtes pour ou contre le téléphone ? Si vous négociez le prix de baskets, votre vendeur peut-il vous reprocher d'être contre la Chaussure en général ?
Disons-le simplement. On parle d'un nouveau réglement de copropriété. Se demander si ce nouveau réglement est valable, ou le rejeter; cela ne changera absolument rien à l'existence de l'immeuble.

06/02/2005

06/02/05 - 22:38

Visages

Au début, la beauté des inconnus me brûlait, car elle m'allumait puis m'ignorait, la garce. Maintenant, elle me réchauffe, car elle rappelle les êtres que j'ai aimés.

06/02/05 - 22:09

Message personnel (II)

L'éternité sans toi, que m'importe ?

06/02/05 - 20:23

Avez vous remarqué ? C'est quand une notion devient inconcevable, indéfinissable, que cette notion se cristallise aussitôt en une identité. C'est sans doute la seule façon de la sauver, dans cet attribut mausolée, dans cette sorte de saint suaire pour ceux qui ont besoin d'adorer. Ils portent comme un talisman ce dont personne ne peut rien dire, et les voilà qui proclament: je suis de gauche, ou mon identité est homosexuelle

Celui qui nous débarassera de toutes ces vieilles idoles identitaires;
qui montrera enfin qu'il n'y a plus d'homosexualité depuis que le ciel est vide et les vieux systèmes moraux dévalués,de sorte qu'il n'y a aujourd'hui que des rapports sexuels dont les orifices et les partenaires ne font guère de différence;
qu'il n'y a plus de gauche en France depuis Mitterrand et Georges Marchais si ce n'est par commodité de langage ou pour cacher des intérêts particuliers qui se prennent pour général;
et que, de toutes façons, nous ne sommes rien d'autre que notre voisin, notre prédesseur ou celui qui nous enterrera, et surtout, rien d'autre que ce que nous faisons de nous;
celui-là nous évitera de perdre tant de temps pour ces choses qui n'existent pas.

05/02/2005

05/02/05 - 21:38

Bigre

Brian Joubert me force à regarder Première compagnie.

05/02/05 - 21:36

Message personnel (I)

heute wirst du mit mir in Himmel sein

03/02/2005

03/02/05 - 23:32

Much ado about...

Chaque fois que je discute des idées, on me répond en me parlant de moi. On ne discute pas ce que j'ai écrit, on décrète que je suis ceci, ou cela, trop ceci, ou trop cela, on essaye de savoir qui je suis ou on en déduit ce que je ne suis certainement pas. Bigre. Desolé les gars, mais vous n'en savez rien. Et cela n'a aucune importance. Cela ne changera rien à ce qui est écrit. Et moi, je n'ai aucun avis sur vous. Je n'ai d'avis (et encore, si rarement) peut-être, que sur ce que vous écrivez.

03/02/05 - 22:47

Le pouvoir de dire oui

Hum. Si je comprends bien ce que je lis, , quand on vote, c'est pour "donner un signal", et encore, pas un vrai signal, pas un signal tout court, non, un "signal symbolique". je gardais plutôt cela pour ma vie de couple, j'aime bien les "signaux symboliques" avec mon ...i, mais franchement, quand je vote pour ce qui s'appelle une Constitution, j'espère bien produire autre chose qu'un bip. Ah mais pardon, j'avais mal lu. Il y a une promesse fabuleuse, un grand soir sublime au bout de ce oui (enfin, soyons prudents, il est marqué "peut-être"). Nous aurons des impôts européens. On en pleure de joie, et on s'agenouillerait pour remercier le ciel, si on ne craignait qu'il ne soit vide. Mais pour convaincre les esprits les moins éclairés, on nous rappelle cette évidence que de vrais impôtsce sont donc de vrais services publics européens. La relation logique est ici tellement parfaite, qu'elle ne souffre aucune interrogation. Comme disait je ne sais plus qui, il y a des phrases qui n'ont même pas la chance de pouvoir être réfutées. Je saute donc à la deuxième constante de l'univers : L'impôt et la taxe sont les meilleurs outils de la redistribution et on se dit, en effet, que le servage, l'esclavage démontrent amplement que lorsqu'on impose et qu'on taxe, on s'enrichit plus et que la redistribution est par construction plus intense, lorsqu'une personne capte tout. Enfin, on ne se posera plus ce genre de questions, quand on aura, par bonheur, jugulé l'économie et anéantit le monstre libéral, qui est d'autant plus hideux que personne ne sait très bien à quoi il ressemble. me voilà en tout cas solidement équipé conceptuellement. Que devons nous faire ? "des taxes, mon bon ami. Je vais vous demander des taxes." Que devons nous redouter ? "ce qui est libéral, mon bon ami. N'avez vous rien de libéral caché chez vous ?"

Au fond, tout cela n'a aucune importance. Aucune parce que nous ne sommes, dans tous les cas, plus qu'un sur 25. Et que ce discours là, qui n'a aucun sens, les 24 autres s'en foutent. Et ce sont les 24 autres qui font l'Europe, Constitution européenne ou pas.

 

Résumé des épisodes précédents

Dîner d'affaires à Hong Kong. Je pense à ses fesses, dénudées dans la pénombre de notre chambre d'hôtel, à Budapest, il y a trois jours. Ma tête est encombrée de son prénom. Mon estomac est encombré de la soupe de porc et des méduses du déjeuner.13 mars 2009


Et me voilà tout seul dans un décor de partouze, ce qui est le plus juste résumé de mes dernières années d'existence"15 août d'une année bien révolue


...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau. Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007


Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006


Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre

11 février


Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues. 21 janvier 2006


Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006


La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes. 12 novembre 2005


des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre. 29 octobre 2005


Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance. 16 octobre 2005


Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005


…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005


Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort 21 avril


La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005


Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.
18 février 2005


Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération. 12 novembre 2004


Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004


Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004


Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004


Ils n'aiment pas

Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage Sorty

C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur
Elizabethtessier

Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk

Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie.
Ma Josiane d'amour

Ce qu'on peut lire comme conneries....
Ronans

Et vive les donneurs de leçon
Fantin