Blog négatif (et révolu)

28/03/2005

28/03/05 - 16:24

Empirique

Mes nuits sont plus belles que vos posts.

27/03/2005

27/03/05 - 17:37

Humpf

S'il fallait une raison, une seule, pour justifier d'en finir à jamais avec l'escroquerie pitoyable des gens qui maquillent leur indifférence profonde à autrui dans une identité controuvée de gauche dont ils assomment les autres , je la trouve dans mon blog, quand à mon propos sur l'échec européen — "Elle n'a su ni régler le problème du chômage de masse, ni celui de l'éducation; elle est en retard sur les principales innovations, alors qu'elle a inventé la révolution industrielle; la vie culturelle est ailleurs." — on me répond : "On dirait une Tribune dans le Parisien"

cela me fait penser à ce passage de Montherlant, où il explique que le malheur du mond eoccidental provient du fait que lorsqu'un conférencier vient parler de choses graves à une tribune, les femmes du premier rang discutent du tissu du costume et de la couleur de sa cravatte.

27/03/05 - 17:20

C'est malin

Si j'ai deux hommes de ma vie, avec lequel dois-je partager l'éternité d'un caveau ?

27/03/05 - 17:19

Internationale gay

"Tous les week-ends, les bars sont bondés, les gens ont envie de se rencontrer, des centaines de célibataires y cherchent une histoire d'un soir, voire une romance. Mais beaucoup sont bloqués par l'idée qu'il existe probablement une autre personne possible. Alors on se croise, on boit un verre, et on ne va pas plus loin. Les gens sont très seuls parcequ'ils attendent la passion fusionnelle." Moby, sur New York (dans Paris Match)

16/03/2005

16/03/05 - 23:32

Vivement qu'il remette son pantalon gris, que j'aie à nouveau une envie terrible de le lui enlever

16/03/05 - 23:20

Damien, la fin.

Arriva donc le dernier jour. La seule constante de l'univers c'est qu'à toute chose il y a un dernier jour. Vous le voulez comment, vous, votre dernier jour ? Nous, au moins, nous savions sa date depuis le début. Damien devait quitter Paris, la France, cet hémisphère et le rédacteur de ces lignes à la fin du mois d'août. Je l'avais serré un peu plus fort la dernière nuit, caressé un peu plus tristement le dernier matin, regardé un peu plus fixement lors de notre dernier déjeuner. Je savais que dans quelques heures, je serais comme ces personnages de Tolstoï, qui à vingt-cinq ans, après avoir vécu une aventure extraordinaire, se demandent comment ils vont pouvoir occuper le reste de leur interminable existence.

Vers la fin de l'après-midi, nous sommes sortis sous un orage effrayant chercher un distributeur pour qu'il puisse disposer d'un peu d'argent. Nous courions, je le laissai me distancer, je ne croyais plus pouvoir le tenir dans mes bras. Il était joyeux, il partait vivre ailleurs, il quittait l'atmosphère pesante de cette petite sous-prefecture du monde qu'est Paris. Je n'étais pas absolument triste; je savais ce qu'il y avait sous cette paire de jeans bleu nuit, sous ce mince t-shirt blanc. J'avais encore la consolation de la vanité — même dans la compétition pour les beaux gosses, j'avais eu le meilleur.

C'est au moment où je refermai la porte du taxi que son visage se troubla un tout petit peu, ce qui me fait penser que je pleurais vraiment. Les nuages se séparaient, le ciel redevint clair et une mercedes grise l'emmena à Orly. Je rentrai chez moi, marchant dos tourné aux Invalides, à l'Ecole militaire, à la Tour Eiffel, me demandant ce que j'allais faire de moi et de cette histoire. La réalité peut être plus puissante que nos rêves, que nos désirs, que nos racontars et que notre capacité d'en parler. Nous la dégradons un peu dans des contes et des romans, parce qu'on ne peut pas admettre que tout cela ait existé pour nous seulement; mais c'est bien sûr inutile. Le sort des monuments est que les chiens viennent pisser dessus, et qu'on finisse par les raser pour construire un supermarché ou un parking.

Et, quoi? On aime, on baise, on se quitte, la belle affaire, faut-il vraiment en faire état ? N'importe lequel de mes lecteurs, s'il y en a, ne peut-il en dire autant ? Est-ce Damien qui change tout ? Est-ce ce moment de Damien, ses dix-huit ans, son corps, son ambiguïté, ou bien est-ce l'histoire elle-même, parfaite, mi-sucrée mi-amère ? Je laisse ce problème aux autres. Le propre de ce genre d'histoire, c'est précisément qu'elle vous sépare des autres, qu'elle relègue toute l'humanité dans les autres. "moi, je suis seul, et eux, ils sont tous"

16/03/05 - 22:17

Pour le moment, c'est non

Puisque le sujet semble agiter les foules, je vais en dire deux ou trois mots ici. Faut-il dire oui ou non à la Constitution européenne (pour faire vite, j'ai un oreiller qui m'attend) ? Ce qui est sûr, c'est que le fait de savoir si ce nouveau traité est meilleur ou moins bon que les précédents n'a presque aucune importante, quoiqu'en dise chapi. Les arguments tirés de la pagaille qu'entraînerait le non ou de la difficulté de renégocier à 25 sont tout aussi vains. Puisqu'on nous consulte, nous, et pas nos députés, pas nos fonctionnaires européens, pas nos intercesseurs, pas nos experts, pas nos spécialistes prétendus, et que cette occasion n'arrive que rarement, la seule question que nous devons nous poser est : sommes-nous d'accord avec cette Europe qui se construit, et dont on peut déjà juger des résultats ?

Et là, pardon, mais j'ai beau me creuser la tête, je vois mal comment quelqu'un de gauche pourrait dire oui. La construction européenne a été faite de manière à interdire progressivement toute politique de gauche. La politique de la concurrence a remplacé des monopoles publics par des monopoles privés (avant on devait passer par les PTT pour téléphoner, maintenant on doit passer par France Telecom; avant on devait prendre un avion Air Inter pour faire Paris Toulouse, aujourd'hui on doit prendre Air France); le Pacte de stabilité et de croissance interdit d'utiliser la politique budgétaire pour soutenir la demande; la BCE a pour seule vocation de lutter contre l'inflation, probablement l'instrument le plus efficace de la redistribution. Et si aujourd'hui les européens disent : la concurrence, la discipline budgétaire et la stabilité des prix, on s'en fout, nous ce qu'on veut, c'est de la croissance et des emplois, eh bien aucun élu ne pourra jamais leur donner satisfaction, nos règles juridiques le leur défendent. Alors qu'aux Etats-Unis, aucun homme politique ne peut survivre à un retour du chômage.

Voilà pourquoi les économistes de droite s'amusent et les économistes de gauche fulminent de voir l'Europe ligotée. Le traité est neutre économiquement ? Admettons. Mais dire non, c'est profiter de cette occasion rare de manifester que les européens veulent en finir avec cette machine infernale, qui ne cesse de légitimer ses échecs par les dernières protections de gauche qu'elle n'a pas encore réussi à abattre (lisez : rigidités du marché du travail, contraintes financières des systèmes de protection sociale).

Evidemment, le PS est coincé. A force d'absence, de renoncement, de confusion, de légèreté, de vide doctrinal, il a avalé toutes les couleuvres de la construction européenne, et il y en a eu. Il ne peut plus espérer que l'absolution de ses fautes que lui donnerait un oui.

Au moins, si le oui passe, nous pourrons arrêter de parler politique, car il n'y aura plus guère de politique possible. Nous continuerons à croire que nous pouvons influer, alors que notre droit, notre économie, notre pacte social sera régi par des négociations d'après digestion entre 25 bonhommes qui ne parlent même pas la même langue (oserai-je dire qu'ayant participé à des négociations européennes, j'en suis revenu, comme beaucoup, horrifié ?) et qui connaissent très modérément leur sujet ? Nous nous consolerons en pensant que nous avons donner un signal symbolique, comme disait l'autre.

14/03/2005

14/03/05 - 21:21

Education Nationnnnnaaaaaaale (2)

Le problème de l'Education nationale, ce n'est pas tant que le niveau des élèves baisse (les plus malins se rattraperont après), c'est que le niveau de leurs professeurs lui est désormais à peine supérieur. Dernier exemple : dans le dernier numéro de l'EXPRESS, le représentant de leur principal syndicat motive son refus de la réforme du bac par le fait qu'elle entraînerait une stigmatisation des élèves selon leur lycée d'origine. Admettons. Mais voilà qui ruine pratiquement toutes les autres revendications ou mots d'ordre des syndicats enseignants. A quoi bon en effet maintenir alors le mammouth (lisez une Education nationale centralisée), si sa seule raison d'être (l'uniformité) est niée par les enseignants eux-mêmes ? Comment oser maintenir la sectorisation, si elle piège certains dans de mauvais lycées ? Je vous laisse continuer...

10/03/2005

10/03/05 - 22:17

La vraie vie est ailleurs

La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas.

09/03/2005

09/03/05 - 22:12

L'amour qui ose dire son nom

Après des millénaires d'oppression, l'homosexuel est enfin libre. Louis-Georges Tin et Didier Eribon veillent, l'homophobie sera pourchassée. Le Gay peut être fier. I am what I am et I will survive, mes chéries. Il est temps de passer aux choses sérieuses, écoutons cette communauté longtemps réduite au silence enfin s'exprimer, cet amour oser enfin dire son nom : Le passif, lui, très chaud de son cul, aime sucer de grosses queues pour être sodomisé longtemps et régulièrement. L'actif, moi, aime être sucé de sa rondelle et de ses couilles pour mieux limer le cul de l'AMI et de SON ami. Nous désirons une amitié sincère et sympa avec de bons plans chauds à 3, au lit, sur table, en pleine nature... Si tu aimes le "HARD" tu parleras avec ton maître. Mon mec aime les pinces et les godes, moi le préservatif d'acier, la fessée, la perceuse,les bougies, le fist ... Mails avec photos et nous répondrons. A+ et peut être mieux... c'est par ici

09/03/05 - 20:04

Education Nationnnnnaaaaaaale

Je ne comprends pas comment on peut raisonnablement soutenir que le niveau baisse. Au contraire, je trouve que les lycéens d'aujourd'hui sont aussi bien dressés que ceux de ma génération à aboyer dans le même sens, que les meilleurs d'entre eux sont tout aussi bons en langue de bois, et qu'une partie suffisante de leur classe d'âge a bien assimilé l'art français de la grève. (pour la fellation, je trouve même qu'ils s'améliorent, mais ce dernier point n'intéresse sans doute que moi ici.)

08/03/2005

08/03/05 - 18:59

Vincent

J'emmène, pour nos retrouvailles, déjeuner Vincent à l'une des bonnes adresses que je connais. Nous prenons notre repas entre une célébrité du monde de l'argent et un ténor du monde politique. Cela me console de n'avoir aucune ambition; je ressens tout le manque que j'aurais, à leur place, de ne pas pouvoir être à la mienne, devant ce jeune homme qui suffit à justifier une vie.
Il me parle de lui, mais ce n'est plus à moi de me soucier de lui, ce n'est plus moi qui lui suffit à être heureux.
J'ai malheureusement du mal à aimer mon existence, si elle ne sert pas à transformer celui que j'aime en un bonhomme smiley, avec deux grands yeux ouverts et un immense sourire. Je devrais donc adorer celle que je mène aujourd'hui, puisque je crois y parvenir avec mon *** Pourquoi donc suis-je alors un peu triste ? D'avoir perdu trois années et demi à pleurer cet amour anéanti? D'avoir encore tant d'étapes à franchir avant de retrouver la tranquillité des gens qui sont deux ? De savoir que ce que je bâtis avec *** scelle définitivement la tombe de mon premier amour ?

08/03/05 - 18:41

Féminisme

Le plus noble combat qui reste au féminisme serait d'obtenir l'abolition mondiale de la journée de la femme

03/03/2005

03/03/05 - 12:18

Epilogue

Lulu fait des plans cul.
Lolo fait des plans cul (peut-être avec Lulu ?).

 

Résumé des épisodes précédents

...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau. Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007


Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006


Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre

11 février


Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues. 21 janvier 2006


Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006


La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes. 12 novembre 2005


des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre. 29 octobre 2005


Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance. 16 octobre 2005


Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005


…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005


Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort 21 avril


La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005


Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.
18 février 2005


Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération. 12 novembre 2004


Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004


Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004


Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004


Ils n'aiment pas

Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage Sorty

C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur
Elizabethtessier

Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk

Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie.
Ma Josiane d'amour

Ce qu'on peut lire comme conneries....
Ronans

Et vive les donneurs de leçon
Fantin