Si j'existe, si j'existe, c'est d'être fan, c'est d'être fan.
A force de venir bloguer sans protection, on finit par attraper une cochonnerie. Moi j'ai attrapé un stevezissou, vilain parasite aussi indécollable qu'un chewing gum, aussi sexy qu'un acarien, aussi subtil qu'une fermentation. On reconnait l'infection aux excréments qu'il laisse sur son passage, l'excrétion étant la seule fonction attestée du stevezissou dans l'univers. Nulle trace de ses amours, il doit se reproduire par parthénogénèses, nulle trace d'activité intellectuelle personnelle, le stevezissou n'existe que sur le dos de ceux qu'il surnomme, après les avoir traités de cons — car, comme beaucoup de parasites, le stevezissou pense qu'il est au sommet de la création, qu'il empeste méchamment.
Il n'y a rien à retenir de ses objurgations, car elles ne s'autorisent que de lui-même, premier principe du vrai, du juste et du rocardien. Parfois, dans un relâchement, il essaye d'argumenter ses habituelles flatulences, mais comment démontrer la nécessité de simples pets ?
Non, cette comparaison n'est pas la meilleure. Voilà, Stevechou est un fan. Rendons-nous à l'évidence : ce besoin maniaque de chercher ma vie dans les journaux, cette urgence à me commenter, à rassembler les morceaux de cette vie, les jauger, en évaluer la probabilité, et rejeter tout ce qui pourrait lui faire soupçonner l'existence d'un rival, surtout s'il est plus mince et plus suave - cela atteste que je suis bien devenu son idole, et veuillez croire que je m'en passerais.
Mais le vrai problème, pour moi, est ailleurs. Tous les faits relatés ici sont (mais qui s'en soucie ?) exacts, bien que mon manque de talent pour l'écriture m'ait sans doute empêché de vous en restituer le meilleur. Si maintenant j'ai quelqu'un qui écrit partout qu'ils sont trop "extraordinaires", j'ai peur de finir emporté par la vanité ou d'être écrasé par la nostalgie. Heureusement, heureusement, la soif de féérie est infinie, pour qui ose l'étancher.
En un sens, je peux m'estimer heureux. J'ai passé samedi après-midi avec mon ex Pimousse, mon dimanche après-midi avec mon ex-Vincent, et dans les deux cas, je ne peux que me rendre à l'évidence : ils sont rudement bien, mes ex.
Pimousse m'emmène voir Swan lake, le lac des cygnes "revisité". Ce qu'il y a de bien avec des spectacles qui viennent du reste du monde, et particulièrement du reste du monde anglo-saxon, c'est qu'on est certain qu'on y retrouvera ce qu'au fond, on espère toujours d'un spectacle : de l'émerveillement pour les sens et de la nourriture pour l'esprit. Dans un pays où on ne met jamais plus de quatre personnes sur scène, et où la moitié des pièces créées sont des lectures de textes, comment ne pas être ébloui devant la générosité de cette mise en scène, si peu économe en danseurs, en décors, en artifices, en trouvailles - cela ferait passer tous les défauts, si on osait en trouver. Dans notre république, sous-préfecture isolée et vieillissante qui fonctionnarise ses artistes, on a inventé l'expression "spectacle vivant", parce qu'au fond, on n'est plus trop sûr que cela existe, le spectacle vivant - et selon la même tournure d'esprit qui veut qu'on supprime les mots qui parlent de ce qui existe, on forge des mots pour faire croire en la survie de ce qui n'existe plus. Le dernier ballet que j'avais vu était un ballet de créateur — les danseurs avaient l'air malades et affectés de troubles du comportement. Le clou, c'était la diffusion d'un film sur le petit ami du chorégraphe. La quarantaine abîmée, il était tellement grotesque, dans ses déhanchements dysharmonieux, qui tiraillaient une peau fatiguée, fripée, que surplombait un brushing improbable, apparemment exigé au casting car tous les autres danseurs partageaient cette coiffure, qu'on ne peut que trembler pour l'avenir de tous ces danseurs qui n'ont pas vingt ans.
Le dernier art où l'on nous parle des corps, c'est peut-être la danse, mais là il n'y avait que des cadavres. Alors peut-être qu'il offrait des possibilités infinies de gloses, de bons papiers, de conversations de cocktail, ce qui forme aujourd'hui la pierre de touche de la création contemporaine, mais qui dira que dans l'ordre artistique, il nous a éveillé, nourri, élevé ? cette fichue création française hésite entre deux impasses, celle de ne rien dire, se figeant alors dans une position purement décorative - ce qu'elle nie, mais ce qui est pourtant la conséquence logique, encore que même sur le plan décoratif, on pourrait en redire beaucoup - ou alors de tomber dans un didactisme souvent ridicule, car elle affirme avec force des platitudes ou des erreurs manifestes. Elle peut d'ailleurs combiner allègrement les deux, comme dans ce ballet où l'on avait invité Christine Angot à venir lire ses textes.
Mais ces développements sont inutiles, au fond. Qui songerait à critiquer une fête patronale où l'on fait monter sur scène les enfants des écoles ? Il faut accepter que la scène française, ce ne soit plus que cela, et aller chercher ailleurs que dans cette banlieue obscure du monde les tristesses et les joies que procurent la création exigeante.
Je ne sais pas ce que "vaut" Swan Lake, mais il y avait à voir, cela suffit, courrez-y.
Pimousse m'abandonne ensuite sur le quai du métro, sa vie est ailleurs, désormais. Et la mienne ? Puisqu'au fond, la mienne, ce sont les garçons, d'abord, je me dis qu'il me faut ce soir un garçon. Mes sens ont été réveillés, maintenant, ils ont faim. J'envoie un texto à M. dont la réponse me parvient alors que la nuit était déjà bien entamée, ainsi que mon moral. Le sang me monte à la tête quand je lis qu'il arrive.
Je n'ai jamais vu M., je n'ai fait que lire son blog, qui est aussi merveilleux littérairement qu'inquiétant pour ce qu'il annonce de son rédacteur. Au moins, je sais qu'il ne vient pas chercher l'amour. Il y a un album photo que je regarde souvent - il n'y a qu'une photo qui ne me plait pas, toutes les autres figurent ce sourire de petit garçon pris à manger une sucrerie - et ses deux yeux bleus sont des sucreries. J'aurais aimé le rencontrer en plein jour, j'aurais aimé que nous fassions l'amour sur une couverture, dans un jardin, mais il faudra se contenter des lampes de ma chambre. Et encore, tout cela a bien failli se terminer sans aucun câlin, tant le netromain est gauche, parfois (sans le "de"). Heureusement, j'ai sauté sur l'occasion et sur lui, dès la première allusion à ce qui mène le monde; mon Dieu, pourquoi tes créatures sont si chaudes et si douces sous ma main et sous mes lèvres ? il portait un boxer blanc dans une matière synthétique soyeuse : j'ai encore la tâche blanche sur la rétine. Nous sommes partis dans la chambre: nous sommes-nous embrassés ? je ne me souviens même pas. Ne soyez pas jaloux : faire l'amour une seule fois avec quelqu'un, cela ne compte pas. Il n'y a que moi à pouvoir être jaloux de celui qui transpirait cette nuit là.
J'ai dormi avec lui. Il ronflait. Sa virilité s'est éveillée un peu avant ses autres facultés. Nous avons joui une nouvelle fois sur les draps, dans un petit râle. A dix heures, il était parti.
Laissons la parole à quelqu'un de moins sot que notre sociologue : "Proust a décrit ce fait que nous pouvons être conscient du peu d'intérêt ou de beauté d'un être, et purtant l'aimer et surtout souffrir de le perdre, parce qu'il joue le rôle d'agent de laison, de trait d'union entre nous et l'amour, nous donne accès à une vie où l'amour existe, que l'amour nettoie de tout ennui, une vie où, quoi qu'il arrive, nous ne sommes jamais seuls ou plutôt, ne nous sentons jamais seuls, car le fait essentiel est la possibilité constante de communiquer avec quelqu'un, et non pas le fait de se trouver toujours en sa compagnie. Même, parfois, on peut fuir cette compagnie la trouver importune: il reste qu'en profondeur la solitude est consamment conjurée. Et c'est bien l'annonce d'une solitude irrémédiable qu'apportera, avec l'âge, ce jour "triste comme une nuit d'hiver" où le narrateur devra admettre que seul l'argent, et non l'amour, pourvoia à ses plaisirs sexuels d'une nuit, avec des êtres "qu'on ne reverra jamais."
[notez que le milieu gay a considérablement simplifié le problème, NDLR]
Entendu ce midi à la radio, d'un sociologue "spécialiste de la question" : "si on ne croit plus au mariage, le couple est la vraie valeur aujourd'hui. La preuve, les gens vont le chercher sur le net."
...Nous arrivons à la soirée suivis d'un autre couple gay : un mec dont l'âge est sensiblement supérieur au poids, et son giton, dont la bouche n'a probablement plus qu'une fonction de succion. Après avoir salué la maîtresse de maison, toute de noir vêtue, et sa soeur un peu éteinte, nous piétinons quelques instants au vestiaire, comme c'est l'usage, alors que Pierre B. nous passe devant pour récupérer son manteau ; je n'ose lui demander un abonnement gratuit à T., mais il est déjà en train de prendre nos deux homologues dans ses bras. A peine redescendus, je croise Philippe S., que j'avais critiqué dans un vieux billet de ce blogue, ce qui m'avait valu la fureur de SteveZissou, que je laisse là car j'invite Pimousse à s'entretenir avec Jacques S. de la boîte à laquelle il a postulé, mais Jacques S. est très pris avec Frédéric B. qui est couvé d'un oeil bovin par Laura S. (que je n'ose aller saluer, en tant qu'ancien prof particulier, car j'imagine qu'elle a trouvé aux études autant d'intérêt que notre ZeroSix de GA). Nous essayons de trouver le bar, avec Pimousse, ce qui suppose d'écarter la bedaine en pull over de Guillaume D. , la chevelure poivre et sel de Pascal S., et d'arriver à échapper à l'attraction puissante que produit le jeune DJ, si romantique avec ses cheveux mi-longs. Entre une demi-douzaine de fausses blondes, je parviens à récupérer deux coupes de champagne, que je manque de renverser sur Inès S., qui est décidément sublime. Dans le jardin aménagé en camp touareg, Je croise un vieil ami qui me propose d'écrire dans sa revue (de gauche, comme tout ce qu'il y a ici ce soir); je lui réponds que j'ai peur de donner la gerbe à Sorty, mais il n'a pas l'air de connaître, ce qui me déçoit. Nous essayons de retourner dans l'immense salon : Charles B. et Olivier M. y représentent le cinéma français, tandis que Pimousse et moi représentons les enculés français (encore que l'agent de C., bien connu des spectateurs de M6, puissent plus légitimement que nous prétendre à ce titre). Sur de hauts talons, le chanteur C. vient déposer son cadeau dans l'espace prévu à cet effet: il est la plus blonde de la soirée. Le DJ a le chic pour sentir quand on le désire, et il m'envoie un regard qui me consume. Une femme au visage usiné et recousu porte sur un sein un billet de cinq euros. Je demande à Pimousse s'il s'agit simplement d'afficher son tarif, comme le prévoit de tout prestataire de service le droit de la consommation, mais Pimousse n'en sait rien. A ma légitime question, la femme qui pourrait être la grand-mère de n'importe lequel de mes lecteurs, me répond qu'elle a en fait coller sa robe sur son corps, à l'aide d'une colle médicale, et qu'un épi de blé qui parachevait son habit étant tombé, elle l'avait remplacé par une autre forme de blé. Curieusement, aucun cri n'accueille l'arrivée de Patrick B., il faut dire accompagné de son épouse. Je me dis que le DJ n'a sans doute pas l'âge de préparer le bac...
Dans un billet remarquable par son sens de la mesure et par sa rigueur argumentative, un jeune avocat de GA s'inquiète de la fascisation de ce site de blogues, et un de ses commentateurs au préfixe bien mérité pointe un mien article comme une preuve de ce danger, dans un texte aussi pauvre en mots qu'en teneur intellectuelle. D'emblée, je veux les rassurer tous deux, en leur rappelant que le fascisme, comme force politique, est un cadavre depuis un temps bien plus reculé que l'orgasme qui les a conçus ; mais je partage leur inquiétude, en ce sens que le fascisme semble bien avoir triomphé dans les esprits, tout du moins français.
Car, selon leur tournure d'esprit désormais si commune que nous ne la condamnons jamais plus, il ne s'agit plus de discuter une opinion différente, mais de faire la chasse à l'homme qu'on accuse du pire pour éviter d'avoir à l'écouter, de condmaner au nom d'une essence mauvaise (ils sont fachos) et non pour des actes; et sans bien sûr, s'embarasser d'une quelconque démonstration, tant il y a urgence d'éliminer ceux qui détonnent et d'en expurger la communauté.
Merveilleux internet, qui permet la ratonnade assistée par ordinateur, la proscription en ligne, le nettoyage idéologique à moins de trente euros par mois. Et joie de l'effondrement du niveau scolaire, qui permet de tenir des jugements aussi manifestement idiots, en s'appuyant sur une connaissance historique nulle et une compréhension même pas approximative d'un phénomène pourtant abondamment documenté, en s'autorisant juste, on imagine, d'un sentiment ou plutôt, de soi-disant bons sentiments, selon cette constante funeste qui veut que chaque fois qu'un litre de sang a coulé par méchanceté, un hectolitre a été répandu pour de bons sentiments — tout cela, sans qu' une seule personne n'éprouve le besoin de renvoyer ces pauvres d'esprit à n'importe quel bon manuel de terminale ou de première ni de les prier de se contenter de collationner des photos de jeunes gens dévêtus et d'attendre d'avoir atteint le niveau du brevet avant de porter des jugements définitifs.
Et certes, la disparition complète de l'esprit critique, le refus péremptoire d'articuler un argument en vertu d'hypotyposes paresseuses, les attaques ad hominem ou plutôt ad pseudonem (Z., tu peux me corriger stp ?), tout cela accrédite bien, en effet, le succès du mode de pensée fasciste dans les esprits moyens. Et contre cette forme là, hélas, je crois que nous ne connaissons pas encore de remède.
Le Pou de GA revendique ,dans un long commentaire de mon blog repris dans ses oeuvres complètes, le droit de ne pas croire ce que j'écris ici. J'observe qu'il ne dit pas ne pas y croire, il demande le droit de ne pas y croire. J'aimerais qu'un mien lecteur me rende service de lui expliquer l'évidence qu'il a par-dessus tout le droit de ne pas me lire du tout, ce qui arrangerait nos affaires respectives.
Bref, il m'est tellement facile de lui reconnaître ce droit, que je n'ose ajouter que j'aimerais vivement qu'il l'exerce. Car l'envie, la convoitise et le ressentiment sont les ressorts les plus puissants et les plus maléfiques de l'âme humaine, si on en juge d'après les vingt cinq derniers siècles de littérature, de sorte qu'on ne peut rêver meilleure protection que de passer pour un mythomane. J'invite donc tous les atrabilaires et autres insatisfaits à prendre mes récits pour une plaisanterie, et je ne vous autorise plus qu'à penser, en me lisant : mais où va-t-il chercher tout cela ?. D'ailleurs, si j'étais certain que vous observiez ce commandement de ne pas me croire, de ne jamais me croire, je pourrais sans doute partager beaucoup plus de choses sur ce blog.
Je relève enfin que dans cette succession de poses et d'inventions que l'on m'impute, il en est au moins une, très courante chez les gays, que je ne vous ai jamais imposée : celle selon laquelle je serais beau [syn. = bogosse (n.m.), bombe (n.f.), bfbg (acronyme, origine inconnue), "très agréable à regarder" (hist. : début du XXème siècle, litt. gay, Chats complets de rezog, bibliothèque de la Pléiade, préf. Louis-Geoges Tin, postface D. Eribon, 3ème ed. 2012)]. Et j'ai conservé une discrétion absurde (comprenez : je n'ai jamais osé fabuler) sur mes rencontres et mes amours de GA.
Bref, ce soir, c'est le grand soir. Le gagnant de la soirée mythique, pardon, mytho, c'est...Pimousse. Je crois qu'il est plus heureux que moi, encore, d'aller chez ????. Et le bonheur, chez Pimousse, est une chose qui me rechauffe fichtrement.
J'espérais qu'il ne me donnerait pas la parole, parce que je savais que je risquais de gaffer. En même temps, il me regardait en souriant, il m'avait invité en connaissance de cause, et il est à la fois curieux et joueur. Ahem, je me lance. J'explique que je ne comprends pas très bien la thèse que vient de soutenir le spécialiste-de-la-question, parce que le postulat est manifestement stupide (ce qui s'établit sans trop de difficulté, et que j'illustre avec un exemple élémentaire) et, de toute façon, le lien logique inopérant (comme il l'a d'ailleurs fort bien démontré lui même en fournissant un merveilleux contre-exemple).
Je m'attendais à un persiflage d'autant plus entendu qu'il n'aurait pas répondu à l'objection, car en France on ne répond pas aux objections, on dit qu'elles sont nulles et on renvoie à une explication qui ne vient jamais — mais je n'ai obtenu que du silence ; le silence de toutes les personnes, pourtant jeunes et intelligentes, toutes bien plus au courant que moi, et qui auraient pu au moins essayer de noyer le problème ou de me rabrouer en posant que c'est bien sûr beaucoup plus compliqué que cela, et que seul l'absence de temps les empêche de m'expliquer cette complexité ; mais là, simplement le silence.
Au bout d'interminables secondes, quelqu'un prend la parole pour me donner le fin mot. Et là, tout le monde est gêné de ce que le mot soit si fin, si ténu, si mince qu'il ne prouve rien; et que personne n'en ait trouvé aucun autre.
Quelques instants plus tard, il vient m'apporter une coupe de champagne. Je lui présente mes excuses d'avoir rompu l'unanimité satisfaite des débats (faut-il encore parler de débat ?) ; et lui, dans son sourire superbe, de me dire qu'il n'avait pas espéré autre chose de ma venue, et qu'il aime décidément beaucoup ma façon de mettre toujours les pieds dans le plat . Et puis d'autres choses, sur notre passé, que l'anonymat nécessaire de ce blog m'empêche de vous raconter.
Je vais me la passer encore une bonne centaine de fois, pour me provoquer le même frisson. Ma pauvre âme, qu'est-ce qu'elle a ramené de ton fond obscur ? Mon misérable cerveau, pourquoi tu ne peux rien en dire ? Demain, je serai encore là à trembler, à la chercher pour la refaire jouer, cette chanson. Au moins, avec toi, ce n'est pas comme avec les mecs, je n'ai pas besoin de cacher ce que tu me fais, je n'ai pas besoin de trembler que tu disparaisses avant que je ne t'aie épuisée.
— Allo, netromain? La vérité, j'ai pas trop le temps de lire ton blog en ce moment, hum. Bon, la soirée, c'est quand, pour qu'on y aille ensemble ?
— Oui, netromain, c'est Pimousse. Je ne sais pas si tu as vu mon commentaire, sur ton blog, mais la soirée, je suis disponible.
— Ben, mon netro, c'est moi que tu emmènes, hein, chez .... ? Tu sais bien que je reviens de New York, je sais me tenir, j'étais à des soirées avec Matt Damon. Tu ne vas pas y aller avec ...., quand même ?
Quelque puissance mystérieuse tient décidément à me convaincre que célibataire, je ne suis pourtant pas seul. Entre P... qui se rappelle à moi pour la projection de son court-métrage devant un parterre composé au moins pour moitié de jeunes mâles érogènes qui ont de la conversation, et, là je ne peux vraiment pas même mettre l'initiale, qui m'invite pour une soirée que je ne pourrai jamais raconter sans m'attirer l'accusation de mythomanie. Bon, n'empêche, avec qui vais-je y aller ? Je n'ai plus que quelques jours pour trouver celui que je vais étonner. Mais peut être faut-il aller seul à ces soirées là.
A un moment où l'on désespère des médias, des gens de gauche et du débat public, on ne peut qu'être reconnaissant au nouvel obs d'avoir lancé ce juste appel contre l'horreur carcérale française. Sans doute, il n'en sortira rien, car depuis que la France a des prisons, celles-ci sont ignobles ; et puis, la pénitentiaire, c'est l'archétype du service public à la française : servile pour les puissants, inflexible pour les plus faibles ; plus coûteux que partout ailleurs, pour une efficacité médiocre qui se réduit chaque année; et enfin, incapable d'imaginer une réforme qui ne consiste pas à augmenter et le nombre de personnels et le montant de leur traitement. C'est sûr qu'à quatre, c'est plus marrant d'humilier un détenu qu'à deux. De même qu'à quatre profs sans élèves, c'est plus marrant de jouer aux cartes qu'à deux.
Alors, malgré cet appel et tous ceux qui l'ont précédé, on broiera encore longtemps dans nos geôles administrées des êtres dont 45% sont juridiquement innocents, on violera quelques uns, on s'efforcera de détruire leur humanité avant de les libérer. Tant que personne ne s'avise de les traiter de racailles, eux aussi, François Hollande peut s'occuper d'autre chose.
Bande originale de ce dimanche : le nouvel album de madonna. Question du dimanche : dancefloor ce soir, ou pas ? Vous voyez que je suis comme tout le monde.
Pontault-combaut, Montigny-Beauchamp, Taverny, Melun, Clichy, Montreuil : ces banlieues m'évoquent plutôt les flammes du désir, les ravages de la concupiscence, les brûlures de la volupté, les violences de la luxure, les excès de la débauche et les jets...de foutre. Moi qui aime bien les garçons en jogging, les musculatures sèches et les nuques courtes, la chaîne autour du coup et les tablettes de chocolat imberbes, je dois à la banlieue mes plus beaux souvenirs érotiques, et le premier, d'ailleurs. Je vous ai laissé les cocottes parisiennes, et les fausses racailles en dior, je sais que vous adorez cela ; et, trop de fois pour une seule vie sexuelle, j'ai pleuré de joie en raccompagnant mes amants au RER.
Un jour, peut être, moi aussi je périrai dans une rue de la république, sous les coups d'une bande de jeunes voy... jeunes de cité injustement stigmatisés par le pouvoir de droite alors qu'ils subissent l'exclusion sociale de la mondialisation ultra-libérale ; ce jour là, si quelqu'un dit un mot un peu leste contre ceux qui m'auront retiré la vie, François Hollande exigera sans doute sa mise en prison immédiate pour délit de manque de respect ; moi, là où je serai, je lui ferai un doigt, bien sûr, mais je ne pourrai plus hélas témoigner qu'il n'y a pas plus de déterminisme de la banlieue que d'honneur chez le premier secrétaire du parti socialiste.
Certaines personnalités du Parti socialiste (comme du Parti communiste, mais qui s'en soucie ?), dont je tairai le nom pour en préserver la dignité, si c'est encore possible, arguent qu'il faudrait que le ministre de l'intérieur démissionne pour avoir tenus des propos qui ont provoqué les émeutes urbaines qui se multiplient en France : Tolérance zéro pour les propos de Sarkozy glappit ainsi dans une excitation qu'il regrettera un jour le ventripotent responsable d'une formation autrefois républicaine. Je me demande d'ailleurs s'il est vraiment besoin d'expliquer ce qu'il y a d'ignoble, d'imbécile, d'indigne, d'anti-républicain dans ces paroles, tenues publiquement, et qui dans une démocratie moins délabrée, auraient sans doute entraîné la fin de la vie politique de leurs auteurs. Alors faisons simple, puisque je pense que tout le monde ici est aussi horrifié que moi :
1-comment peut-on sans honte prétendre que des propos, même maladroits, peuvent être la cause ou l'excuse d'actes aussi violents, allant jusqu'à la crémation vivante d'une handicapée ? Comment peut-on oublier des victimes, toutes défavorisées, en justifiant une réaction violente et manifestement illégale pour un froissement de susceptibilité ? Peut-on justifier la suppression de la légalité pour un mot ?
2-Encore aurait-on pu espérer que ce mot fût faux. Mais le raisonnement implicite est bien qu'il ne faut pas déséspérer ceux qu'il a appelés des racailles parce qu'on sait bien qu'il y a des racailles.La nouvelle façon de résoudre les problèmes, à gauche, consiste à supprimer les mots qui les désignent. La nouvelle mission, à gauche, n'est plus d'agir, mais de prévenir les blessures du coeur. Inscrivons-donc dans la Constitution une interdiction absolue du reproche, de l'épithète négative, du blâme. Transformons immédiatement nos policiers en commentateurs de textes. Et veillons à ce que, dans le septième arrondissement, aucun mot un peu rugueux ne puisse troubler la douceur de vivre du politburo.
3-On aurait aimé que le premier principe qui anime des hommes politiques soit le retour à la légalité, quelque chose comme un front républicain, vous voyez ? hum, non. La gauche politique française, qui se croit hollandaise quand elle n'est que munichoise, fonctionne aujourd'hui comme une officine de marketing politique, où il ne s'agit plus guère de militer pour défendre des convictions, mais de fabriquer des convictions aptes à susciter des militants, quelles que soient leur réalisme, leur efficacité, ou même leur dignité. Et ces partis de notables continueront donc à bétonner sur un ton lyrique et messianique des protections infranchissables pour préserver leurs avantages, de la carte scolaire qui évite à leurs enfants de savoir de quoi ils parlent quand ils dissertent sur les banlieues, à la gratuité de l'université qui n'accueille pratiquement qu'eux, quand il faudrait leur faire payer le coût réel de la scolarité de leurs enfants pour financer la scolarité, le logement et la vie de ceux qui veulent échapper à ce prétendu déterminisme, en passant par la mise au pas de tous ceux qui auraient l'horrible tentation de vouloir gourmander ceux qui viennent de battre à mort un passant qui n'est pas homosexuel (parce que sinon, là, attention, hein. On mettra de la disco dans les rues et on dansera solidaires).
Déterminisme de la misère ou misère du déterminisme ?
Quand j'avais l'âge de mes plans cul, le déterminisme si tendance dans les milieux de gauche, du style : dis-moi dans quel milieu tu es né et je te dirais qui tu es, me paraissait inique. Jamais personne ne pourra me dire qui je suis, ni à quoi je peux prétendre, et il doit en aller de même de ceux que j'aime. Il faut dire que dans ma famille, chaque génération a toujours surpassé la précédente tout aussi bien en termes d'études que de réussite professionnelle, malgré les embûches et en l'absence d'avantage de type capital économique ou relationnel Evidemment, il aurait été plus commode pour mes camarades opulents d'un certain lycée parisien, qui faisaient résonner le mot prolétariat dans leur salon de cent mètres carrés, que je me contentasse d'un statut de défavorisé auquel il faut appliquer un traitement social et quelques euros de primes à l'emploi, comme cela aurait arrangé leur parents que mon père restât dans son petit village provençal, ou leur grands-parents que ma grand-mère quitte la misère de la terre. Bref, un certain goût de la conquête me rendait cette thèse étrangère, et ma jeune ambition était bien de leur apporter un démenti éclatant.
Quand l'entrée dans une certaine école m'a forcé de répondre à de nombreuses sollicitations politiques, j'ai répondu à qui voulait bien l'entendre qu'en tout état de cause, cette théorie me paraissait inacceptable pour fonder une politique ; le démocrate doit suppose chez les autres hommes l'absolue liberté, et refuser le déterminisme qui ne peut, par quelque bout qu'on le prenne, mener à autre chose qu'au totalitarisme : ne voyez-vous pas que vous créez ainsi des sortes d'homme, et des politiques méprisables (de transferts, par exemple) qui ne visent jamais qu'à maintenir les différences, en les rendant légèrement plus supportables ?
Quand j'ai commencé à perdre mes cheveux, j'ai compris que la question n'était de toute façon pas là, que le problème de ces théories déterministes n'était pas qu'elles soient inacceptables dans leur principe, ou dangereuses dans leurs conséquences : leur principal vice était tout simplement d'être fausses. Jamais aucune étude sérieuse sur ce sujet n'a pu faire autre chose que lever mille objections, mille réserves, mille conditions, et leur principal promoteur, en France, n'a pu les soutenir qu'au prix d'un bidonnage de ses sources empiriques. Ces théories ne survivent aujourd'hui que parce qu'elles sont faciles à penser, et qu'elles suscitent la considération et une légère admiration aussi bien morale qu'intellectuelle quand on les profère, et comme personne n'y est jamais venu ni par le raisonnement ni par l'étude, aucun raisonnement ni aucun fait ne parviendra jamais à les réfuter, selon le mot si juste de Swift.
Elles survivront, car sociologiquement elles sont toujours portées non par ceux qui devraient, à leur lumière, s'estimer les plus victimes, mais par les rejetons de ceux qui devraient selon leurs prédictions se considérer comme les dominants, dès lors qu'ils redoutent un déclassement par rapport à la situation de leurs parents : fils de profs par exemple avant d'avoir réussi leurs concours ; fils de catégories CSP++ en boîte à bac, etc. ; et comme l'histoire n'est qu'un cimetière d'aristocraties, nous pouvons compter sur un renouvellement permanent de leurs thuriféraires.
Selon la presse et des sources autorisées, il y aurait en France des gens pour discuter l'importante question de savoir si le ministre de l'intérieur peut appeler racaille des émeutiers en bandes organisées qui sévissent sur la voie publique, au motif qu'il ne faudrait pas désespérer les sus-mal-nommés. Je ne me prononcerai pas, car ce dont on ne peut parler, il faut le taire, mais je voudrais signaler l'inconvénient qu'il y aurait à reprendre un vocable qui sert aujourd'hui de promesse marketing à certains éditeurs spécialisés de porno gay et à certaines petites annonces de célibataires désoeuvrés le dimanche dans un débat qui comporte assez peu de pénétrations anales, finalement.
Je me rappelle de ce récit d'un dissident soviétique, qui après quelques années d'univers carcéralo-concentrationnaire dans une zone assez froide de la planète, était parvenu à rejoindre l'occident. Entouré d'une nuée de journalistes, on alla le promener dans une cité, pour lui montrer dans un parallèle saisissant que le capitalisme secrétait aussi des victimes. A une habitante qui se plaignait des carreaux cassés , de la cage d'escalier recouverte de tags, il lui répondit : vous vivez dans une richesse qui m'aurait paru, il y a quelques jours encore, inimaginable. Comment pouvez-vous laisser votre maison, puisque vous en avez une, dans cet état, en attendant je ne sais quoi et en rejetant la faute sur je ne sais qui ?. Cette phrase m'avait interloqué. Mais quelques années plus tard, comme je passais une nuit pleine de promesse avec un jeune homme rencontré la veille, dans une tour hlm toute neuve de clichy, et que je m'apprêtais à le prendre dans mes bras et à lui enlever son haut de pyjama marin, nous entendîmes des coups violents raisonner à travers les mûrs. Je ne pus m'empêcher de m'inquiéter. Il me répondit que c'était le locataire du premier, qui finissait son projet de détruire entièrement les portes d'ascenceur de chaque étage,et qu'il comptait bien avoir terminé avant que l'immeuble ne fêtât ses trois mois d'existence.
On a détruit des tours et reconstruit des immeubles plus standing ; on a édifié des équipements sportifs et culturels, ouvert des lieux d'accueil, et on n'a pas vu le résultat. On a soutenu que le cadre, l'environnement, forgeait le délinquant ; on se rend compte que c'est le délinquant qui façonne son cadre et son environnement. On a répété qu'il y avait là des jeunes défavorisés, sans relever que, ma foi, quand on a un logement, une scolarité obligatoire et gratuite, il y a quand même quelques moyens d'en sortir, attestés par des trajectoires nombreuses et un peu trop passées sous silence. On aurait mieux cerné le problème, si on avait lu Dubet et ses successeurs, qui ont dressé une sociologie convaincante et documentée de la cité. Hélas, on est en France, on ne débat qu'entre anciens élèves de grande école dont le dernier séjour à l'étranger a consisté à s'acheter un macaron rive droite, et on ne pourra donc espérer qu'en l'alternance entre un programme ambitieux de maisons des jeunes et une programme ambitieux de commissariats.
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour