Quelques jours dans la City pour le travail. Je pense que ce post va être aussi pauvre en notations vraies sur Londres que la chanson de Mylène. Au bureau, les anglais sont élégants, drôles et durs. La nuit, ils vomissent des fishes and chips et de la bière.
Le quartier gay ressemble à un quartier gay, en plus grand. Je relève que les gays sont laids, même dans les pays où les garçons sont beaux : ce doit être une constante physique encore ignorée. Après, comment voulez-vous que je ne fasse pas des phrases et des phrases quand je caresse un gay qui est beau ? Il faut bien saluer les miracles statistiques.
*** a résolu le problème : il se tape des hétéros sans le sou. L'avantage des hétéros, outre qu'ils sont presque toujours beaux surtout quand ils ont vingt ans, c'est qu'ils ne vous disent pas que vous n'êtes pas leur style, car ils n'ont pas de style. Pour être honnête, cette réflexion vient d'un cinéaste x gay, qui préfère faire tourner des actifs hétéros, pour éviter qu'ils ne bandent mous parce que leur partenaire a encore ses sourcils. (pardon si j'ai déjà écrit cela)
Revenons à Londres, où je "prolonge pour le week end", comme on dit. Au dernier jour, j'espère que la mort me laissera prolonger pour le week end. Changement de décor : à côté de Picadilly, j'en profite pour tester le MyBed™, dont toutes les amies de ma mère sont folles. J'y suis encore ce matin, c'est dire si je suis aussi vain que les amies de ma mère. C'est un lit pour essayer une triple pénétration. C'est un lit pour Vincent et moi, pour Paul et moi, pour le D... et moi, bref pour mon passé et moi. Le prochain, je ne le laisse pas réfléchir : notre première nuit sera ici, et tant pis pour mon solde débiteur. En attendant, j'ai passé la nuit avec plusieurs milliards de germes qui se multipliaient dans ma gorge.
R. m'a tué juste avant mon départ : il m'a dit que E. était bi. Les filles de l'association sportive, qu'il a honorées, se rappellent surtout un sexe énorme. Moi je me souviens de sa chemise entr'ouverte, et de cette nuit où je ne l'ai pas laissé me raccompagner. C'était il y a trois ans, juste avant mon dernier séjour à Londres.
On lit beaucoup de papiers sur Clémentine Autain, en ce moment. Bien sûr, personne ne parle du fond de sa pensée, car être journaliste politique, en France, cela consiste à s'interdire de jamais discuter une idée ou de réfuter une analyse. On a donc droit à d'intéressantes considérations sur le positionnement de Clémentine Hautain, sur son image, sur ses rapports avec machin ou truc. Je n'évoquerai donc pas le fond : il est évidemment intenable, à moins de ne jamais avoir consulté le moindre ouvrage sérieux, comme pour l'ensemble de l'appareil idéologique de la gauche française (je relève d'ailleurs que plus on est à gauche, en France, et plus on a des idées facilement réfutables ; Hollande peut être démasqué par un élève normal de troisième, Besancenot n'exige que des connaissances de sixième). Pour la droite, c'est plus simple : il n'y a pas d'idées.
Parlons donc de la forme : s'il y a un problème Clémentine Autain, ce n'est ni qu'elle soit une femme, ni qu'elle soit blonde, comme elle le prétend : c'est qu'elle parle comme Sixte écrit. Exemples. Dans l'Express de cette semaine : "Mon profil peut faire consensus" ; Dans le Nouvel Observateur de cette semaine (p. 54) "je déteste ce mot (disponible) devenu hypocrite à force d'être galvaudé" et le merveilleux : "Avoir été en responsabilité (sic) n'est pas mauvais pour s'engager dans une présidentielle".
I. J'ai fêté mon anniversaire, la semaine dernière, à quelques milliers de kilomètres de vous et de mes amis. L'approche des entretiens annuels d'évaluation a bien aidé à provoquer, dans mon équipe, des attentions sympathiques ; j'ai bien reçu, tout au long de la semaine, des sms d'excuse pour des souhaits tardifs. Enfin, je crois que je n'ai rien raté, à jouer l'éloignement, pour cette fin/début d'année : à mon retour, aucun de mes amis n'était disponible pour me voir. Ce serait parfaitement désolant, si, in extremis, je n'étais pas tombé sur Paul, dont l'existence réfute tout pessimisme.
II. On peut vérifier avoir bien voyagé sur une compagnie française, quand on reçoit un message d'elle vous informant que, grâce au programme Flying Blue, on a accumulé assez de miles pour passer du status silverà gold, ce qui nous permettra d'obtenir plus vite des billets prime. Une rapide étude fait apparaître que sur les compagnies anglo-saxonnes, le programme ce serait appelé compliment, excellence ou distinction, et que j'aurais obtenu une carte recouverte de termes français, tellement pluschic.
III. Avec la canicule qui s'installe, les garçons se dévêtent, et il devient plus difficile pour eux de faire oublier à quel point ils sont le paradis. Tenez, si j'étais une petite brune un peu grasse, je partirais dans une nuit pleine de promesses ; je me ferais aborder par un beau gosse qui ne rêve que d'un numéro de téléphone, quand je lui roulerai un gros patin ; qui n'ose imaginer toucher mes seins, quand je lui offrirai mon entrejambe à lécher toute la nuit, le nourrissant lui et ses conversations du mois; qui n'espère que des fantasmes pour se branler les jours prochains, quand je lui donnerai des souvenirs.
IV. J'avais un peu oublié cela, mais avec lui, je me suis souvenu qu'il n'y a que les garçons de moins de vingt ans qui ont à la foisune peau assez grasse à caresser et des abdos dessinés.
V. Ceux qui, en occident, soutenaient ou glorifiaient Mao du temps de la catastrophe chinoise, alors qu'il était impossible de ne pas savoir, étaient d'ignobles salauds, bien entendu. Mais alors, comment appeler ceux qui le révèrent aujourd'hui ?
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour