On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.
On se demande ce qui a pris Dominique de Villepin de rappeler sa lâcheté à François Hollande. J'aurais compris qu'il le traite d'imbécile, puisque ce Hollande parvient à choisir toujours l'idée la plus sotte, la vision du monde la plus facilement réfutable, le raisonnement le moins solide, le jugement le plus faux. J'aurais compris aussi qu'il souligne son manque d'honneur, puisqu'un tel endurcissement dans l'ânerie devrait conduire le premier secrétaire à se démettre pour incompétence, s'il avait le moindre sens de cette éthique de la responsabilité que Weber imposait à juste titre à l'homme politique.
J'aurais compris enfin qu'il lui reproche la bassesse, qui a éclaté pour les siècles des siècles dans son exploitation aussi fétide que pubilque des rumeurs clearstream. Mais pourquoi, entre tous ces jugements également fondés sur François Hollande, choisir le moindre ?
Voyez en outre comment la presse, unanime, s'est levée comme un seul Jean-Claude Guillebaud pour honnir la faute grave qu'aurait commise le premier ministre; et jusqu'à tel commentateur vieillissant de LCI, qui n'hésite pas, dans un raccourci définitif comme on n'en trouve guère que sur le blog d' -alias-, à parler d'une faute unique depuis les débuts de la démocratie athénienne. La vérite, sans doute, c'est que nos journalistes aiment par dessus tout le hollande, qui les dispense de lire, de savoir un peu d'économie, de géographie, d'histoire, de rassembler une documentation avant de parler avec lui. C'est qu'il est reposant, le hollande. Comme il ne connaît pas les sujets dont il parle, vous n'avez pas non plus besoin de les connaître pour en discuter avec lui. Remarquez, j'étais très dur aussi contre Villepin, aux premiers temps de ce blogue. Je me souviens même avoir mis en ligne un petit jeu, dans lequel on présentait deux paragraphes, avec comme question de reconnaître celui qui provenait des Voleurs de feu et celui qui était extrait du blogue de Sixte. Mais enfin, qui pouvait deviner qu'au pouvoir, Villepin nous montrerait ainsi ce que c'est qu'un homme d'Etat ?
Aux époques de solitude, je sens mes histoires passées qui dégorgent. Si je les écris ici, c'est que beaucoup n'ont jamais été racontées nulle part, car je me suis toujours caché d'être gay, en tout cas auprès de ceux avec lesquels je ne couche pas, qui sont la multitude. Je ne veux pas fatiguer mes amis avec ces récits, voyez comme il est préférable de vous les asséner. Faisons bref : le sommeil me gagne. J'ai été dépucelé par Pierre, un lycéen de dix-sept ans, plus maniaque que moi encore, qui ne portait pas de caleçon sous sa paire de jeans. Ma soeur nous avait obligeamment prêté son appartement, sans savoir que je n'y mènerais pas une fille. — Quand Vincent me prenait la main, dans la rue, je la retirais aussitôt : tu veux vraiment que j'aille en taule ? Du coup, il se vengeait en se mettant à ma fenêtre, ***, et en hurlant : Dis, Monsieur, pourquoi il faut que je me déshabille ? — La deuxième fois que j'ai vu Etienne, dans ma garçonnière du sixième étage enflammée par le soleil d'été, je me suis écroulé dans ses bras au bout d'une minute, et je me suis blotti là comme si c'était moi qui avais dix ans de moins.
Il faut que je cesse de voir mes ex. Quoi qu'on dise, un ex est toujours quelqu'un que l'on regrette. Remarquez ici que regretter peut prendre deux sens opposés, comme il y a deux sortes d'ex. Les ex qu'on regrette au sens 1 du Littré : être fâché de ne plus avoir ce qu'on a eu et les ex au sens 3 du Littré :être fâché d'avoir fait quelque chose. Laissons les seconds croire être les premiers, et essayons de croire que les premiers sont en fait les seconds.
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour
24/06/06 - 18:12
"comme on n'en trouve guère que sur le blog d' -alias-"
Comme on en trouvait...
(hélas)
haydencrechedenoel