Blog négatif (et révolu)

29/07/2007

29/07/07 - 00:58

I'm not already dead

Tom Ford, par Herb Ritts


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.

Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné. Faisons du bruit, fuyons le jour, oublions que nous sommes et que nous ne serons plus ; passons d'une bouche à l'autre ; réveillons-nous à trois dans un lit, touchons-nous pour y croire, faisons jouir nos compagnons puis faisons-leur un café ; toi, lecteur, rejoins-nous et nous copulerons.

Avoir les garçons que l'on veut, que vous voulez, et s'enivrer ; se moquer des pédés, des blogueurs et des pédéblogueurs. Voilà tout ?

Il reste une autre chose, je tourne autour, j'y arriverai bien.


29/07/07 - 00:26

Happy Ending

Je m’aperçois en relisant un vieil auteur qu’il a écrit, bien mieux que moi, et bien avant moi, une idée qui me poignarde parfois. Tout est dit, et on vient bien sûr trop tard (mais, euh, tant qu’on est vivant, cela reste tout de même un avantage) et personne ne peut plus avoir l’ambition d’être à la fois vrai et original. Personne ne me l'a reproché mais cette fois-ci, plutôt que d'écrire sous mon faux nom ce qu’un lecteur taquin commenterait comme un plagiat, je vous renvoie directement à ce très bel envoi de Michaux, tiré d'Ecuador :

"Ne me laissez pas pour mort, parce que les journaux auront annoncé que je n'y suis plus. Je me ferai plus humble que je ne suis maintenant. Il le faudra bien. Je compte sur toi, lecteur, sur toi qui va me lire, quelque jour, sur toi lectrice. Ne me laisse pas seul avec les morts comme un soldat sur le front qui ne reçoit pas de lettres. Choisis-moi parmi eux, pour ma grande anxiété et mon grand désir. Parle-moi alors, je t'en prie, j'y compte. "

27/07/2007

27/07/07 - 21:39

A Veaux, le vil conte.

Christophe Barbier, dans son hebdomadaire exercice de conjugaison de la première personne du présent de l'indicatif des différents verbes français, traite les français de veaux au motif qu'ils ne réagissent pas assez à l'affaire Clearstream, et s'interroge avec son style inimitable : "Que faut-il faire pour soulever le couvercle plombé (1) de l'aboulie nationale ? Quel pavé faut-il jeter dans les douves de la politique (2) pour que les citoyens, dessillés par les éclaboussures, jettent un regard sur ces cloaques ? " Moi, j'admire la belle resistance de mes concitoyens au pilonnage médiatique sur une prétendue Affaire dont on a leur a servi la conclusion avant les faits, le jugement avant les éléments, les coupables avant l'incrimination ; et j'aime assez me dire qu'ils sont, en ce sens, beaucoup moins khadafistes que M. Barbier. La seule victime éventuelle de ce prétendu complot-au-plus-haut-niveau-de-l'Etat dont on n'a aucun début de commencement d'allégation — On ne reproche à ce stade à l'ancien Premier ministre que d'avoir fait enquêter (un mot interdit dans la charte professionnelle du journaliste français) sur un listing fantaisiste ce qui a permis d'établir qu'il était fantaisiste (si l'enquête est un délit dans le journalisme français, la réfutation est un crime contre l'humanité)— la seule victime éventuelle, rappelons-le, n'aurait pu l'être que de la même vindicte pressée, approximative et bégayante que nous sert aujourd'hui celui qui a besoin d'une écharpe rouge pour parvenir à écrire une formule comme : l'immense scandale ruisselant du miel de la corruption dont la France fut la ruche (3)." Que l'on occupe deux juges jusqu'à leur retraite à déchiffrer des documents word, admettons. Que l'on insère cinq colonnes sur l'Affaire, entre un dossier sur comment vivent les riches et des nouvelles de Paris Hilton, pourquoi pas. Mais rendons grâce à la sagesse d'un peuple qui veau bien mieux que ses éditorialistes.


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1. Sic.
2. Re-sic.
3. Re-re-sic.

27/07/07 - 13:06

Sans honneur, sans pantalon

Admirons chez le Président de la République une constance assez rare : il n'a pas varié de ligne politique, malgré sa promotion du ministère du budget au ministère de l'Economie et des finances, du ministère de l'intérieur à l'Elysée. Elle consiste, après avoir promis le changement, une nouvelle façon de faire, et annoncé vouloir s'attaquer aux problèmes dont la solution est aussi connue que la décision impossible, à finalement baisser sa culotte dans un sourire étincelant. Jusqu'aux genoux devant les syndicats d'EDF, lors du changement de statut, pour une facture qu'on ne présentera jamais mais qu'il faudra bien honorer ; aux premiers poils de la jambe devant les syndicats d'étudiants, organismes para-mafieux et violents qui ont réussi jusqu'à présent à empêcher la France d'être le seul pays occidental à avoir une université ; et maintenant, jusqu'au gros orteil, devant un minable dictateur d'outre méditerrannée, dans une misérable parodie de Munich qui n'a même pas la peur comme explication. J'aurais compris que la France ne soit pas la première à tonner, elle dont la justice détruit annuellement autant de vies innocentes que d'infirmières bulgares sauvées de notre nouvel ami — mais fallait-il qu'elle aille ainsi se faire mettre ainsi à Tripoli par un sosie de Frédéric François ?

26/07/2007

26/07/07 - 22:28

Netromain.gr

Athènes. J'entretiens mon oblomovchtchina sur les coussins moelleux des lits du Grande Bretagne, et ne me risque sur le balcon (admirez l’effort) que sous les fanfares qui précèdent la relève des evzones. La vie de palace convient si bien à mon "âme fatiguée des luttes de la vie" (original par Baudelaire) ou "de la Vie, ta lutte, fatigue ton âme" (René Char Remix) ou "Putain, trop cassé de chez nase, le keum" (F. Amara bootleg Dub mix)

Le dîner au Restaurant du dernier étage vous surprend par une vue imprenable sur l’Acropole. Ahem, tous les hôtels d’Athènes proposent un restaurant de dernier étage avec cette vue imprenable, d’ailleurs offerte à n’importe quel passant qui peut lever le regard. Mais enfin, surplombant une assiette joliment composée, quelques fausses blondes pouffissimes, et des Brent Corrigan malheureusement rhabillés depuis notre rencontre à la piscine (du 7ème étage, sans vue imprenable il faut le signaler), c’est quand même autre chose.

Eh oui, les jeunes américains sont toujours aussi beaux, j'aimerais sucer leur énergie et pénétrer leur musculeuse résistance quand mes jeunes compagnons de lit français ne proposent que leur maigreur et des flyers. Plus tôt dans l’après-midi, dans le bain à remous du spa, j’ai tenté une conversation avec un exemplaire particulièrement suave de la jeunesse américaine. Le problème, c’est que vous ne pouvez jamais vraiment parler avec un américain: soit il n'a pas de conversation, soit il en a trop. Un américain cultivé vous dominera toujours, car il possède à la fois le meilleur de votre culture maintenant qu'elle s'est figée, plus celle des autres civilisations éteintes, plus la sienne, vivante, qui se fait de tout ce qui compte. Et deux trois citations ronflantes ne suffiront pas à faire oublier que vous venez d’un pays qui n’a aujourd’hui plus de littérature, plus de théâtre, plus d’arts plastiques et …euh…un cinéma subventionné. Il vous parle auteurs, vous ne pouvez lui opposer que des chroniqueurs ; acteurs, vous n’avez que des fils/filles d’acteurs ; œuvres littéraires, vous n’avez que des rentrées littéraires.

Lundi, je retrouve des français pour travailler. Nos compatriotes sont pénibles avec leur manie des horaires étendus ; nous voilà installés au bureau à huit heures, quand il n’y a personne, repartant à vingt heures, quand les grecs quittent à trois heures. Peu sûrs de trouver une idée, mes collègues ont besoin d'écrire beaucoup. A chaque page qu'ils produisent, je vois le temps qu'il me faudra passer à la corriger, négocier que le pluriel prenne un s, ou qu'on limite à une fois par ligne l'usage d' "important" ou de "significatif". Ah, si je n’avais pas été paresseux, serais-je comme eux ? L’esprit ne vient qu’à ceux qui aiment ne rien faire, et qui ont besoin d’expédier rapidement tout ce qui n’est pas rien, c’est-à-dire presque tout (je ne sais pas si je suis clair).

Finissons sur une touche sucrée. Je pense à ** , le beau **, tendre comme sa peau, gentil comme ses baisers et doux comme ses yeux. Les photos d'Athènes, des fausses blondes, des Brent Corrigan et de **, c'est sur mon autre site internet, merci.

15/07/2007

15/07/07 - 15:28

Graphomanie

Moi qui ai longtemps laissé ce blogue inerte, me voilà pris d'une crise de graphomanie, ouvrant partout où c'est facile des blogues, laissant des récits de mes jours ou de mes nuits sur des sites qui vous assurent que vous pourrez le faire en moins de quatre clics, et devraient ajouter : pour moins de quatre lecteurs ; brûlant de publier aussi quelques photos, qui me dispenseraient de ces descriptions qui ralentissent mon propos et le rendent peu crédible. Je vois bien ce qui provoque cette graphomanie ; ces choses qui m'arrivent, je les ai fichtrement désirées, autrefois ; et maintenant qu'elles m'arrivent, je ne suis pas là, je les vis comme un devoir envers l'adolescent empêché que j'étais, et le vieil homme seul que je serai bientôt (enfin, vous me comprenez). A me relire, j'ai ainsi presque l'impression que j'existe, c'est dire.

Il reste que ce blogue ne me convient pas. Pour me protéger, je suis obligé de taire presque tout, de le remplir d'ellipses, de le priver de photographies ; et cela, sans compter ses limitations techniques (oh, des catégories, ou un moteur de recherche, ça pourrait le faire, non ?). Je rêve de tout mettre au même endroit, de tenir le vrai journal de ma vie, d'y ajouter mes lectures et mes plaisirs autres que les garçons : sur GA ? mais a) je ne suis vraiment pas prêt pour un outing et b) je n'ai de toute façon presque pas de lecteurs ici (j'en ai déjà plus sur le site du nouvel obs, où je poste très épisodiquement pourtant, et depuis quelques semaines seulement) — après trois ans, je n'ai même pas réussi à me faire linker par Pheel ni par Nothing, les deux plumes exceptionnelles de GA.

Alors j'écris ailleurs, mais toujours dans plusieurs ailleurs. Chaque tentative pour ne tenir qu'un seul journal de ma vie échoue à la relecture : ce type, qui dans la journée fait (...), qui par le passé a été (...), (...) et (...), et qui a (...) ce n'est pas moi, ou alors, moi n'a pas de sens. Quand je suis tout le seul, je ne peux pas m'empêcher d'être plusieurs ; et il faut que je sois deux, pour ne plus être qu'un.

15/07/07 - 02:20

Moon River (Netromy Fuck Mix)

Lectures bouleversantes. J'ai remis les deux volumes dans ma bibliothèque : quand un auteur vous dit la vérité, il ne faut pas être tout seul.

Dîner avec M. dans un prétendu japonais qui nous sert une pâte au poisson sur du riz dur. M. porte un t shirt avec la mention "ta mère le sait-elle ?" en espagnol. Il me dit que tout ce que nous aimons finira par être interdit, comme les télétubbies en Pologne ou certains albums de Tintin au Royaume-Uni.

N. me demande où il peut jouir, je lui réponds sur ** (qui n'est pas blond, finalement), sur moi, mais pas sur les draps. (...) Je les ai raccompagnés au métro. On s'arrête sur le trajet parce que ** veut une boisson à emporter ; il m'offre un orangina. Je prends une photo de lui, sortant de l'épicerie , et une de N., aussi. Malin, N. n'a pas voulu que je prenne le numéro de **. Il faudra que nous recouchions tous les trois ensemble si je veux **.

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1. Formulation préconisée par la Halde pour remplacer la métonymie qui désigne couramment les petits commerces encore ouverts à une heure, notamment mais non exclusivement le matin du 15 juillet.

11/07/2007

11/07/07 - 20:19

Socrate à Athènes (Netromain Short Mix)

Regardant le clip de Sensitif sur la Marche des fiertés (1) :
— tous ces garçons dont je n'ai pas envie...

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1 la liste des différentes fiertés, trop longue pour être reprise ici, est disponible sur simple demande, joindre une grande enveloppe timbrée pour la réponse

08/07/2007

08/07/07 - 00:45

Demain est un autre jour

(début posté ailleurs)

N. me présente un de ses amis, un blond au visage dur comme je les aime : "On pourrait venir tous les deux, ton lit est bien assez grand pour nous trois...
— Euh, pour faire des chatouilles ?
— Si tu n'as rien de mieux à nous proposer, Netromain.

Le blond en question sent la banlieue et la lessive ; son torse promet ; N. me signale discrètement son état ; j'invente pourtant mille questions pour différer ma réponse ; dix mille problèmes pour ne pas donner la seule qui vaille d'être donnée. N. me dit : "ah la la la, ce que tu es compliqué, netromain ; tu passes à côté de ta vie, là" Je raccroche pour réfléchir, je le rappelle : d'accord, mais demain.

Pourquoi demain ? Aujourd'hui, j'ai passé de longues heures, écrasé par le néant de cette journée, sonné par son ennui et sa solitude, et maintenant qu'un miracle se propose de m'en rendre la fin agréable, je le refuse, comme si la nouveauté était devenue insupportable, et que je m'épuisais à attendre du familier. Et comme chaque soir, depuis trop de mois, je vais me coucher résolu à ce que demain, je reprenne possession de moi-même, comme un mort nous le conseille :Ita fac, mi Lucili: vindica te tibi, et tempus, quod adhuc aut auferebatur aut subripiebatur aut excidebat, collige et serva. Commencerai-je le huit juillet deux mille sept ?




03/07/2007

03/07/07 - 23:09

Le week end d'un Netrosexuel

1. Samedi, je me réveille migraineux. Pas de gay pride, je garde le lit jusqu'à la fin d'après-midi, quand la douleur me quitte enfin. Sur msn, il y a M. M. est un ancien élève, qui me rendait des copies de jeune fille et portait des t-shirts trop serrés. Une de mes connaissances, qu'il avait approché, m'avait montré des photos de lui en caleçon de bain qui m'avaient fait le rebaptiser The Body. The Body me propose d'aller voir Spiderman 3 ; je lui envoie un smiley peu engageant ; nous convenons de dîner ensemble. M. est plus brillant dans la badinerie que dans ses exposés ; il me raconte mon cours vu de son côté ; il y aurait des choses à en dire, mais pas ici.

2. Dimanche, N. vient me rejoindre. A peine entré, il veut prendre une douche. Trempé, il a de curieuses précautions : " Est-ce que je peux utiliser ton (nom de la marque de gel douche) ?" mais c'est peut-être pour me forcer à venir dans la salle de bains. Nous sortons faire les soldes. Je l'emmène là où je m'habillais lorsque j'étais plus mince. Désolé, Monsieur, nous n'avons rien pour votre carrure.. Je regarde N. enfiler les belles choses qui me sont désormais interdites, et nous repartons avec ses cadeaux. Retour à la maison, il commence à pleuvoir. On peut aller dans la chambre, si tu veux, me dit-il. Par moments, je me dis que je ne vis cette histoire que pour vous ressembler. Après avoir joui, il s'enroule dans ma couette. "Il est bon, ton lit" Ses cheveux, très courts, lui font un pelage de peluche. Après le repos, il veut apprendre à se servir de mon elliptique."Si cela pouvait me faire un cul rond, j'en ai marre de pas avoir de fesses."

3. Après avoir claqué la porte, je me reconnecte. Il y a Paul. Je lui propose de profiter du coucher du soleil sur le champ de Mars, sans trop croire qu'il puisse être disponible. Si. Nous convenons de nous retrouver après une douche, car j'ai du sperme sur moi.
Paul arrive free feet (...) La tête contre le coussin du canapé, il me dit qu'il aimerait qu'on le prenne dans les bras. J'aimerais le prendre dans mes bras. Résultat : Nous restons à un mètre l'un de l'autre. Au moment de nous quitter, nous négocions un hug. Je m'endors sur ce hug.

 

Résumé des épisodes précédents

...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau. Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007


Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006


Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre

11 février


Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues. 21 janvier 2006


Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006


La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes. 12 novembre 2005


des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre. 29 octobre 2005


Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance. 16 octobre 2005


Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005


…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005


Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort 21 avril


La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005


Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.
18 février 2005


Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération. 12 novembre 2004


Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004


Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004


Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004


Ils n'aiment pas

Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage Sorty

C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur
Elizabethtessier

Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk

Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie.
Ma Josiane d'amour

Ce qu'on peut lire comme conneries....
Ronans

Et vive les donneurs de leçon
Fantin