Elle prend une gorgée de vin et fait rouler ses yeux clairs de droite à gauche, comme si nous risquions d'être épiés, avant de me confier : tu comprends, netromain, je suis fatiguée des garçons ordinaires. Putain, sortir enfin avec un mec singulier, trash, ambigu, improbable, impossible, insortable, imprésentable, excessif, surlooké, hystérique, monomaniaque, fêlé, je veux dire!
Je ferme un instant les yeux, et je forme le voeu exactement contraire : que les prochaines semaines m'apportent un simple garçon, sans rien d'ajouté, de travaillé, de pommadé, de grimé, de révisé, d'imité ; ni rien de retranché, d'amputé, d'épilé, d'abandonné, de supprimé — et comme garçon idéal, donnez moi une idée de garçon, et du temps avec lui pour apprendre à le devenir.
On se demandait ce que Bouton allait pouvoir dire, dans sa conférence de presse, après qu'un communiqué de presse eut dévoilé le coût pour la Société générale de la fraude d'un de ses traders. Il faut dire que la Générale, c'est un peu le premier de la classe qui la ramène toujours. Quand vous demandiez à un gugusse de la Générale son dispositif de contrôle des risques, il vous disait que c'était le meilleur du monde. Son modèle interne? le plus sophistiqué du monde. D'ailleurs, son patron est une bête, le sous-chef un crack, ses collègues des génies et son assistante, un bourreau de travail. Et au sommet, une coterie d'X, géniaux et donc inauditables. Alors, après un récit quelque peu nébuleux (mais, sans doute, un mien lecteur aurait des choses plus précises à en dire, s'il vient toujours par ici), le dindon désormais inoubliable, expliqua que le fraudeur était "génial". Forcément.
Du reste, la principale conséquence de cette fraude (à part les ***** perdus par gentil employeur), c'est quand même d'avoir permis à Elie Cohen d'avoir compris enfin que sa vraie nature, c'était d'être un expert des marchés financiers. Cela rend du coup bien excusable ses âneries passées et radiodiffusées sur la croissance économique, la gouvernance, EADS, France Telecom, l'avenir de l'Europe, la société de la connaissance et le rôle de l'Etat.
Celui que j'ai manqué, hélas, c'est mon ancien prof, Christian de Boissieu. J'aurais aimé l'entendre asséner d'une voix nasillarde (celle que prennent les sources autorisées quand elles parlent dans un micro) : "cette affaire témoigne de l'importance du contrôle dans les banques", puis enchaîner devant le journaliste médusé devant la portée de ce propos : "les marchés ne sont-ils pas volatils ?" avant de conclure, sur une idée qui sent celui qui a pensé sans discontinuer sur ces sujets depuis un demi-siècle : "la croissance devrait se poursuivre aux Etats-Unis, sauf s'ils entrent en récession."
Il était difficile, aujourd'hui, d'écouter ou de lire les nouvelles du monde en français sans devoir subir le récit de l' exploit de Francis Joyon, qui a traversé je ne sais quoi en bateau dans un temps que j'ignore, qui devrait lui assurer pour moins de dix-huit mois un record que presque personne n'est capable de formuler précisément. Je croyais que, depuis Elen Mac Arthur et Maud Fontenoy, la navigation sportive avait remplacé le tricot comme occupation des vieilles filles qui on'ont pas reçu d'éducation supérieure, concurremment avec la magistrature ; mais non, il y a donc encore des hommes qui perdent leur temps, et le nôtre, et parfois la vie, dans des traversées dont j'avais soutenu, dans une rédaction de sixième, avec une mauvaise foi excusable à douze ans, qu'elles formaient la dernière aventure humaine, quand elles ne sont que la dernière vanité. La belle affaire que d'avoir resisté au vent, au sel, à l'eau et à la fatigue : tout cela n'est rien pour tous les autres, ni un exemple, ni une fierté, ni même un spectacle; il n'en sort jamais rien de bon ou de grand, si ce n'est un récit tellement assommant que personne ne veut l'entendre et une morale du dépassement de soi qui ne ramène sur la terre ferme que des formules plates ou sottes. D'ailleurs, les plus célébrés parmi les marins ne sont-ils pas ceux qui ne sont jamais revenus ? Les autres, hélas, sentent la moule et l'ennui et finissent par réciter des conseils à la Jacques Salomé devant des parterres de cadres moyens dans des séminaires d'entreprise.
On prétend que Philippe Besson, dans son nouveau livre, raconterait une histoire d'amour gay. Cette affirmation n'est pas facilement vérifiable, car si Besson s'achète un peu, je crains bien qu'il ne se lise pas. Mais admettons, et saluons son courage, de s'affronter ainsi à un sujet qu'il ne connaît pas, que personne n'a vu et qui n'existe sans doute pas (*); le tout, sans même savoir écrire, sans la jolie fumée qui sauve les élucubrations des bons stylistes.
(*) qui peut croire le récit, sans doute controuvé, du début de ce blog ?
1. Vincent m'avait reproché d'avoir dépensé une fortune dans un manteau ; aujourd'hui, les jeunes gens que je rencontre sont gênés de ce que je paraisse avoir payé si peu pour mes habits.
2. Les convives de moins de vingt-trois ans vous délaissent de longs instants à chaque appel sur leur portable, de sorte que vous pensez que pour avoir avec eux une conversation ininterrompue, il ne faudrait plus leur parler qu'en les appelant au téléphone ; les convives de plus de vingt-trois ans vous délaissent de longs instants à chaque message reçu sur leur blackberry, de sorte que vous pensez que pour avoir avec eux une conversation ininterrompue, il ne faudrait plus s'adresser à eux que par courrier électronique.
Matthias a une peau sans couleur, des yeux sans couleur, et une tignasse brun-roux. Il porte toujours un t-shirt noir et une paire de jeans bleu sombre. Je ne l'ai jamais vu sourire, sauf quand nous nous sommes enfin adressé la parole, mais c'est sans doute son goût de séduire plus qu'une promesse.
Il me dit : "Tu le fais exprès, toutes ces fautes, sur ton blog ? Une par phrase. J'ai relu le mien, de blog, et je n'en ai trouvé que deux, dans une citation de toi."
Hier soir, je me décide à oublier ma migraine pour rejoindre * au vernissage de l'expo ** . La longueur de mes cheveux ne me permettant pas de les coiffer lorsqu'ils ont séjourné récemment sur un oreiller, je les relave avant de filer par le métro à l'autre bout de Paris. Je me retrouve une trentaine de minutes après, au milieu d'un public choisi, dont je constate avec horreur qu'il ne s'est pas lavé les cheveux depuis l'année dernière. Je sens des regards étonnés devant le brillant des miens, un peu comme ces soirs au Queen où l'on me reprocherait presque de n'avoir pas touché à mes sourcils. D'une jeune femme livide, je retiens l'astuce pour cacher à l'avenir ma passion des shampoings quotidiens quand je serai dans une soirée mondaine : le port du bonnet.
* me présente son amie, qui brûlait de me voir depuis qu'elle avait découvert ma photo sur Facebook, et plus précisément ma bouche puissamment érotique selon elle. L'amie en question est froide comme la mort, et tout son gras est concentré sans sa chevelure (preuve qu'elle sort dans le monde plus souvent que moi). Je prends quelques photos des pièces exposées, pour pouvoir réfléchir plus tard à une folle acquisition ; l'amie en question vient m'avertir qu'elle ne supporte pas d'être prise en photo, j'arrive à peine à lui cacher que j'essaye depuis une heure de ne pas l'avoir dans le champ.
G., le galeriste, me propose de venir dîner avec les artistes ; je lui réponds que c'est le conseil de mon banquier pour me guérir de l'envie d'acheter leurs oeuvres. *** me raconte son séjour à Bucarest, de longues heures à vérifier l'effet que fait la laideur, quand elle est massive et exclusive : "A six heures, j'étais déjà épuisée." Elle m'invite à Berlin, tout le monde va à Berlin, tenez, même Etienne a fêté le nouvel an à Berlin ; j'ai l'idée d'une sorte de Bucarest avec des arbres et des Hedi Slimane dans les rues ; nous verrons bien. Je rentre assez tôt, j'ai un long message de Y. sur notre controverse sur la musique atonale : je lui accorde tout ce qu'il me dit, en lui précisant que la conclusion n'a aucune importance, ce qui compte, c'est tout ce qu'il a assemblé pour y parvenir. Et toujours pas de bisou du grand bonhomme vert.
Je ne sais toujours pas utiliser une perceuse, déboucher une bouteille, repasser une chemise, faire correctement mes lacets, monter à vélo, descendre à ski, changer une ampoule ou un plomb, laver les sols ou les vitres sans laisser de traces, jeter les choses inutiles, faire à manger. C'est vous dire si je serais mieux en couple.
Et voici l'âge où les enfants vous disent "vous". Si le respect dû aux années ne le commandait pas, ce serait la mathématique, parce que vieillir, c'est ajouter des moi à d'autres moi. Je ne pense plus comme le moi que j'étais il y a deux ans, dans un autre métier ; j'écris moins bien que ce moi que j'étais en khâgne, mais je sais plus de choses ; je baise bien mieux que ce moi qui se dépucelait sur un clic-clac ; et je pourrais continuer la liste (et je la continuerai sans doute, quand vous serez vous-même devenus un autre).
Ce n'est pas comme si le moi présent supprimait tous les autres, qui se succéderaient sans se connaître, mais plutôt comme si ce moi assistait à un spectacle, toujours seul dans la salle, mais avec le temps, de plus en plus de personnages sur scène. Il y a des moi que je préfère, beaucoup de moi dont j'ai honte, quelques moi qui n'ont vraiment pas été à la hauteur de la situation, et peut-être deux moi que j'admire. Mais voilà que je suis amoureux, et là, à toute époque, je suis le même : pas de changement, pas de progrès, pas d'expérience, pas de lassitude, pas de corruption, pas de perfection ; de mes dix ans à maintenant, de celui qui n'avait jamais touché personne à celui qui a eu le coeur brisé mille fois, amoureux je ne suis qu'un ; le vrai netromain, alors ?
Et chaque fois qu'un de mes moi tombe amoureux, tous les autres reconnaissent qu'ils auraient aussi aimé cette personne.
Le premier jour de 2008. C'est le jour où il faut garnir son blogue d'un long billet, où l'on retrace avec une distanciation amusée les principaux événements de son existence des douze derniers mois, et où l'on annonce ses ambitions pour la nouvelle année — m'enfin, c'est aussi le jour pendant lequel on ne souhaite rien d'autre que de roter son alcool de la veille avant de retourner au lit, tellement semblable à celui dans lequel on se branlait encore à la toute fin de l'année précédente.
Bernadette et Claude Chirac, derniers voeux à l'Elysée, janvier 2007
Je prends sur moi de retarder encore quelques minutes un endormissement si nécessaire, parce que j'ai peur que vous ne me laissiez plus ensuite revenir sur 2007, année pourtant capitale pour moi.
Il y a tout eu en 2007 : l'amour, la douleur, l'argent, l'absence d'argent, l'amitié, la solitude, l'art, les livres, la mort, les très jeunes gens ; je pourrai cesser maintenant de nourrir ce blogue de nouveauté, et vous écrire un mot par jour sur quelque chose de cette année 2007 : mon triplet avec Nicolas et son mec, le joyeux erasmus, quelques autres rencontres aux yeux bleus parce que j'en avais la fringale, et beaucoup d'échecs car-je-n'étais -pas-leur-style,-désolé.
Ségolène Royal, sept d'or du meilleur divertissement télé 2007
2007 restera aussi, puisque nous n'oublions jamais les années où nous avons enterré quelqu'un, ni celles où nous avons perdu les faveurs de quelqu'un ; les autres, indiscernables, se fondent dans des époques où tous nos souvenirs se mélangent sans ordre. Ce n'est pas que la mort, la nôtre, ne nous obsède pas tous les ans, comme une possibilité à laquelle on ne finit de se préparer que lorsqu'on finit ; mais la mort des autres nous pose un problème bien différent, celui de réussir à leur survivre, qui est un peu le même problème que l'amour (pardon de parler d'amour sur un site appelé gayattitude).Ce journal durera-t-il jusqu'au moment où, par la nécessité, il deviendra un obituaire ? Ma grand-mère disparue, mes parents sont en première ligne, maintenant (je n'oublie pas que je risque de mourir avant eux, mais je viens de vous dire que c'était un autre problème) : je ne pourrai assez vous dire ce que cette idée a d'insupportable.
2007 sera pour moi l'année des rechutes, rechute dans l'horrible vice de la lecture, retour aux jeunes gens, retour à une très vieille passion ; et une année égayée de découvertes, dont je n'ai pas parlé ici, puisque ce blog est négatif et qu'il faudrait que je tienne un blog positif mais alors à accès réservé, car la gratuité c'est le vol selon M. Denis Olivennes, agrégé de droit notarial, mention protection de la rente.
Nathalie Kosciusko-Morizet annonçant au Grenelle de l'environnement qu'elle n'utilisera plus que du fond de teint bio pour aller au conseil des ministres
J'ai mené l'année passé une vie plus brutale, plus douloureuse, faite de courts éblouissements et de longues ténèbres, d'ennui et de volupté ; ; tout cela est bien, mais tout cela n'est pas de mon âge, et surtout, cela est dispersé, fractionné, incohérent ; j'ai trop attendu du hasard, qui ne m'a pas trop mal servi, mais comment accepter cette subordination de grosse passive ? Car à la fin, il faut reconnaître que je mène ma vie exactement à l'inverse de ce que je souhaitais.
Kabbalists do it better
Ce qui tient debout, c'est le désir d'admirer, ses maîtres ou ses amours ; or, je n'ai plus de maître, j'ai des "n-1" ; et mes compagnons n'aiment que les jeans taille basse, la trance, les substances interdites, les marques et les bars, toutes choses dont je me fiche (à part les pantalons taille basse chez les autres) ; et j'ai enfin vu les dégâts qu'avait causé chez moi cette passion des gens stupides parce qu'ils sont maigres et qu'ils n'ont pas le bac. Sans doute, une partie de moi désire cette vie où l'on jouit de corps différents tous les soirs, où notre corps est porté tous les jours à l'incandescence par un nouveau tendron, dans des épisodes de quarante-cinq minutes sans surprise; sans doute, il fallait que j'aprenne à baiser sans me poser trop de questions, pour la pureté formelle de l'acte, la joie de progresser dans une technique et un art, mais voilà, quelle autre vie j'aurais, avec un compagnon ! Je peux me comparer chaque année avec ceux de mes amis dont l'orientation sexuelle moins funeste a permis de bâtir un foyer (encore que la fin de l'année a abattu mon couple d'amis le plus glamour, le plus puissant, le plus enviable).
Carla Bruni "At Last the Secret is Out", No Promises
Mais j'arrête là les plaintes, après une mention quand même, mais une mention rapide, de l'horreur d'avoir des voisins, et je me mets au travail : la construction d'un moi qui me plaise, la recherche d'un autre qui me convienne. Voilà aussi ce que je vous souhaite pour 2008.
(Merci à S. pour m'avoir fourni les illustrations)
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour