Je reçois ce soir un message de lui : "j'espère que ta journée a aussi bien commencé pour toi que pour moi"
Je lui réponds : "j'aimerais que toutes mes journées commencent comme celle-là"
Ne fallait-il pas écrire "commençassent" ?
V. qui l'a regardé curieusement, comme si elle voulait échanger L. G. contre mon ***. (mettre des initiales pour éviter de se faire repérer sur google).
Avec le temps, on finit même par oublier ce que c'est, qu'aimer.Mes yeux voilés par l'habitus gay, le coeur sous plastique avec un réservoir, l'esprit plein de la comptabilité sexuelle que tiennent les pédéblogueurs, j'étais préparé à tout, fors l'histoire d'amour, alors que *** ne me parle que de cela. Je reste stupide, en lisant ses messages qui m'arrivent au fond de la nuit, et je suis presque soulagé qu'il soit loin ce week-end quand je lui envoie des promesses d'un autre monde. Je croyais être devenu assez sec, en vous fréquentant, en vous lisant, en singeant vos sales vies, puisque vous m'aviez dit qu'il fallait choisir l'amour ou les garçons — et tant pis si mon passé vous démontrait le contraire, vous m'assuriez que je l'avais rêvé et que ce n'est pas comme cela que les choses s'étaient passées.
Je râlais donc ici en parlant de sentiments, et mes lecteurs tapioles traduisaient que je ne niquais pas assez; mais j'avais beau ressasser des sentiments passés, je n'éprouvais plus que du ressentiment compassé. Qu'il est doux que vos vies soient vides puisque la mienne n'est plus pleine ! Enfin, je m'étais résolu à vivre cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée) et voilà, *** me force à me retrouver, serais-je amoureux ? Est-il amoureux ?
Ce soir, dîner avec S., qui observe d'abord que tous les gens autour de nous sont très beaux, puis que c'est sans doute qu'il n'y a aucun homosexuel, avant d'en tirer l'implacable conclusion que nous contribuons donc à réduire la beauté de cet endroit, nous les deux seuls pédés. Moi, je n'ai d'yeux que pour mon voisin, une sorte de lorenzo bettancourt porté à la perfection (photo disponible sur simple demande), qui regarde tendre et gauche sa copine intarissable, avant de lui prendre la main ; et moi de réapprendre avec lui les gestes de l'amoureux, pour mon prochain dîner avec ***.
Appel Républicain : texte écrit à plusieurs, qui comporte beaucoup de phrases nominales et de majuscules, et qui n'invite à rien. Exemple — historique : à l'origine appel d'intellectuels à l'insurrection (milieu des années soixante du siècle précédent), puis appel d'intellectuels à la grève (années soixante dix), certains historiens datent la fin de cette forme littéraire de l'appel des intellectuels en faveur de Ségolène Royal ou "avant qu'il ne soit trop tard" qui prononçait la fin des intellectuels. Nous pensons que, même si l'appel républicain n'appelle à rien, et que les signataires ne se réclament pas d'une élite pensante, il convient de le rattacher, par sa grandiloquence et son messianisme, à cette forme littéraire, dont il constitue sans doute le style pompier).
Au début, on disait de Sarkozy : évidemment, ce qu'il propose pour l'instant est stupide, et il le justifie d'ailleurs stupidement, mais cela pourrait être pire, on aurait pu avoir Ségolène Royal ! Aujourd'hui, on est obligé de reconnaître que l'on a Ségolène au pouvoir.
*** m'avait prévenu qu'il ne serait disponible que mercredi. J'essaye d'obtenir la soirée, parce que les douces rêveries dans lesquelles il m'a plongé depuis notre rencontre ont fait que j'ai accumulé pas mal de retard dans la correction du boulot de mes collaborateurs (cette affirmation fera sans doute rire certain commentateur, qui a relevé les milliers de fautes de ce blogue) — à quoi *** me répond, d'un ton définitif, qu'il finit à seize heures, et qu'il commencera à s'ennuyer à seize heures trente. Du coup, je lui fixe un rendez-vous au Grand Palais, et j'abandonne mes collègues à une autonomie qu'ils ne cessent de réclamer sauf quand ils prétendent qu'elle les stresse, pour une promenade sous la caresse d'un soleil d'hiver, vers d'autres caresses peut-être.
*** est méconnaissable, ou presque. Sa grande mèche rabattue est remplacée par une broussaille, son sweat vert pomme de lycéen s'est transformé en un noir uni d'ex-compagnon d'une mannequin italienne. Il me parle gentiment, et nous traversons la Seine entourés des angelots et des candelabres du pont Alexandre III, pour un peu je finirais ce billet avec des vers, tellement c'était beau.
C'est beau, mais encore ? Il faudrait agir, et je ne fais que contempler. Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne dois pas mes amours à moi-même ; pas de Vincent, pas d'Andrew, pas d'Etienne, enfin personne, si j'avais dû les séduire ou les convaincre, je n'ai eu qu'à accepter, progressivement, pour éviter que leur désir ne s'épuise en une satisfaction trop rapide. Les gens qui n'ont pas le privilège de la beauté finissent par développer des talents de séducteurs ; ils connaissent les mots et les moments — je n'ai rien appris de tout cela, j'ai rencontré des gémeaux qui ont fait tout le travail.
Allez, c'est beau, c'est assez. Je suis avec ***, nous sommes aux Invalides, le tombeau de Napoléon est déjà fermé, nous choisissons une terrasse, ce sera un Oreo Milk Shake pour le jeune homme s'il vous plaît, *** renvoie un appel sur sa messagerie, *** m'aimerait donc un peu ? Il est dos au soleil, forcément il m'aveugle ; il n'y a plus de soleil, la nuit est tombée, nous n'avons pas fini le récit de ses vingt ans sans moi ; et pour la première fois, je regarde ses jambes — les jambes, cela comprend ou cela exclut les fesses ?
J'écrirai ailleurs notre conversation, il est tard, il me raccompagne chez moi, je le raccompagne au métro, il m'a fait des promesses, et moi, malgré mes trente ans, je les crois.
J'ai dit ici la misère de la plupart de nos rencontres, les insupportables concessions que nous devons faire pour satisfaire notre orientation sexuelle, les heures gâchées à chercher à nous attacher des âmes mortes, l'amour en quatorze minutes trois fois par semaine, et le bonheur médiocre que nous donnent des partenaires. — il fallait bien que je sois puni, mes commentateurs souhaitaient tellement que je sois puni !
Eh bien ca y est, et ma punition, c'est d'avoir rencontré *** au rayon philosophie du Gibert, avant de finir avec lui dans un café de Saint-Michel, malgré son hésitation (tu sais, je suis timide ).
***, brun et drôle.
***, dont le sac est rempli de choses incroyables.
***, qui me montre des films de sa carrière internationale.
***, qui me parle de ses concours.
***, qui rougit quand je le taquine.
***, qui se souvient de tout ce que nous nous sommes dit.
***; dont la vie est la seule qui vaille d'être vécue, il en a eu tellement plus que moi !
Et plus il me parle, plus il m'enchante, plus je m'évide, plus je disparais, incapable de me retrouver. Quand son visage se rapproche, je m'éloigne, je ne veux pas de mon existence physique, comme si l'espace devait ne contenir que lui. Sa gentillesse est une brûlure sur mon non-être. Rappelez-moi, qui suis-je ? Il faut que je relise ce blog, j'ai perdu ma trace. J'ai jusqu'à jeudi pour retrouver ce qu'il pourrait aimer en moi.
Pour ceux qui liront ce blogue dans quelques siècles, et n'auront à juste titre aucune idée de nos misérables divertissements, faut d'avoir acheté l'édition de la Pleiade de ces mémoires, qui seule garnit la moindre allusion d'une savante note d'explication, sachez qu'un journal a publié un prétendu SMS adressé par le président de la République, juste avant son remariage, à son ancienne épouse, message dont le texte serait, à peu près "si tu reviens, j'annule tout."
Permettez-moi de réclamer que ce message soit vrai — ce serait, d'un homme qui a tout, y compris des maîtresses, la plus poignante, la plus brute, la plus pathétique expression de la passion amoureuse. Notez qu'un suicidaire aurait pu écrire exactement le même texte avant de se pendre ; de quelqu'un qui va épouser le fantasme de millions d'autres, cela devient sublime.
Quant à Carla, il était quand même temps qu'elle se rende compte, à quarante ans et après tant d'interviews où elle se flatte de polygamie, que c'est bien plutôt eux qui l'ont consommée, et que la durée très courte de ses aventures est celle de la vanité et de la concupiscence, les seules passions qu'elle pourra jamais susciter chez ses partenaires.
Qu'il est devenu compliqué de mettre en détention provisoire ! Le parquet parisien a dû tenter toutes les motivations possibles avant d'y parvenir pour Jérôme Kiervel, avec cette inconséquence virevoltante qui fait le charme des pas frais émoulus de l'ENM. J'imagine notre recordman trader, croupissant avec huit personnes louches et une chiotte sale dans une cellule de la Santé, après diverses vexations y compris anales de fonctionnaires pénitentiaires. il y attendra de longues semaines faites de nuit sans sommeil d'être extrait au petit matin, sans préavis pour attendre de longues heures un entretien dans le cabinet des juges d'instruction, et devoir y défendre son cas, affaibli, amaigri, sans idée de la date de son procès et de la fin du cauchemar. Et je pense qu'il doit être en train de se dire, comme tant d'autres avant lui : comment se fait-il qu'avant, je n'ai rien dit, rien fait contre cette barbarie, rien exigé de ceux qui voulaient mon suffrage ? Comment ai-je pu tremper dans cette indifférence ignoble, fermer les yeux sur cette horreur carcérale et judiciaire, alors que même des sénateurs l'avaient décrite ?
I. Nous sommes assis avec ses camarades de classe sur le sommier épuisé. En face, il y a C., qui déclarera son homosexualité quelques années plus tard, et son inséparable copine, dont le prénom m'échappe. Glissant contre moi, sur le matelas incliné, ** badine avec sa voix forte ; j'ai la tête tournée de l'autre côté, vers la tache du soleil sur les draps; je pense que je ne sais pas l'heure qui l'est, que je m'en fous comme un lycéen en vacances, qu'il n'y a plus de temps, que je ne pourrai pas retourner le baiser sous ces draps maintenant qu'une demi-douzaine de culs s'y sont assis. ** nous demande ce que nous avons fait, au début de l'après midi ; nous répondons par un clignement d'oeil appuyé, et lui de reprendre, en pointant une trace blanche sur mon t-shirt noir : "ah ouais, cherche pas, on a compris, c'est trop dégueu"
II. Jean-Louis m'avait accueilli avec des dizaines de bougies, dans sa chambre d'étudiant, le lendemain de notre rencontre à la sauterie de Jack L. D'ordinaire, quand nous sortions avec S., lui revenait avec plein de numéros de téléphone, et moi plein d'émerveillements sans suite ; mais Mouna A. était sans doute un trop gros morceau pour lui. C'est S. qui m'avait d'ailleurs poussé à rappeler Jean-Louis dès le lendemain, et à accepter la surprenante invitation d'un jeune homme pas farouche à passer la soirée chez lui, plutôt que de sortir dans un restaurant ou un bar. Je crois avoir déjà raconté l'histoire ailleurs dans ce blog : on pourra vérifier que mes témoignages sont concordants, ce qui suffirait en France, à faire mettre n'importe quel tiers en prison. Et, moi, arrivé chez Jean-Louis, fier et doux, au lieu de le prendre dans mes bras, au lieu de le couvrir de caresses et de baisers, je lui fais la conversation. Nous finissons, par la grâce du destin qui m'accorde une seconde chance, dans son lit ; il a vêtu un pyjama, je m'endors contre ses rayures.
III. Je dis à V. que j'aimerais faire des photos de lui ; il veut bien, mais il me défend de photographier autre chose que son visage, car il considère qu'il a un gros cul. En l'espèce, le gros cul, ce sont juste des fesses dessinées, qui me mettent en feu dès qu'elles sont portées à ma connaissance, mais pas moyen de le convaincre — Nous faisons des photos avec S., qui est si fier de ses nouveaux sous-vêtements, achetés sur internet car introuvables en France ; il me dit "prends pas mon cul, c'est l'horreur, il est trop maigre"
IV. Lui — mais enfin, ce bisou que tu me demandes, c'est quoi ? Un euphémisme ?
Moi — Euh...ce serait plutôt une synecdoque
V. Il y a dans ce blog des récits d'amour, de coucheries et des mouvements d'humeur. Mais ceux qui le lisent se font une fausse image de moi, je le vois bien en discutant avec quelques uns. C'est donc que le vrai netromain, ce n'est pas celui qui aime, qui couche, et qui râle ?
Vieille dame un peu sourde aimant les divertissements télévisés au plus haut niveau sonore possible recherche casserole bien contondante pour s'endormir sans délai et sans réveil. Faire proposition à l'auteur de ce blog, qui fera suivre.
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour