Blog négatif (et révolu)

30/03/2008

30/03/08 - 19:31

Gay Attitude

Peut-être que la fin de cette histoire avec *** m'aura assez brûlé le coeur pour qu'il n'en reste rien de vivant. Alors, enfin, pourrai-je avoir la gay attitude.

29/03/2008

29/03/08 - 18:07

Formentera et Mademoiselle Agnès

Probablement, l'oscar 2008 de la plus grande faute de goût sera attribuée à une dame dont on ne connaît que le prénom (Mademoiselle Agnès), qui déclare dans le supplément Styles de l'Express n°2959, p.90 : "Une escapade en amoureux. Formentera. C'est sauvage, préservé. J'adore la mer. Je me vois avec une robe à fleurs dans une bergerie arrangée par Starck." Ceux de mes lecteurs qui connaissent Formentera sentiront l'égout derrière cette image d'une beauté souillée par un décorateur pour femmes refaites, l'affichage désolant d'un goût de banquier d'affaires sorti d'une ESC ou d'avocat à talonnette devenu Président de la République française et jouirons de la revanche éclatante de tous ceux qui n'ont pas fait fortune rapidement devant l'usage qu'en font ceux qui ne la méritent pas. Mais sans doute Mademoiselle Agnès est-elle elle-même un bien de consommation de standing pour banquier d'affaires sorti d'une ESC ou avocat à talonnette devenu Président de la République française.

28/03/2008

28/03/08 - 22:31

Tante Axel Kahn

On me dit que je pérore sur ce blog. C'est peut-être vrai, mais j'aime aussi y dégueuler. Il m'arrive, comme à vous, d'être nourri de ces bêtises qui nous sont servies un jour, puis reservies des semaines entières, recuites dans leurs jus. Nous devons celle du jour à Axel Kahn, la vieille tante moraliste. Vous ne connaissez pas ? Pourtant, tous les six mois, il publie un ouvrage, de sorte qu'il a plus de livres à son actif que de lecteurs, ce qui n'est pas rien ; et cela lui vaut de causer dans le poste, dès qu'il y a un sujet de philosophie morale au programme du gouvernement ; il le fait comme seules les vieilles dames de son âge savent le faire, en passant le temps avec des mots en majuscule et des phrases qui ne finissent jamais. Dernier sujet en date :faut-il autoriser la vente libre de tests de paternité, à l'instar de ce qui se passe dans certains pays ? Et Tante Axel de nous expliquer que mon Dieu non, quelle horreur, quelle erreur, il ne faut pas bien sûr, au nom de quoi ? au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant et du contrôle du juge, bien sûr. Merci ma Tante, mais oserais-je suggérer qu'avant de sortir l'artillerie habituelle des comités d'éthique (où l'on éthylise surtout), tu prennes le temps de te demander s'il y a bien un problème éthique ? En l'espèce, il s'agit juste, au pire, de confondre le mensonge d'une femme, et de rétablir une égalité entre elle et ceux qui la sautent; entre elle et ceux qu'elle a enfantés. La belle affaire que tout cela. Faut-il interdire l'annuaire inversé au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant et du contrôle du juge ? Il faut croire (et se désoler) que l'idéal de nos élites pensantes, en somme, ce soit la France du XIXème siècle, celle où les délocalisations ne fermeraient pas les usines où il est si bon de travailler à la chaîne, celle où l'absence de techniques médicales nous ménageraient de belles histoires à la Maupassant, et celles où l'on ne pourrait écouter de la musique que dans les kiosques des jardins publics, sous contrôle de la maréchaussée.

24/03/2008

24/03/08 - 21:30

Attali et moi

Hier soir, pour occuper une de ses insomnies que je dois à *** (car je dors à peine depuis que je le vois), je découvre un intéressant reportage consacré à Jacques Attali, au milieu d'une émission se demandant s'il est encore possible de réformer la France. Comme il s'agit d'un travail de journalistes, on ne discute évidemment pas de la teneur des propositions de la commission Attali, on s'attache à suivre le personnage, comme on le ferait d'un surveillant pénitentiaire sur le thème : faut-il en finir avec la barbarie carcérale française ?, d'un ostréiculteur sur le thème : faut-il saler les huîtres ? ou encore de christophe wilem sur le thème christophe wilem. On se demande pourquoi les gens lisent moins de romans ; c'est parce qu'on a transformé tous les sujets en histoires. Bref, une séquence nous montre un dîner chez Jacques, les invités de Jacques, parmi lesquels Xavier Bertrand et, si j'en crois la voix off qui ne s'est pas présentée, quelques p.-d.g. éminents autour d'un prix Nobel. Et Jacques, surtout, le visage rond et plissé comme une vieille chatte que l'on caresse, de répondre à la stimulante proposition de l'interviewer : "vous en connaissez du beau monde !" par : "et vous n'avez encore rien vu." (enfin, quelque chose du même tonneau).

Comment ne pas être renvoyé à sa propre médiocrité par cet étalage de petits fours et au bout des doigts qui les tiennent, tant de gens importants ? Après des études brillantes, pourquoi ne suis-je pas un intellectuel recherché, qui court le monde pour annoncer les idées qui le changeront (le monde bien sûr, vous-avez déjà vu un intellectuel changer ?), et par quelle injustice ou déchéance cruelle n'ai-je pas à ma table, tous les soirs, ceux qu'on voit à la télévision ?

Et bien je dois vous dire que j'avais exactement l'idée contraire en tête : il m'a fallu ce pénible reportage pour me rendre compte à quel point ma réussite est totale. Au moment de ce cocktail à Neuilly avec Xavier Bertrand, moi je dînais sous la lueur de la tour eiffel avec ***, à une table obtenue en faisant jouer quelques restes de privilèges, et nous nous disions les choses les plus importantes du monde, jusqu'à ce moment où, lui parlant d'amour, j'ai dû arrêter car ses yeux se brouillaient. Autour de nous, et moi aussi, nous étions tous en costume sombre, car nous sommes morts bien sûr ; et lui portait une paire de jeans troué, formant sur ses jambes une constellation de peau nue. Et comme je l'ai écrit en hommage à quelqu'un d'autre, ce soir là, dans ce monde comme dans tous les autres, il fallait être Netromain. Vous me direz que les capitaines d'industrie qui se tapent des lycéennes de Passy et ne prétendent pas qu'il s'agit d'autre chose que d'un vice (voire une question de standing), sans doute moins agréable d'ailleurs que les cigares qu'ils utilisent parfois avec elles et les belles voitures dans lesquelles ils les ramènent chez leur maman. Et je préfère ne rien vous répondre, car j'ai besoin de votre mépris pour ma tranquillité ; je l'admirerai seul, et si vous l'admirez, que ce soit dans l'ignorance qu'il aime les garçons et qu'il aime dîner avec moi.

J'aurais probablement pensé l'inverse il y a deux mois, quand je ne connaissais pas *** ; je voyais assez que j'avais tout sacrifié pour les garçons, mais qu'il n'y a plus de garçons, il n'y a que des internautes qui cherchent du dial ou un doigt, et qu'à cette vie dédiée aux intelligents et aux sensibles, comme dans le beau livre qui me l'avait faite découvrir , je devais renoncer pour un long ennui indistinct du néant, comme dans Presque rien ou dans Grande Ecole. Autant porter une cravate dix heures par jour et s'appeler senior vice-president, si cela peut nous éviter de vivre comme Calixte-22-ans-depuis-dix-ans ou comme Bluecosmic. Mais il y a ***, après Vincent, Damien, E. et les quelques autres dont je n'ai pas parlé. *** en qui mon intelligence ne croit pas, malgré l'évidence, malgré mes vérifications fébriles sur internet. — La vie sans toi, ce n'est pas vraiment la vie,***. — Samedi, il m'a invité à déjeuner ; il portait son pull à rayures, qui me rend fou. Nous sommes rentrés à pied, et par un curieux hasard, nous avons croisé quelques personnages de ma vie antérieure, qui s'inquiètent de ne pas avoir de mes nouvelles, alors qu'elles sont devant eux, avec un pull à rayures, et qu'ils feraient mieux de se taire, quand *** me fait voir pour la première fois sa fragilité. Au moins, ils pourront témoigner, quand je n'y croirai plus, que j'ai bien passé ce samedi avec mon rêve. Au bout du chemin avec ***, je n'ai pas pu lui demander sa main, comme je le lui avais promis, ni le prendre dans mes bras, comme l'ordre du monde l'exigeait. Je n'ai pas cessé de trembler depuis.

Et pourtant, cher Jacques, je veux bien reconnaître la supériorité de ta vie sur la mienne : Xavier Bertrand sera toujours disponible pour un repas gratuit, (et plus encore lorsqu'il aura cessé d'être ministre), alors que *** peut m'être ravi à chaque seconde ; la vie de salon est immortelle, quand nos amours ne vivent pas plus longtemps qu'un papillon. Demain, tu auras un autre ministre à table, et moi, je n'aurai que des larmes ; où donc est ma victoire ? Ah, si, peut-être, de ne pas m'être ainsi trompé toute ma vie. L'avantage des études supérieures, c'est d'avoir appris à lire ceux que tu as mis au pillage, et ceux qui les ont réfutés, et ceux qui ont expliqué que les problèmes n'étaient pas ceux dont les premiers et toi débattent.

22/03/2008

22/03/08 - 22:57

Citations du soir

"La vie est la chute d'un corps."
Paul Valéry

"La vie, cet aperçu."
(le même)

"Je t'embrasse"
***

22/03/08 - 08:43

Citations du matin

"Le mariage, c'est Sarkozy."
Raphaël Enthoven, fournisseur officiel de l'Elysée, dans Un jeu d'enfant, la philosophie, (écrit en décembre 2006)

"Et comment Sarkozy va-t-il rebondir ? En prenant de la hauteur, c'est certain."
Jean-Marie Rouart-de-l'Académie-Française, chroniqueur scientifique, dans Paris-Match n°3070, p.71

"Je sais que la terre est plate"
Raphaël (l'autre, celui qui ressemble à une femme)

20/03/2008

18/03/2008

18/03/08 - 00:10

Sic Transit Gloria Gaynor

Il y a deux ans : "Dis, Netromain, tu pourrais demander à ta C., puisque tu la connais, enfin, je veux dire, que tu la vois, je suis sûr que vous n'êtes pas très proches, quand même, enfin bref, tu pourrais lui demander un autographe ? Oui, sur son disque, quoi. Pas pour moi, mais quitte à lui demander, fais en faire deux. Et je peux venir avec toi à sa soirée ?"

Il y a deux mois et un mariage : "Franchement, Netromain, t'as pas honte ? Ta copine, c'est une pute."


18/03/08 - 00:02

Capture totale, de Dior

Le secret d'un teint éternellement jeune ? CAPTURE TOTALE, de Dior. Nouveau Fond de Teint Sérum.



SHARON STONE. CAPTURE. Le premier fond de teint Sérum Dior aux pigments Cristaux Liquides HD™, pour un maquillage du teint en "haute définition", ultra-lisse, uniforme, à l'éclat spectaculaire.

Enrichi en Centuline™, il corrige tous les signes visibles de l'âe et préserve la beauté de la peau.


(extrait d'une publicité publiée dans l'Express de cette semaine. Pour des raisons de droits réservés, nous avons dû substituer à la photo originale une autre, très Sérum elle aussi, de la star américaine)

16/03/2008

15/03/2008

15/03/08 - 19:05

Le Dieu caché

Un homme vivait heureux car il s'était libéré du rêve de Dieu. Il disait à qui voulait l'entendre que Dieu n'existe plus et que nous devons nous contenter des créatures. Pourtant, un soir de janvier, sans le moindre présage, ni la moindre prière, il rencontra Dieu. Curieux, non, qu'il ait pu reconnaître celui qu'il ne connaissait pas ? Aucun doute, pourtant : c'était bien celui que les hommes appellent Dieu, qui se tenait ainsi devant lui, et lui parlait du Paradis. Dieu s'en alla, mais la vie de l'homme changea. Il négligea son travail pour le culte ; il prépara un temple où Dieu vint le visiter ; il combla la divinité d'offrandes, et le Dieu lui fit des promesses, et Dieu lui fit des caresses. Dieu vivait au ciel, et Dieu était presque toujours absent ; Dieu envoyait bien des messages d'amour par voie électronique, qui faisaient vibrer la poche et le coeur de l'homme, mais Dieu ne venait plus au temple. Alors l'homme se lassa du Dieu absent, et ce temple qu'il avait construit, il le rasa ; et, après avoir regardé les ruines de sa foi, il retrouva le monde, et le monde était beau, et le monde était bien.

10/03/2008

10/03/08 - 23:49

J'allais publier ici un billet, quand, soudain, un doute affreux s'est emparé de mon esprit : y-a-t-il vraiment des lecteurs sur ce blogue ?

09/03/2008

09/03/08 - 11:39

8 mars. Journée de la femme.


Ma vie est pleine de ***, et je ne peux parler de lui, ce qui condamne ce blogue à parler du reste, qui n'est rien. Si j'admets aux signes cliniques que je suis bien amoureux, à quoi bon écrire ce qui vous est connu, car je m'honore d'avoir des lecteurs qui ont du coeur. Je m'amuse néanmoins de cette curieuse tournure de mon esprit, qui veut se prouver qu'il est rationnel d'aimer ***, par l'inventaire de toutes ses qualités (non, les qualités, je ne les connais pas encore, je ne connais que les plus extérieures, les plus immédiates), mettons plutôt ses talents. *** est un prodige, qui se promène dans plusieurs vies extraordinaires, tout en restant un gamin, et en m'accordant du temps pour une raison qui m'échappe, à moi qui ne suis ni extraordinaire ni gamin.

*** synonyme alacrité. Au moment où j'écris ce mot, mon téléphone me signale un message de lui, le premier du matin. Hier je lui avouais que ma journée ne commence qu'après son message du matin, comme celle des fumeurs après leur première cigarette.

Hier encore, il m'a appelé, lui qui n'utilise que les sms ; il m'a dit qu'il était libre, qu'il voulait me voir. Et *** est venu chez moi, me coupant les jambes pour le reste de la soirée, cette soirée Salope où je ne l'avais pas convié. Car j'ai beau chercher, aucune de nos rencontres ne m'apporte de remède, la déception qui me servirait d'anticorps, la révélation qui me rendrait ma liberté. Je me sens sec comme de la terre de cimetière, et il vient pourtant chaque jour y semer de nouvelles fleurs, moi qui ne porte depuis longtemps que des pierres tombales.

J'ai répondu à son message, et me voilà sans vie jusqu'à sa réponse. (je cherche comment éviter la répétition dans cette phrase, ami lecteurs, une suggestion ?)

Confessions d'une adolescente. a) Hier, il était si beau, je voulais garder quelque chose de cet éclat, et j'essaye, sans lui dire, de le prendre en photo, en faisant comme si je jouais négligemment avec mon portable. Celui-ci se venge, et produit un bruitage qui me trahit. b) Je lui ai offert le thé et une part d'un des gâteaux de la soirée, qu'il goûte le premier. Après son départ, je n'ai pu m'empêcher de porter à mes lèvres la fourchette.

Liste de ses promesses : M'inviter à dîner sa spécialité. Me composer une playlist. Partir à * et à * avec moi.

Lui. Tu risquerais de regretter de les découvrir, mes penchants





07/03/2008

07/03/08 - 22:49

Douceur du soir

Reçu ce soir ce message (j'ai supprimé les mentions trop précises, comme toujours sur ce blogue)

Bonjour M. ***,

je ne sais pas si vous vous rappelez de moi mais j'étais dans un cours que vous donniez l'année dernière.

En bref, j'ai gardé un excellent souvenir de ce cours, notamment de votre
sens de la logique et de la pédagogie. Vous arriviez à rendre les difficultés
très simples, souvent par des raisonnements "à l'extrême"

Depuis que je travaille il y a assez souvent
des moments où je pense "Mais, qu'en dirait M. ***??"

Je me rappelle en particulier un cours où (...), etc etc. Que pensez vous de (...) ?
Pensez-vous que (...) ? Ou bien que (...)?

Et que pensez-vous de(...)?
Est-ce que vraiment (...)?


Si vous avez un peu de temps, je serais vraiment curieux de lire votre
opinion sur toutes ces choses...


(Prénom)


Alors que tant de doutes m'empêchent de dormir, j'avoue avoir senti comme une douce chaleur en lisant ce message.

 

Résumé des épisodes précédents

...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau. Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007


Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006


Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre

11 février


Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues. 21 janvier 2006


Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006


La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes. 12 novembre 2005


des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre. 29 octobre 2005


Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance. 16 octobre 2005


Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005


…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005


Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort 21 avril


La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005


Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.
18 février 2005


Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération. 12 novembre 2004


Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004


Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004


Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004


Ils n'aiment pas

Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage Sorty

C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur
Elizabethtessier

Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk

Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie.
Ma Josiane d'amour

Ce qu'on peut lire comme conneries....
Ronans

Et vive les donneurs de leçon
Fantin