Blog négatif (et révolu)

14/06/2008

14/06/08 - 20:32

Oeuvres complètes

Les journaux intimes de ceux qui les écrivent toute leur vie alphabète comprennent inévitablement trois parties : la première est consacrée à toutes leurs premières fois ; la deuxième à toutes leurs ruptures ; la dernière est un obituaire.

(allez, c'était petit billet de rien du tout, et j'arrête le temps que GA nous gratifie enfin d'un webmaster qui rétablisse les fonctions de base du site)

14/06/08 - 18:40

Ca y est, je déménage. Vu qu'il n'y a plus de webmaster sur le site, plus aucune sauvegarde possible, et qu'il y a des traces (mal écrites, j'en conviens) mais des traces de moi qu'il me déplairait de perdre une nuit parce que j'ai contrevenu aux CGU ou bien qu'un serveur a planté, je vais écrire ailleurs. Merci de me prévenir si jamais quelqu'un reprend le développement du site, et qu'on peut sauvegarder à nouveau.


08/06/2008

08/06/08 - 13:04

Revu Vincent hier soir. Les séparés n'espèrent pas l'éternité, car ce serait une éternité de séparation.

07/06/2008

07/06/08 - 19:52

Le sens des valeurs 2

1. Le français est devenu si petit-bourgeois qu'il ne pleure plus que pour la mort de ses fournisseurs.

2. A propos de fournisseurs, personne n'a réclamé ici qu'on appelle désormais Jean-Daniel Cadinot Monsieur Jean-Daniel Cadinot ?


07/06/08 - 16:23

Le sens des valeurs

Lui — le stagiaire énarque, à peine arrivé, est déjà en train de me faire des sous-entendus salaces.
Moi (dépité) — Ahem, et alors, tu vas succomber à ce jeune énarque ?
Lui — Ah ben non, toi t'es normalien, cela ne se compare pas, quand même.

07/06/08 - 16:19

Actualités

J'aime assez écouter Papillon de Lumière ; les arrangements sont de Laurent Boutonnat, et les paroles correspondent à cette quête de la simplicité que Michel Berger n'avait jamais pu achever de son vivant, malgré les envols de "Babacar, où es-tu, où es-tu ?", "Ella, elle a" ou encore "Cézanne peint" ; Cindy chante de manière ramassée ce que Madonna ratiocine depuis ses débuts, avec plus de poils de chatte il est vrai. Et, dans quelques couplets, quel fabuleux résumé de l'échelle des valeurs des adolescents gays de la porte de pantin, qui viennent se brûler les ailes et se faire mettre des doigts au Carré ou au Raid, maintenant qu'ils ne peuvent plus montrer leurs fesses sur GA ?

Du reste, l'influence de Cindy a débordé largement nos ipods pour rentrer de plein pied dans le débat politique. Je lis dans le Figaro d'aujourd'hui que Nicolas Sarkozy vient de charger le gouvernement de lui proposer avant l'été une loi qui créerait un droit opposable à la célébrité pour tous les citoyens et résidents réguliers sur le territoire de la République. On aurait même pu rêver d'une belle unanimité à l'Assemblée, n'était la position de François Hollande de refuser le texte s'il restait muet sur la question de la durée de travail des people, et celle de Ségolène Royal considérant que cela ne réglerait pas la question du revenu minimum de célébrité, que seule une ambitieuse taxation des stock options pourrait financer - on surveillera les amendements avec attention, et on propose de notre côté la création d' une haute autorité de lutte contre l'anonymat, dont la présidence serait confiée à Louis Schweitzer, et le collège formé d'un membre du Conseil d'Etat, un membre de la Cour de cassation, un membre de la Cour des comptes, et quatre wii pour occuper les séances, qui pourrait saisir les tribunaux en cas d'absence de passage à la télévision de plus d'un mois de toute personne en faisant la demande, et transmettre éventuellement au Procureur les dossiers les plus graves. Il ne sera pas dit que la patrie des droits de l'homme sera la dernière à garantir l'égalité devant la caméra, et Rama Yade, dans une érudite tribune publiée avant-hier dans Paris-Turf, inscrit cette démarche dans la quête ancestrale de la lumière par l'homme, depuis l'océan quand il était encore un poisson, jusqu'à aujourd'hui quand il est devenu une morue.

Mais Cindy l'incomparable, elle, est déjà passée à autre chose. Depuis que le théâtre français est réservé aux auteures, elle se dit qu'elle pourrait briguer le molière, et hésite entre un Vieux Alsacien Blonde qui aurait la profondeur des silences d'Amanda Sthers, ou bien un Dieu du maquillage où dans la foulée de Yasmina Reza, elle recopierait un procès-verbal d'assemblée de copropriétaires pour une pièce ambitieuse et sans concession.

05/06/2008

05/06/08 - 00:09

Billet pour moi-même


V. : " L'ivresse, la paresse, les caresses"

M. : "Il y a eu trois passions dans ma vie : la passion de l'indépendance, la passion de l'indifférence, la passion de la volupté"

 

Résumé des épisodes précédents

...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau. Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007


Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006


Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre

11 février


Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues. 21 janvier 2006


Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006


La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes. 12 novembre 2005


des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre. 29 octobre 2005


Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance. 16 octobre 2005


Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005


…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005


Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort 21 avril


La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005


Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.
18 février 2005


Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération. 12 novembre 2004


Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004


Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004


Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004


Ils n'aiment pas

Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage Sorty

C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur
Elizabethtessier

Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk

Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie.
Ma Josiane d'amour

Ce qu'on peut lire comme conneries....
Ronans

Et vive les donneurs de leçon
Fantin