Blog négatif (et révolu)

24/02/2008

24/02/08 - 00:14

Mon petit amoureux

Avec le temps, on finit même par oublier ce que c'est, qu'aimer.Mes yeux voilés par l'habitus gay, le coeur sous plastique avec un réservoir, l'esprit plein de la comptabilité sexuelle que tiennent les pédéblogueurs, j'étais préparé à tout, fors l'histoire d'amour, alors que *** ne me parle que de cela. Je reste stupide, en lisant ses messages qui m'arrivent au fond de la nuit, et je suis presque soulagé qu'il soit loin ce week-end quand je lui envoie des promesses d'un autre monde. Je croyais être devenu assez sec, en vous fréquentant, en vous lisant, en singeant vos sales vies, puisque vous m'aviez dit qu'il fallait choisir l'amour ou les garçons — et tant pis si mon passé vous démontrait le contraire, vous m'assuriez que je l'avais rêvé et que ce n'est pas comme cela que les choses s'étaient passées.

Je râlais donc ici en parlant de sentiments, et mes lecteurs tapioles traduisaient que je ne niquais pas assez; mais j'avais beau ressasser des sentiments passés, je n'éprouvais plus que du ressentiment compassé. Qu'il est doux que vos vies soient vides puisque la mienne n'est plus pleine ! Enfin, je m'étais résolu à vivre cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée) et voilà, *** me force à me retrouver, serais-je amoureux ? Est-il amoureux ?

Ce soir, dîner avec S., qui observe d'abord que tous les gens autour de nous sont très beaux, puis que c'est sans doute qu'il n'y a aucun homosexuel, avant d'en tirer l'implacable conclusion que nous contribuons donc à réduire la beauté de cet endroit, nous les deux seuls pédés. Moi, je n'ai d'yeux que pour mon voisin, une sorte de lorenzo bettancourt porté à la perfection (photo disponible sur simple demande), qui regarde tendre et gauche sa copine intarissable, avant de lui prendre la main ; et moi de réapprendre avec lui les gestes de l'amoureux, pour mon prochain dîner avec ***.

commentaires

24/02/08 - 11:27

netromantique... c'est vrai que cela fait du bien de parler et d'entendre parler de sentiments tant on est environné par des choses pour le moins vulgaires. J'ai décidé ces derniers jours de faire une sorte de fichier avec la liste des sollicitations reçues : ça donne essentiellement de simples "salut", souvent agrémentés de photographies pour le moins... euh... surprenantes ! :p En substance, ça donne : "salut ! Pas d'obséquiosité entre nous ! Je ne te sers pas la main, c'est trop crade... par contre, on pourrait peut-être se serrer la bite ?". Etrange façon de faire connaissance. :p

28/02/08 - 20:10

«*** me force à me retrouver»

ah, je vois que je suis utile! je suis très flatté d'avoir contribué à la reconstruction du grand netromain.

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Résumé des épisodes précédents

...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau. Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007


Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006


Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre

11 février


Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues. 21 janvier 2006


Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006


La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes. 12 novembre 2005


des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre. 29 octobre 2005


Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance. 16 octobre 2005


Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005


…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005


Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort 21 avril


La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005


Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.
18 février 2005


Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération. 12 novembre 2004


Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004


Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004


Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004


Ils n'aiment pas

Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage Sorty

C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur
Elizabethtessier

Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk

Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie.
Ma Josiane d'amour

Ce qu'on peut lire comme conneries....
Ronans

Et vive les donneurs de leçon
Fantin