Où Netromain nourrit la rancoeur de ses commentateurs masqués.
1. Les aigres commentaires que j'ai reçus ici me fournissent enfin l'excuse que je cherchais pour ne pas vous écrire mes deux nuits avec ***, alors que la vérité est que je suis bien incapable de le faire ; après tout, l'histoire est encore vivante, Dieu merci, et on ne peut écrire bien que de la tombe, quand tout n'est pas dit, justement, mais que tout est fait, et qu'on a l'éternité pour trouver comment le dire. Mon coeur est encore chaud de son corps, mes yeux sont encore chauds de ce qu'ils ont vus, ma peau est encore chaude de la sienne ; dans la pénombre du matin, après une nuit épuisée de n'avoir rien reçu de lui, sa première main, sa première bouche, sa peau enfin à moi, son abandon, enfin ; même ceux qui n'ont pas connu cela en ont l'idée, pourquoi en faire des mots ? Que cela me tourne donc encore longtemps la tête, mais que cela ne devienne pas tout de suite des phrases !
2. La coïncidence entre lui et mon désir est effrayante. Chaque chose nouvelle que j'apprends de lui me plonge dans l'angoisse, car c'était une chose dont j'avais rêvée, parfois même dans mes plaintes d'ici. Ou alors, n'avais-je pas compris le monde ? Réjouissons-nous, le paradis est ici, il y a un Dieu pour nous exaucer et nous justifier.
3. Je sais qu'il est fait pour être perdu — Et pourtant la peur de le perdre m'épuise les nerfs.
4. Evidemment, il s'est allongé dans le lit en jeans, et évidemment, il a mis ses chaussettes sur l'oreiller.
5. Il a de plus en plus vingt ans.
6. Elle chantait devant nous la déclaration que je n'osais lui faire, sous un faux ciel étoilé et la menace d'un autre soupirant ; et moi je pleurais sans prendre même la main de mon beau brun, pendant que ma voisine d'à côté épouillait sa machoire de débris alimentaires et que celle de derrière reniflait les bulles d'une morve abondante.
7. Parfois, quand il me dit qu'il m'aime, je le crois. Mais j'arrive assez bien ensuite à combattre cette funeste illusion. Il ne dit la vérité que lorsqu'il écrit "mon romain" ; je suis à lui, et c'est tout.
8. Je regarde toujours les beaux garçons, mais par envie d'être eux pour être beau contre lui. Il y a la tristesse connue des laids de ne pouvoir posséder les beaux, et il y a une tristesse infiniment supérieure, des laids qui possèdent des beaux.
Oh, comment des gens peuvent-ils oser moquer le sublime Netromain? Y aurait-il une pointe de paranoïa, pour voir ici de l'aigreur et là du désamour?
Ah le petit cachotier... mais tu pouvais simplement dire le pays de destination, par quelque formule prétéritive que tout le monde loue chez toi! Je suis sûr de ce que tu peux sacrifier un instant ton humilité pour dire ce qui est la vérité.
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour
23/04/08 - 01:18
Oh, comment des gens peuvent-ils oser moquer le sublime Netromain? Y aurait-il une pointe de paranoïa, pour voir ici de l'aigreur et là du désamour?
Ah le petit cachotier... mais tu pouvais simplement dire le pays de destination, par quelque formule prétéritive que tout le monde loue chez toi! Je suis sûr de ce que tu peux sacrifier un instant ton humilité pour dire ce qui est la vérité.
valerio