euh non je ne dirais pas cela ainsi... ou alors oui peut être pour la frange la plus superficielle et parasitaire de ton lectorat ! En effet on sait tellement peu de choses de ce brave garçon, hormis qu'il est classé au Michelin, qu'il faudrait vraiment être obsédé et inconscient pour se jeter sur un inconnu qui ne nous a même pas été présenté.
*** étant un personnage imaginaire pour le lecteur, le lecteur lui laisse la place qu'il lui convient de lui accorder, dans et selon son imaginaire. Ce qui n'a, de fait, aucune incidence sur la réalité ou la vérité, le vécu du lecteur n'étant qu'une infinitésimale sous-fraction de cet ensemble. L'auteur peut donc, autant de fois qu'il lui agréé, multiplier les apparitions de ***, *** étant pour le lecteur le grimoire où le flou de son insatisfaction trouve matière à projeter quelque codicille compensatoire, mais assurément vain.
Dit autrement, le lecteur tient *** pour un être de mots et ce sont les mots qui lui prêtent quelque chair. Bref, le lecteur s'en tient à l'indicatif de la lecture, et n'en profite pas pour réécrire au conditionnel passé l'éventuel néant de sa propre existence, dans le sot espoir d'en oublier l'échec avéré.
Mais si, dites-le lui! Ce qui lui est important, ce n'est pas de se croire heureux, ni même de l'être, mais de penser qu'il l'est plus que les autres et d'imaginer qu'on l'envie... Ah, obsession et perversion du luxe...
ah non, moi je suis persuadé que netromain serait bien mieux avec moi qu'avec ***.
jh23 (visiteur)
30/04/08 - 11:38
Mon Romain, il est grand temps que tu nous présentes ton petit phénix sans quoi nous allons finir par croire que *** est avec toi par nécessité, notamment parce qu'il n'existe que dans ton imagination...
Josiane (visiteur)
30/04/08 - 11:54
>gingember
je n'aurais pas mieux dit!
[et on m'a dit que netromain cherchait les lecteurs de marque]
Deleuze (visiteur)
30/04/08 - 12:08
Merci pour cette nuit formidable, mon Netromain!
*** (visiteur)
30/04/08 - 12:22
Gilles, vous êtes là? C'est gentil de nous donner des nouvelles de vous.
Cette phrase n'était qu'un écho de celle d'un fin connaisseur de l'âme humaine : "nous sommes tellement vains que chacun de nous est persuadé que s'il était sorti avec Marylin, elle serait encore en vie."
...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008
J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau.
Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007
Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006
Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre 11 février
Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues.21 janvier 2006
Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir
leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006
La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes.12 novembre 2005
des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre.29 octobre 2005
Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance.16 octobre 2005
Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005
…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005
Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort21 avril
La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005
Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.18 février 2005
Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération.12 novembre 2004
Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004
Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004
Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage
Sorty
C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur Elizabethtessier
Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk
Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie. Ma Josiane d'amour
29/04/08 - 23:59
Merci de penser à moi, mais je suis déjà comblé, héhé.
pyram