Blog négatif (et révolu)

13/05/2008

13/05/08 - 22:12

13 mai 2008

1. *** me force à vivre plus vite, et plus dru. Les amoureux pensent toujours que le monde a été créé pour leur passion et la moindre beauté préparée à leur intention ; nous vivons nous en plus comme si le monde devait être consommé par notre relation. Nous jouissons ensemble des belles choses et nous n'y reviendrons pas.

2. Je croyais qu'il fallait être ivre pour aborder les beaux garçons. En réalité, il faut être ivre pour supporter la compagnie d'un beau garçon. Je ne me retrouve moi-même, avec lui, que si j'ai bu. Sinon, je ne suis que des yeux.

3. L'éblouissement se dissipe, à vrai dire. Cela ne me guérit pas, pour autant, car avec la lucidité, je retrouve aussi le monde en dehors de lui.

4. L'homosexualité ne pose aujourd'hui qu'un seul problème qui justifie une recherche universitaire. Comment expliquer la corrélation entre sottise et homosexualité ? Certains jours, je pense que la sottise provoque l'homosexualité, comme une sorte de suicide d'intérêt général, de renonciation bienvenue à l'engendrement et la dissémination ; d'autres jours, je crois à l'inverse que l'homosexuel ne naît pas sot, il le devient, par l'évidement radical que lui impose sa recherche compulsive de partenaires.

5. Que faire, quand il sera avec un autre ? Tenter enfin l'ambition ?

6. Fourniret, le tueur en série, vient de rompre son silence. Ne sait-il pas que les seuls crimes impardonnables et imprescriptibles en France sont les mots, tout le reste étant négociable ?

7. (sur une polémique récente, que je n'ai finalement pas envie de reprendre ici car elle sera chassée demain par une autre)On connaît la théorie que je propose là dessus : l'effondrement du niveau scolaire de ceux qui écrivent ou commentent a cet épouvantable effet secondaire de faire disparaître de nos débats publics toute réfutation ou confrontation, et de leur substituer à tout va des décrets moraux absolus (la moindre tempérance ou nuance risquant d'exiger une explication ou un raisonnement). Horreur d'un monde où il n'y a plus de vrai ou de faux, de probable ou de sot, mais que du bien et du mal.

commentaires

13/05/08 - 22:40

nouvelle devise:

moralité, égalité, verbosité

13/05/08 - 22:47

je dirais plutôt:

moralisticité, égalitarité, émotionnalité

(et encore, sans Royalité)

13/05/08 - 23:11

1. Je ne bois pas. Cela veut-il dire que je me dois de trouver un garçon laid... pardon "esthétiquement défavorisé" ?! :p

2. Est-ce que la question précédente est de nature à alimenter le débat passionnant sur "homosexualité et sottise" ?

17/05/08 - 18:22

sur 4, je suis perplexe: être homo c déjà ne pas être si sot que ça puisqu'il faut quand même s'écarter du "droit-chemin" tracé par la société ou la famille. En plus, vu l'omniprésence de la sottise, je ne vois guère en quoi elle pourrait être la cause de quoi que ce soit de spécifique. Les sots ont même tendance à faire un nombre démesuré d'enfants, comme dans un effort désespéré pour sur-vivre.
Mais je ne nie pas qu'il y a une sottise homo; tout comme ya une sottise (pseudo-) grand bourgeois.

18/05/08 - 00:06

euh Valerio, a priori on ne choisit pas totalement d'être homo donc on ne choisit pas non plus totalement d'être sot ou de ne pas l'être. :p
Oh voui il y a une sottise homo : c'est ce qui donne tout ce formatage des gens... quand on en a vu un, on en a vu dix... à moins que ce soit l'inverse, je ne sais plus. :)

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Résumé des épisodes précédents

...cette nuit froide étoilée d'orgasmes qui est la vie d'un pédé (plus ou moins étoilée d'ailleurs selon son poids, son âge, la couleur de sa peau, la taille de sa bite, l'épaisseur de ses sourcils, la marque de ses sous-vêtements et les autres qualités essentielles dans une communauté raffinée)" 24 février 2008


J'aurais dû suivre mes deux jeunes amants dans la nuit parisienne, où tout le monde se fout bien de devoir disparaître un jour ; m'enivrer du bruit avant l'éternité, me couvrir de sueur avant le suaire ; descendre en boîte avant le caveau. Quand je suis mort, en 2001, c'est là que j'ai appris que l'enfer est très supportable quand on n'est pas le seul damné29 juillet 2007


Ah, mon blogue, tu ne m'as pas manqué. On m'a un peu parlé de toi, ces derniers temps. Certains te reprochent de te répéter sur les garçons; d'autres te reprochent de te répéter sur la politique. Mettons les tous d'accord, et répétons-nous ce soir sur les garçons et sur la politique.22 juin 2006


Si le ciel n'a pas ton frère
Le ciel peut bien m'attendre

11 février


Quand l'hiver est froid, quand ma vie est froide, que mon coeur est froid et que mes amis sont froids, je vais chercher un peu de chaleur sur son blogue. Il y a mis beaucoup de photos, et c'est vraiment lui le plus beau de GA. Je les regarde, cela va mieux : je sens à nouveau son souffle sur mon épaule, sa nuque sous mes lèvres et son sperme sur mes joues. 21 janvier 2006


Ce qui est sûr, c'est qu'après Grande Ecole, il est difficile de faire un film plus bête, comme après Presque rien, il est difficile de faire un film plus vide. Les deux auteurs méritent donc d'être placés aussi haut dans notre panthéon gay, là où usant à l'envi leurs chaleurs dernières, ils pourront réfléchir leurs doubles lumières/Dans leurs deux esprits, ces miroirs jumeaux." 7 janvier 2006


La meilleure forme de gratitude que pourraient avoir pour nous ceux dont nous nous sommes beaucoup occupés, ce n'est pas de s'occuper de nous à leur tour , c'est d'enfin s'occuper d'eux-mêmes. 12 novembre 2005


des fesses fermes et douces, des abdominaux irreprochables, une peau savamment épilée, une musculature sophistiquée, voilà la nourriture ordinaire du gay, mais son bonheur cesse au niveau du cou, lorsqu'il est obligé, pour payer pour le prix de ces corps inoubliables, de supporter un visage imparfait, dégradé, caricatural, vide, pas un de ces visages hétéros qui nous irritent de leur sublime simplicité, de leur mystérieux équilibre. 29 octobre 2005


Un club de sport, c'est comme la littérature française contemporaine : il y a beaucoup de pédés, de plus en plus de femmes, et on y trouve surtout des choses crues et laides étalées avec complaisance. 16 octobre 2005


Car j'ai beau le caresser, le lécher, l'embrasser, le baiser, le sucer, l'enculer, le prendre en moi et que sais-je encore, il reste irrémédiablement vierge de moi. De nos coïts il ne reste rien, et certainement pas un patrimoine; et les êtres qui nous font l'honneur de nous laisser leur donner du plaisir restent pourtant à jamais inentamés. 16 septembre 2005


…le premier garçon qu'on a embrassé est aussi le premier garçon qu'on a niqué.(…)Je crois que c'est une des raisons qui explique le souci particulier du productivisme sexuel des gays, leur attention au rendement annuel de leurs éjaculations et leur industrialisation du spasme7 mai 2005


Dans un mois, cela fera quatre ans que je suis mort 21 avril


La punition de ceux qui ont connu le paradis est d'être incapables d'en parler. Condamnés à se taire sur le seul sujet qui importe, ils doivent en plus supporter les interminables conversations des autres sur tout le reste, qui n'existe pas. 10 mars 2005


Trois marins presques nus, presqu'imberbes et presque majeurs m'allumaient en chantant In the Navy — Jamais depuis je n'ai pu écouter les Village people sans bander aussitôt.
18 février 2005


Les garçons que nous rencontrons sont comme des aliments. Les meilleurs nous nourrissent et nous renforcent; les autres nous restent un moment entre la gorge, nous font un peu mal à l'estomac, mais finissent à l'égout dans une agréable libération. 12 novembre 2004


Coucher avec la beauté ne rend pas heureux. Cela passe en spasme, et vous laisse à vie un creux douloureux (...)9 novembre 2004


Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je viens encore d'essayer, mais le sommeil ne répond pas à mes appels. il est sur boîte vocale, ça m'énerve. Si on ne peut plus joindre le sommeil en pleine nuit, où va-t-on ? (...)4 novembre 2004


Au fond, Happy Tree Friends, c'est le milieu gay. Il y a beaucoup de couleurs, tout le monde a des coeurs sur le visage, sourit et glapit tout le temps. Et tout le monde fait du mal à tout le monde, et tout finit toujours dans le sang.24 octobre 2004


Ils n'aiment pas

Pour une fois que tu écris quelque chose d'intéressant, ce n'est pas de toi ; dommage Sorty

C'est médiocre, comme tout ce qu'écrit cet auteur
Elizabethtessier

Une vraie petite boucherie intellectualo-sexuelle. Et tout cela avec cynisme "lucide", prétention élitiste et la condescendance qui l'accompagne... Rapport fascinant à l'autre...
Sharruk

Tu es une catastrophe ambulante en matière de politique! Fais plutôt du porno, ça te réussir mieux. Ou de la poésie.
Ma Josiane d'amour

Ce qu'on peut lire comme conneries....
Ronans

Et vive les donneurs de leçon
Fantin