<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/</link><title>netromain</title><description>netromain</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-08-22T23:13:17+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>Droit positif</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080822231140/droit-positif/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080822231140/droit-positif/</guid><description>Mesdames, messieurs, mes chers collègues,                                                                            

Quand l'année tourne sur ses gonds, ce n'est plus le temps de se désoler, ni de gémir. Dans la période où s'installe l'hiver des choses, l'hiver des cœurs doit s'achever.                                                     

Le ciel réconforte la terre par la promesse d'un soleil plus haut de jour en jour. L'été a fini d'être mort. C'est bien le temps de l'espérance et des heureux souhaits.                                                                

Suivons le secret mouvement de la nature. Gardons-nous de teinter d'humeur chagrine ces semaines et ces mois dont nul ne peut prévoir ce qu'ils seront. Evitons aussi de nous duper nous-mêmes en peignant de couleurs sombres nos institutions et ceux qui les servent.                                                                                

A répéter : « bonne année ! », nous devrions finir par nous ouvrir à ce que nous énonçons.                          

On ne prédit pas que l'année sera bonne. On n'en sait rien. On déclare simplement qu'il faut choisir de l'imaginer bonne, cette année qui commence.                                                                                     

La coutume n'est pas la seule raison de tant d'aimables messages échangés. Tous ces vœux sont des signes. En disposant nos résolutions dans le sens qu'ils expriment, nous serons forts contre ces petits maux qui ne sont rien, mais dont la déclamation triste fait pourtant quelque chose.                                                         

Puissions-nous tous partager cet humble bonheur en espoir !                                                         

Audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation 

Discours de M. Vincent Lamanda                                            

Premier président de la Cour de cassation                                       

Paris, le 11 janvier 2008 

(sic pour tout ce qui précède)

</description><content:encoded><![CDATA[Mesdames, messieurs, mes chers collègues,                                                                            <br />
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Quand l’année tourne sur ses gonds, ce n’est plus le temps de se désoler, ni de gémir. Dans la période où s’installe l’hiver des choses, l’hiver des cœurs doit s’achever.                                                     <br />
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Le ciel réconforte la terre par la promesse d’un soleil plus haut de jour en jour. L’été a fini d’être mort. C’est bien le temps de l’espérance et des heureux souhaits.                                                                <br />
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Suivons le secret mouvement de la nature. Gardons-nous de teinter d’humeur chagrine ces semaines et ces mois dont nul ne peut prévoir ce qu’ils seront. Evitons aussi de nous duper nous-mêmes en peignant de couleurs sombres nos institutions et ceux qui les servent.                                                                                <br />
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A répéter : « bonne année ! », nous devrions finir par nous ouvrir à ce que nous énonçons.                          <br />
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On ne prédit pas que l’année sera bonne. On n’en sait rien. On déclare simplement qu’il faut choisir de l’imaginer bonne, cette année qui commence.                                                                                     <br />
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La coutume n’est pas la seule raison de tant d’aimables messages échangés. Tous ces vœux sont des signes. En disposant nos résolutions dans le sens qu’ils expriment, nous serons forts contre ces petits maux qui ne sont rien, mais dont la déclamation triste fait pourtant quelque chose.                                                         <br />
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Puissions-nous tous partager cet humble bonheur en espoir !                                                         <br />
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<b>Audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation <br />
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Discours de M. Vincent Lamanda                                            <br />
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Premier président de la Cour de cassation                                       <br />
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Paris, le 11 janvier 2008 </b><br />
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(<i>sic</i> pour tout ce qui précède)<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-08-22T23:11:40+01:00</dc:date></item><item><title>Die Sexuelle Republik</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080818232611/die-sexuelle-republik/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080818232611/die-sexuelle-republik/</guid><description>
c'est chez nous (mais écrit ailleurs).</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<a href="http://www.zeit.de/2008/34/Paris" target="_blank">c'est chez nous (mais écrit ailleurs).</a>]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-08-18T23:26:11+01:00</dc:date></item><item><title>Où j'avoue me tromper</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080809183929/ou-j-avoue-me-tromper/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080809183929/ou-j-avoue-me-tromper/</guid><description>J'ai découvert hier soir une nouvelle preuve de mon inconséquence : parmi mes maîtres à penser (qui sont d'ailleurs un peu plus que cela, car ce sont eux qui m'ont fait), aucun n'a cru en l'amour, ma valeur suprême. Aucun d'eux n'a d'ailleurs éprouvé le besoin de beaucoup insister sur le sujet, le considérant  comme une maladie, ou une faiblesse, ou une illusion de l'autre genre. Pour être disciple de mes professeurs, je devrais donc consacrer mes quelques années hors du néant à la jouissance et à la création, plutôt que de courir après un foyer.

On me dira que pour la jouissance, il faut de la beauté, et pour la création, il faut du génie ; étant privé sans doute de l'une et de l'autre, il convient que je me limite à une activité qui ne requiert que du sentiment. Peut-être même ne souhaité-je une relation exclusive et définitive que pour me guérir du problème du désir (lisez : du problème de l'échec du désir), comme d'autres choisissent le parti socialiste ou le sarkozysme pour se guérir du problème d'avoir à collecter des données avant de formuler un avis, ou d'autres encore choisissent la gayattitude pour se guérir du problème d'avoir à devenir quelqu'un. Mais non, pourtant, car j'ai toujours eu plus de désir pour un beau garçon après qu'il a quitté mon lit qu'avant qu'il n'y soit entré. Ami lecteur, ce n'est pas une pose ou une formule : c'est la vérité, et je veux bien recoucher avec tous ceux dont je parle pour l'établir scientifiquement.

Autre contradiction : j'aime la sécurité, je veille toujours à me préserver, et il faudrait que je mette tout mon sort entre les mains d'un seul être, plutôt que de multiplier les lignes pour diversifier mon portefeuille affectif ? Je bous en voyant la nouvelle entreprise de ségrégation sociale mise en place par le pouvoir paternaliste visant à asservir les pauvres en leur faisant acheter leur maison, de sorte que leur patrimoine deviendra encore plus volatil que leurs revenus, et je voudrais faire la même chose avec mon coeur, en le liant à l'arbitraire d'un seul autre ? Les fonds collectifs me frustrent : posséder mille lignes elles-mêmes possédées par mille porteurs, c'est pour moi n'en posséder aucune. Conséquence malheureuse : puisqu'il n'y a que lui, et qu'il n'y est plus, il faut maintenant que je me repeuple.
</description><content:encoded><![CDATA[J'ai découvert hier soir une nouvelle preuve de mon inconséquence : parmi mes maîtres à penser (qui sont d'ailleurs un peu plus que cela, car ce sont eux qui m'ont fait), <i>aucun</i> n'a cru en l'amour, ma valeur suprême. Aucun d'eux n'a d'ailleurs éprouvé le besoin de beaucoup insister sur le sujet, le considérant  comme une maladie, ou une faiblesse, ou une illusion de l'autre genre. Pour être disciple de mes professeurs, je devrais donc consacrer mes quelques années hors du néant à la jouissance et à la création, plutôt que de courir après un foyer.<br />
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On me dira que pour la jouissance, il faut de la beauté, et pour la création, il faut du génie ; étant privé sans doute de l'une et de l'autre, il convient que je me limite à une activité qui ne requiert que du sentiment. Peut-être même ne souhaité-je une relation exclusive et définitive que pour me guérir du problème du désir (lisez : du problème de l'<i>échec</i> du désir), comme d'autres choisissent le parti socialiste ou le sarkozysme pour se guérir du problème d'avoir à collecter des données avant de formuler un avis, ou d'autres encore choisissent la gayattitude pour se guérir du problème d'avoir à devenir quelqu'un. Mais non, pourtant, car j'ai toujours eu <i>plus</i> de désir pour un beau garçon après qu'il a quitté mon lit qu'avant qu'il n'y soit entré. Ami lecteur, ce n'est pas une pose ou une formule : c'est la vérité, et je veux bien recoucher avec tous ceux dont je parle pour l'établir scientifiquement.<br />
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Autre contradiction : j'aime la sécurité, je veille toujours à me préserver, et il faudrait que je mette tout mon sort entre les mains d'un seul être, plutôt que de multiplier les lignes pour diversifier mon portefeuille affectif ? Je bous en voyant la nouvelle entreprise de ségrégation sociale mise en place par le pouvoir paternaliste visant à asservir les pauvres en leur faisant acheter leur maison, de sorte que leur patrimoine deviendra encore plus volatil que leurs revenus, et je voudrais faire la même chose avec mon coeur, en le liant à l'arbitraire d'un seul autre ? Les fonds collectifs me frustrent : posséder mille lignes elles-mêmes possédées par mille porteurs, c'est pour moi n'en posséder aucune. Conséquence malheureuse : puisqu'il n'y a que lui, et qu'il n'y est plus, il faut maintenant que je me repeuple.<br />
]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-08-09T18:39:29+01:00</dc:date></item><item><title>Lui</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080807182140/lui/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080807182140/lui/</guid><description>Hosannah au plus haut des cieux gays ! Une histoire d'amour entre garçons est morte - morte ? N'est peut-être jamais née.Soupir de soulagement dans la communauté :  on sait à quel point l'amour est une valeur homophobe (d'ailleurs, où avez-vous vu le concept d'amour dans le mot même homosexualité ? il ne revient, avec son négatif, que dans homophobie, c'est dire) :  On voit assez que l'amour provoquerait la ruine des adhérents du SNEG et l'extinction de quelques mst anales rares au préjudice de la diversité des espèces.  Mon lectorat queer peut donc se réjouir : un foyer de resistance à la gay attitude vient de rendre les armes, une nouvelle conversion à la condition atomistique de concurrence pure et parfaite de la vie pédé est annoncée. Bref, je vous rejoins, ne me demandez pas où j'étais, je n'en sais rien, j'ai aimé, j'ai aimé passionnément et j'ai cru à la passion, ce qui est une confusion qui ne convient pas à mon âge. Il faut dire que l'objet de cette passion était pour le moins charmant, et les innombrables sexes et bouches qui s'y plongeront après moi dans les prochains jours y prendront sans doute le même vif plaisir que le mien : nous autres pédés, nous sommes communistes à un point qui n'avait même pas été envisagé par le barbichu, puisque nous avons établi la propriété collective des corps.

Arrêtons de ronchonner : les derniers mois ont été doux, j'avais une merveilleuse poupée - mettons : une peluche, je l'ai gâtée comme on gâte ordinairement peu ceux qui nous donnent du plaisir - pas gâtée de cadeaux, comme on gâte une fiotte, comprenons-nous : gâtée des choses que j'aime, gâtée de la vie que j'aime mener, gâtée de l'univers que j'ai construit, de sorte que sa prostitution, s'il s'agit de cela, m'honore sans me coûter. Mais enfin, qu'avais-je besoin de l'admirer et de l'aimer ? Pourquoi vouloir toujours retourner à la vie de foyer que j'ai assez connue avec Vincent ? Pourquoi résumer tout l'univers et ses possibilités à un seul être, parce que la courbe de ses sourcils est sublime ? Bon, je dis cela, et je sais bien qu'un jour je recommencerai, j'aimerai à nouveau, je serai à nouveau aveugle et exclusif, oublieux de moi et des autres, les yeux brûlés et la soif étanchée, léger et grave, gai et inquiet, étonné et reconnaissant. En attendant, jouissons encore quelques heures du soleil de la Grèce, après celui de l'Italie, et caressons une dernière fois sa peau vénéneuse.</description><content:encoded><![CDATA[Hosannah au plus haut des cieux gays ! Une histoire d'amour entre garçons est morte - morte ? N'est peut-être jamais née.Soupir de soulagement dans la communauté :  on sait à quel point l'amour est une valeur homophobe (d'ailleurs, où avez-vous vu le concept d'amour dans le mot même homosexualité ? il ne revient, avec son négatif, que dans homophobie, c'est dire) :  On voit assez que l'amour provoquerait la ruine des adhérents du SNEG et l'extinction de quelques mst anales rares au préjudice de la diversité des espèces.  Mon lectorat <i>queer</i> peut donc se réjouir : un foyer de resistance à la gay attitude vient de rendre les armes, une nouvelle conversion à la condition atomistique de concurrence pure et parfaite de la vie pédé est annoncée. Bref, je vous rejoins, ne me demandez pas où j'étais, je n'en sais rien, j'ai aimé, j'ai aimé passionnément et j'ai cru à la passion, ce qui est une confusion qui ne convient pas à mon âge. Il faut dire que l'objet de cette passion était pour le moins charmant, et les innombrables sexes et bouches qui s'y plongeront après moi dans les prochains jours y prendront sans doute le même vif plaisir que le mien : nous autres pédés, nous sommes communistes à un point qui n'avait même pas été envisagé par le barbichu, puisque nous avons établi la propriété collective des corps.<br />
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Arrêtons de ronchonner : les derniers mois ont été doux, j'avais une merveilleuse poupée - mettons : une peluche, je l'ai gâtée comme on gâte ordinairement peu ceux qui nous donnent du plaisir - pas gâtée de cadeaux, comme on gâte une fiotte, comprenons-nous : gâtée des choses que j'aime, gâtée de la vie que j'aime mener, gâtée de l'univers que j'ai construit, de sorte que sa prostitution, s'il s'agit de cela, m'honore sans me coûter. Mais enfin, qu'avais-je besoin de l'admirer et de l'aimer ? Pourquoi vouloir toujours retourner à la vie de foyer que j'ai assez connue avec Vincent ? Pourquoi résumer tout l'univers et ses possibilités à un seul être, parce que la courbe de ses sourcils est sublime ? Bon, je dis cela, et je sais bien qu'un jour je recommencerai, j'aimerai à nouveau, je serai à nouveau aveugle et exclusif, oublieux de moi et des autres, les yeux brûlés et la soif étanchée, léger et grave, gai et inquiet, étonné et reconnaissant. En attendant, jouissons encore quelques heures du soleil de la Grèce, après celui de l'Italie, et caressons une dernière fois sa peau vénéneuse.]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-08-07T18:21:40+01:00</dc:date></item><item><title>Life before death</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080727224824/life-before-death/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080727224824/life-before-death/</guid><description>

Photographie de Walter Schels
Texte de Beate Lakotta


</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/n/e/netromain/20080727-1881805033488cde920e408.jpg" width="572" height="575" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Photographie de Walter Schels<br />
Texte de Beate Lakotta<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-07-27T22:48:24+01:00</dc:date></item><item><title>Retour du Raidd</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080727224005/retour-du-raidd/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080727224005/retour-du-raidd/</guid><description>Penser que le vingtième siècle aura cherché en vain la domestication totale des foules en construisant d'invraisemblables idéologies et de monstrueuses bureaucraties militaires, en produisant de manière industrielle de la propagande et des massacres et toutes ces autres horreurs fastidieuses que vous connaissez, alors que la solution était simple, sans violence ni grands moyens : il suffisait de libéraliser l'homosexualité et d'ouvrir des bars et des salles de sport pour être certain d'avoir un peuple de moutons, trop heureux de se monter toutes les fins de semaine pour ne plus se préoccuper de quoi que ce soit d'autre.

Ah, si je savais écrire, je vous parlerais de cette morgue de celui qui lèche des culs rencontrés au sauna tous les dimanches soirs, de cette absence de regard de celui tient une armoire de godes à disposition de son partenaire d'un samedi après-midi, renouvelé chaque semaine car il y a des principes avec lesquels on ne transige pas, de ces bites  qui dans une haleine d'alcool tentent de bander pour prendre un inconnu avec lequel on aura à peine parlé une heure plus  tôt en sirotant debout un whisky-coca, de cette détresse de celui qui ne comprend pas comment vous pouvez sortir le soir sans débardeur ou t-shirt moulant.

Au milieu de cette foule de visages grotesques qui me dédaignait, parce qu'elle hait encore plus les amoureux que les pannes sexuelles, je pensais à mon beau brun qui faisait vibrer mon portable de ses messages affectueux et je pensais aux commentateurs de ce billet qui me diront que tout ce que je raconte est faux, alors qu'il suffit de sortir le vendredi ou le samedi soir pour voir que ce je dis est faible.</description><content:encoded><![CDATA[Penser que le vingtième siècle aura cherché en vain la domestication totale des foules en construisant d'invraisemblables idéologies et de monstrueuses bureaucraties militaires, en produisant de manière industrielle de la propagande et des massacres et toutes ces autres horreurs fastidieuses que vous connaissez, alors que la solution était simple, sans violence ni grands moyens : il suffisait de libéraliser l'homosexualité et d'ouvrir des bars et des salles de sport pour être certain d'avoir un peuple de moutons, trop heureux de se monter toutes les fins de semaine pour ne plus se préoccuper de quoi que ce soit d'autre.<br />
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Ah, si je savais écrire, je vous parlerais de cette morgue de celui qui lèche des culs rencontrés au sauna tous les dimanches soirs, de cette absence de regard de celui tient une armoire de godes à disposition de son partenaire d'un samedi après-midi, renouvelé chaque semaine car il y a des principes avec lesquels on ne transige pas, de ces bites  qui dans une haleine d'alcool tentent de bander pour prendre un inconnu avec lequel on aura à peine parlé une heure plus  tôt en sirotant debout un whisky-coca, de cette détresse de celui qui ne comprend pas comment vous pouvez sortir le soir sans débardeur ou t-shirt moulant.<br />
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Au milieu de cette foule de visages grotesques qui me dédaignait, parce qu'elle hait encore plus les amoureux que les pannes sexuelles, je pensais à mon beau brun qui faisait vibrer mon portable de ses messages affectueux et je pensais aux commentateurs de ce billet qui me diront que tout ce que je raconte est faux, alors qu'il suffit de sortir le vendredi ou le samedi soir pour voir que ce je dis est faible.]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-07-27T22:40:05+01:00</dc:date></item><item><title>Agonie d'un journal sans lecteur</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080727221742/agonie-d-un-journal-sans-lecteur/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080727221742/agonie-d-un-journal-sans-lecteur/</guid><description>1. Mes amis se sont retirés chacun chez soi pour écrire, et me voilà seul devant mon écran, en train d'écrire sur un blogue : cela dit assez le fond triste de cette fin de journée moite et solitaire. Quand il faudra fermer les yeux à jamais, je serai écrasé par le nombre des jours que j'aurai laissé filer sans rien y vivre ; voilà ma curieuse pathologie, l'obsession de la mort et la maladie de la volonté. Je tiens cela de mes parents : ma mère, que n'occupent que son travail et son repos ; mon père, que n'occupent que ceux qu'il aime et ses rêves : additionnez ces absences, et vous me trouverez.

2. Mon incapacité à écrire quoi que ce soit de valable sur ***  me console de ne pas avoir tenu de journal quand j'étais avec Vincent. Ce n'est pas possible, voilà tout. On n'écrit justement que les épitaphes, et nous ne sommes pas encore morts.

4. A cette dame qui disait bruyamment qu'elle n'aimait décidément pas l'art abstrait, parce que la peinture de la renaissance, c'est quand même autre chose, on faisait remarquer que c'est plutôt la totalité de la peinture occidentale jusqu'au XVIème siècle au moins qui n'est pour elle que de l'art abstrait, puisqu'elle est bien incapable d'y reconnaître un personnage ou un symbole (elle est française, cela serait incompréhensible d'une italienne ou d'une anglaise, bien sûr), et qu'elle n'apprécie que la qualité des visages et des décors.  A ce peintre qui revendiquait l'abstraction pure, on faisait remarquer que cela revenait exactement à faire de l'art décoratif. 

5. Moment de gêne, chaque fois que :  a) je dois dire que la personne qui m'accompagne est un garçon b) quand je dois donner sa date de naissance — Ce n'est qu'une gêne au téléphone, néanmoins : le charisme de *** fait que nous sommes toujours gentiment accueillis, comme si la qualité de notre amour importait à tous ces inconnus qu'il charme sans effort.
</description><content:encoded><![CDATA[1. Mes amis se sont retirés chacun chez soi pour écrire, et me voilà seul devant mon écran, en train d'écrire sur un blogue : cela dit assez le fond triste de cette fin de journée moite et solitaire. Quand il faudra fermer les yeux à jamais, je serai écrasé par le nombre des jours que j'aurai laissé filer sans rien y vivre ; voilà ma curieuse pathologie, l'obsession de la mort et la maladie de la volonté. Je tiens cela de mes parents : ma mère, que n'occupent que son travail et son repos ; mon père, que n'occupent que ceux qu'il aime et ses rêves : additionnez ces absences, et vous me trouverez.<br />
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2. Mon incapacité à écrire quoi que ce soit de valable sur ***  me console de ne pas avoir tenu de journal quand j'étais avec Vincent. Ce n'est pas possible, voilà tout. On n'écrit justement que les épitaphes, et nous ne sommes pas encore morts.<br />
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4. A cette dame qui disait bruyamment qu'elle n'aimait décidément pas l'art abstrait, parce que la peinture de la renaissance, c'est quand même autre chose, on faisait remarquer que c'est plutôt la totalité de la peinture occidentale jusqu'au XVIème siècle au moins qui n'est pour elle que de l'art <i>abstrait</i>, puisqu'elle est bien incapable d'y reconnaître un personnage ou un symbole (elle est française, cela serait incompréhensible d'une italienne ou d'une anglaise, bien sûr), et qu'elle n'apprécie que la qualité des visages et des décors.  A ce peintre qui revendiquait l'abstraction pure, on faisait remarquer que cela revenait exactement à faire de l'art <i>décoratif</i>. <br />
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5. Moment de gêne, chaque fois que :  a) je dois dire que la personne qui m'accompagne est un garçon b) quand je dois donner sa date de naissance — Ce n'est qu'une gêne au téléphone, néanmoins : le charisme de *** fait que nous sommes toujours gentiment accueillis, comme si la qualité de notre amour importait à tous ces inconnus qu'il charme sans effort.<br />
]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-07-27T22:17:42+01:00</dc:date></item><item><title>Être de son temps</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080723232830/-tre-de-son-temps/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080723232830/-tre-de-son-temps/</guid><description>Sous la plume d'un de mes collaborateurs, je lis la très lourde formule &quot;être en capacité de&quot;, dernière contribution socialiste attestée au débat d'idées, qui est passée de la bouche de François Hollande à celle de Bertrand Delanoë comme un bouton de fièvre, mais dont le patient zéro est sans doute possible Clémentine Autain, ainsi que le savent mes plus anciens lecteurs. 

Sur une colonne Morris, je lis &quot;un film de Anne Fontaine&quot;, et j'en déduis que l'avant-garde, aujourd'hui, c'est de h-aspirer tous les mots commençant par des voyelles, comme il y a deux ans c'était de ne pas mettre de majuscules ou il y un an déjà
de  ne mettre que des majuscules (et que les noms, cf. le générique des Chansons d'amour). </description><content:encoded><![CDATA[Sous la plume d'un de mes collaborateurs, je lis la très lourde formule "être en capacité de", dernière contribution socialiste attestée au débat d'idées, qui est passée de la bouche de François Hollande à celle de Bertrand Delanoë comme un bouton de fièvre, mais dont le <i>patient zéro</i> est sans doute possible Clémentine Autain, ainsi que le savent mes plus anciens lecteurs. <br />
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Sur une colonne Morris, je lis "un film de Anne Fontaine", et j'en déduis que l'avant-garde, aujourd'hui, c'est de h-aspirer tous les mots commençant par des voyelles, comme il y a deux ans c'était de ne pas mettre de majuscules ou il y un an déjà<br />
de  ne mettre <i>que</i> des majuscules (et que les noms, cf. le générique des <i>Chansons d'amour</i>). ]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-07-23T23:28:30+01:00</dc:date></item><item><title>Gemütlich</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080720220027/gemutlich/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080720220027/gemutlich/</guid><description>Quelle drôle de vie que la mienne — voilà pourquoi je ne l'écris plus, car elle ne semble pas de moi. Ennuyé tous les jours ouvrés par un emploi auquel je n'entend pas grand'chose  faute de l'avoir jamais appris, mais assez pour diriger ceux qui sont incapables de l'exercer seuls, n'ayant appris que cela, — non pas que je m'attribue une sorte d'intelligence à son aise en toute matière, mais que la médiocrité du système éducatif français a cette merveilleuse conséquence que celui qui maîtrise à peu près l'orthographe (hors de son blog) les tables de multiplication, et deux ou trois auteurs essentiels dans les principales disciplines, appartient de fait à l'élite — ennuyé, donc, je regarde avec stupéfaction les autres heureux d'être affairés quand je me glace à l'idée de ces heures à jamais perdues pour ce qui compte ; ennuyé donc, je vis depuis huit mois une histoire d'amour avec l'être que je décrivais avant de le connaître, et dont je ne cesse de douter des sentiments (et parfois, même, de la réalité). Bref, voilà une bien longue phrase qui ne fait que me répéter ; au moins, ceux qui étudieront ma vie, plus tard, et s'étonneront que je l'aie autant subie, verront que je m'en suis étonné moi-même à plusieurs reprises.

Oh, c'est que j'aimerais bien avoir une ambition ;  peut-être pourrais-je en acheter une ? Aucune ne me convient vraiment ; et même celle de créer n'en est pas une, car il ne s'agit pas de gagner quoi que ce soit, ou de faire une oeuvre, juste d'apaiser le manque de ces livres qui n'ont pas été écrits, et que j'aimerais lire. J'y pense quand je suis seul, et quand mon coeur est plein, ma tête s'évide, et mes cahiers restent fermés. Cela vaut sans doute mieux, car la seule chose que je n'aie pas trop mal réussie, ce sont des moments (quelques uns racontés ici):las, ils ne sont déjà plus rien. 

*** aime beaucoup les rayures, de toutes sortes : il en porte jusqu'au slip, verticales et colorées ; je suis leur prescription pour mes caresses et mes baisers et je m'amuse à les déformer en glissant ma main dessous ; celles du haut de son pyjama sont horizontales et enfantines — dire qu'on condamne des gens qui couchent de bonne foi avec de très jeunes gens qui font beaucoup plus âgés, alors que moi je ne crains rien à coucher avec un jeune homme de vingt ans qui en paraît beaucoup moins ; exemple gratuit offert au futurs bacheliers qui discuteront des liens entre la justice et la moralité. De très courts poils sont couchés, très loin les uns des autres, sur le bas de son dos ; son cul est important, résultat de son passé athlétique, au dessus de jambes moulées comme ces statues que je feignais d'admirer à ses côtés. 

Quiconque vient chez moi doit supporter la séance de photographies et de films de ***. Je n'en suis qu'à demi gêné, car je n'ai presque jamais rien raconté de moi à mes amis, nous nous sommes toujours occupés d'eux, et je dois souvent leur rappeler qui ils furent ; mais là, je fais magistrats mes hôtes, je leur livre toutes les pièces de l'instruction, à charge pour eux de juger mon amour et mon amoureux. Tenez, pour un peu, je publierais tout ici, mais vous me détesteriez. 

— Je ne vais pas sortir avec un gay de mon âge !
— et pourquoi pas ?
— Je ne pourrais pas, ils sont sans intérêt.

Rassuré que par presque 35°C, il transpire. Comme si je n'étais pas sûr qu'il soit humain.

*** danse et chante sur Le plus beau du quartier. À &quot;mon air suave&quot;, il s'arrête et rit ; il se retourne, et voit que je l'ai filmé.

Je lui dis que j'ai la migraine. Voilà ce que c'est, que d'aller boire sans son chéri.</description><content:encoded><![CDATA[Quelle drôle de vie que la mienne — voilà pourquoi je ne l'écris plus, car elle ne semble pas de moi. Ennuyé tous les jours ouvrés par un emploi auquel je n'entend pas grand'chose  faute de l'avoir jamais appris, mais assez pour diriger ceux qui sont incapables de l'exercer seuls, n'ayant appris que cela, — non pas que je m'attribue une sorte d'intelligence à son aise en toute matière, mais que la médiocrité du système éducatif français a cette merveilleuse conséquence que celui qui maîtrise à peu près l'orthographe (hors de son blog) les tables de multiplication, et deux ou trois auteurs essentiels dans les principales disciplines, appartient de fait à l'élite — ennuyé, donc, je regarde avec stupéfaction les autres heureux d'être <i>affairés</i> quand je me glace à l'idée de ces heures à jamais perdues pour ce qui compte ; ennuyé donc, je vis depuis huit mois une histoire d'amour avec l'être que je décrivais avant de le connaître, et dont je ne cesse de douter des sentiments (et parfois, même, de la réalité). Bref, voilà une bien longue phrase qui ne fait que me répéter ; au moins, ceux qui étudieront ma vie, plus tard, et s'étonneront que je l'aie autant subie, verront que je m'en suis étonné moi-même à plusieurs reprises.<br />
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Oh, c'est que j'aimerais bien avoir une ambition ;  peut-être pourrais-je en acheter une ? Aucune ne me convient vraiment ; et même celle de créer n'en est pas une, car il ne s'agit pas de gagner quoi que ce soit, ou de faire une oeuvre, juste d'apaiser le manque de ces livres qui n'ont pas été écrits, et que j'aimerais lire. J'y pense quand je suis seul, et quand mon coeur est plein, ma tête s'évide, et mes cahiers restent fermés. Cela vaut sans doute mieux, car la seule chose que je n'aie pas trop mal réussie, ce sont des moments (quelques uns racontés ici):las, ils ne sont déjà plus rien. <br />
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*** aime beaucoup les rayures, de toutes sortes : il en porte jusqu'au slip, verticales et colorées ; je suis leur prescription pour mes caresses et mes baisers et je m'amuse à les déformer en glissant ma main dessous ; celles du haut de son pyjama sont horizontales et enfantines — dire qu'on condamne des gens qui couchent de bonne foi avec de très jeunes gens qui font beaucoup plus âgés, alors que moi je ne crains rien à coucher avec un jeune homme de vingt ans qui en paraît beaucoup moins ; exemple gratuit offert au futurs bacheliers qui discuteront des liens entre la justice et la moralité. De très courts poils sont couchés, très loin les uns des autres, sur le bas de son dos ; son cul est important, résultat de son passé athlétique, au dessus de jambes moulées comme ces statues que je feignais d'admirer à ses côtés. <br />
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Quiconque vient chez moi doit supporter la séance de photographies et de films de ***. Je n'en suis qu'à demi gêné, car je n'ai presque jamais rien raconté de moi à mes amis, nous nous sommes toujours occupés d'eux, et je dois souvent leur rappeler qui ils furent ; mais là, je fais magistrats mes hôtes, je leur livre toutes les pièces de l'instruction, à charge pour eux de juger mon amour et mon amoureux. Tenez, pour un peu, je publierais tout ici, mais vous me détesteriez. <br />
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— Je ne vais pas sortir avec un gay de mon âge !<br />
— et pourquoi pas ?<br />
— Je ne pourrais pas, ils sont sans intérêt.<br />
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Rassuré que par presque 35°C, il transpire. Comme si je n'étais pas sûr qu'il soit humain.<br />
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*** danse et chante sur <i>Le plus beau du quartier</i>. À "mon air suave", il s'arrête et rit ; il se retourne, et voit que je l'ai filmé.<br />
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Je lui dis que j'ai la migraine. <i>Voilà ce que c'est, que d'aller boire sans son chéri</i>.]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-07-20T22:00:27+01:00</dc:date></item><item><title>Thunder Ten Tronckh</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080716224438/thunder-ten-tronckh/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080716224438/thunder-ten-tronckh/</guid><description>

C'était exactement le paradis, le lit profond comme un tombeau, ceint de voiles de mariage, portant le corps de *** s'abandonnant à mes mains et ma bouche,  trois fenêtres sur l'Arno et le Ponte Vecchio, assez de beauté pour occuper une éternité et une nature paisible, désarmée,

— le paradis jusqu'à ce que le sort me mette un miroir sous les yeux. 


</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/n/e/netromain/20080717-100451853487e7373ad27e.jpg" width="639" height="479" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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C'était <i>exactement</i> le paradis, le lit profond comme un tombeau, ceint de voiles de mariage, portant le corps de *** s'abandonnant à mes mains et ma bouche,  trois fenêtres sur l'Arno et le Ponte Vecchio, assez de beauté pour occuper une éternité et une nature paisible, désarmée,<br />
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— le paradis jusqu'à ce que le sort me mette un miroir sous les yeux. <br />
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]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-07-16T22:44:38+01:00</dc:date></item><item><title>MCC</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080705150312/mcc/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080705150312/mcc/</guid><description>Peut-être, cher lecteur, vous demandez vous à quoi sert un ministère de la culture, à part occuper quelques femmes du monde, plus de toute première fraîcheur, qui, dans un autre temps, auraient été les vieilles favorites pensionnées du Roi (Jack Lang, Renaud Donnedieu de Vabres ou Christine Albanel) ? Mais l'explication par les survivances étant très contesté dans l'historiographie contemporaine, je vous propose d'en revenir aux faits, et ils sont éclatants. 

Prenez Dany Boon. Dans un pays sans ministère de la culture, son succès ne lui aurait valu sans doute aucun prix, aucune distinction, aucune sanctification publique. Ce serait trop injuste, en France, terre de paysans qui ne révère que l'argent et la rente (et qui contestera que son film ne l'ait pas enrichi ?), et où l'absence d'éducation fait qu'on ne comprendrait pas que ce qui est riche ne soit pas aussi important. Un ministre de la culture, cela sert donc à cela : oindre de récompenses républicaines ceux qui auront détendu les foules et amassé du gain, sans autres conditions (sans doute prohibées par la Halde, il ne faudrait pas discriminer par le goût, quand même). Et notre Christine Albanel nationale, le plus beau carré et absence de regard depuis Mireille Mathieu, de remettre à Dany Boon le 26 juin les insignes d'officier dans l'ordre des arts et des lettres : &quot;J'invite le public à se mobiliser pour dépasser le record de Titanic !a-t-elle déclaré à cette occasion : Vous avez ravivé l'amour des Français pour les salles obscures (sic) et rien que pour cela(re-sic)cher Dany Boon, nous vous sommes infiniment (re-re-sic) reconnaissants  (re-re-re-sic).&quot;</description><content:encoded><![CDATA[Peut-être, cher lecteur, vous demandez vous à quoi sert un ministère de la culture, à part occuper quelques femmes du monde, plus de toute première fraîcheur, qui, dans un autre temps, auraient été les vieilles favorites pensionnées du Roi (Jack Lang, Renaud Donnedieu de Vabres ou Christine Albanel) ? Mais l'explication par les <i>survivances</i> étant très contesté dans l'historiographie contemporaine, je vous propose d'en revenir aux faits, et ils sont éclatants. <br />
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Prenez Dany Boon. Dans un pays sans ministère de la culture, son succès ne lui aurait valu sans doute aucun prix, aucune distinction, aucune sanctification publique. Ce serait <i>trop</i> injuste, en France, terre de paysans qui ne révère que l'argent et la rente (et qui contestera que son film ne l'ait pas enrichi ?), et où l'absence d'éducation fait qu'on ne comprendrait pas que ce qui est riche ne soit pas aussi <i>important</i>. Un ministre de la culture, cela sert donc à cela : oindre de récompenses républicaines ceux qui auront détendu les foules et amassé du gain, sans autres conditions (sans doute prohibées par la Halde, il ne faudrait pas discriminer par le goût, quand même). Et notre Christine Albanel nationale, le plus beau carré et absence de regard depuis Mireille Mathieu, de remettre à Dany Boon le 26 juin les insignes d'officier dans l'ordre des arts et des lettres : "<i>J'invite le public à se mobiliser pour dépasser le record de Titanic !</i>a-t-elle déclaré à cette occasion : <i>Vous avez ravivé l'amour des Français pour les salles obscures </i>(sic)<i> et rien que pour cela</i>(re-sic)<i>cher Dany Boon, nous vous sommes infiniment</i> (re-re-sic)<i> reconnaissants </i> (re-re-re-sic)."]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-07-05T15:03:12+01:00</dc:date></item><item><title>A la télé hier soir</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080703214555/a-la-tele-hier-soir/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080703214555/a-la-tele-hier-soir/</guid><description>Il y avait comme un fond de tristesse dans la joie de l'effusion radiodiffusée hier soir depuis l'Elysée :

a) Pour Sarkozy, il devait y avoir un peu d'aigreur sous le palais,  d'avoir léché tant de pieds sales, s'être courbé devant tant de sales types, avoir ainsi renoncé à tout amour propre pour une stratégie de veulerie, et n'avoir rien obtenu, tandis qu'un autre président triomphait, la tête haute, d'une poignée de terroristes en les bernant grossièrement comme il convient à des idéologues ;

b) Pour les fonctionnaires de l'Education nationale, de constater qu'après plus d'un an de pouvoir, le Président de la République est encore incapable de tenir plus de quatre minutes à l'oral sans faute de syntaxe ;

d) Pour ceux qui s'étaient émus du sort d'Ingrid Betancourt, de voir tourner la soirée à une série de remerciements de type Oscars™, Césars ® ou autres Victoires de la Musique†, avec malheureusement l'oubli dans la liste des FARC, sans lesquels rien n'aurait pu être possible, sans doute ;

e) pour les amateurs de jeunes gens, de voir que Lorenzo a encore grossi ;

f) pour ceux qui aiment les femmes qui ne peuvent plus fermer les yeux, de déplorer l'absence de Carla à côté de son mari.


</description><content:encoded><![CDATA[Il y avait comme un fond de tristesse dans la joie de l'effusion radiodiffusée hier soir depuis l'Elysée :<br />
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a) Pour Sarkozy, il devait y avoir un peu d'aigreur sous le palais,  d'avoir léché tant de pieds sales, s'être courbé devant tant de sales types, avoir ainsi renoncé à tout amour propre pour une stratégie de veulerie, et n'avoir rien obtenu, tandis qu'un autre président triomphait, la tête haute, d'une poignée de terroristes en les bernant grossièrement comme il convient à des idéologues ;<br />
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b) Pour les fonctionnaires de l'Education nationale, de constater qu'après plus d'un an de pouvoir, le Président de la République est encore incapable de tenir plus de quatre minutes à l'oral sans faute de syntaxe ;<br />
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d) Pour ceux qui s'étaient émus du sort d'Ingrid Betancourt, de voir tourner la soirée à une série de remerciements de type Oscars™, Césars ® ou autres Victoires de la Musique†, avec malheureusement l'oubli dans la liste des FARC, sans lesquels <i>rien n'aurait pu être possible</i>, sans doute ;<br />
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e) pour les amateurs de jeunes gens, de voir que Lorenzo a encore grossi ;<br />
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f) pour ceux qui aiment les femmes qui ne peuvent plus fermer les yeux, de déplorer l'absence de Carla à côté de son mari.<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-07-03T21:45:55+01:00</dc:date></item><item><title>Oeuvres complètes</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080614203224/oeuvres-completes/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080614203224/oeuvres-completes/</guid><description>Les journaux intimes de ceux qui les écrivent toute leur vie alphabète comprennent inévitablement trois parties : la première est consacrée à toutes leurs premières fois ; la deuxième à toutes leurs ruptures ; la dernière est un obituaire.

(allez, c'était petit billet de rien du tout, et j'arrête le temps que GA nous gratifie enfin d'un webmaster qui rétablisse les fonctions de base du site)</description><content:encoded><![CDATA[Les journaux intimes de ceux qui les écrivent toute leur vie alphabète comprennent inévitablement trois parties : la première est consacrée à toutes leurs premières fois ; la deuxième à toutes leurs ruptures ; la dernière est un obituaire.<br />
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(<i>allez, c'était petit billet de rien du tout, et j'arrête le temps que GA nous gratifie enfin d'un webmaster qui rétablisse les fonctions de base du site</i>)]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-06-14T20:32:24+01:00</dc:date></item><item><title>2008/06/14 18:40:26</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080614184026/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080614184026/</guid><description>Ca y est, je déménage. Vu qu'il n'y a plus de webmaster sur le site, plus aucune sauvegarde possible, et qu'il y a des traces (mal écrites, j'en conviens) mais des traces de moi qu'il me déplairait de perdre une nuit parce que j'ai contrevenu aux CGU ou bien qu'un serveur a planté, je vais écrire ailleurs. Merci de me prévenir si jamais quelqu'un reprend le développement du site, et qu'on peut sauvegarder à nouveau.


</description><content:encoded><![CDATA[Ca y est, je déménage. Vu qu'il n'y a plus de webmaster sur le site, plus aucune sauvegarde possible, et qu'il y a des traces (mal écrites, j'en conviens) mais des traces de moi qu'il me déplairait de perdre une nuit parce que j'ai contrevenu aux CGU ou bien qu'un serveur a planté, je vais écrire ailleurs. Merci de me prévenir si jamais quelqu'un reprend le développement du site, et qu'on peut sauvegarder à nouveau.<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-06-14T18:40:26+01:00</dc:date></item><item><title>2008/06/08 13:04:34</title><link>http://blog.netromain.gayattitude.com/20080608130434/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.netromain.gayattitude.com/20080608130434/</guid><description>Revu Vincent hier soir. Les séparés n'espèrent pas l'éternité, car ce serait une éternité de séparation.</description><content:encoded><![CDATA[Revu Vincent hier soir. Les séparés n'espèrent pas l'éternité, car ce serait une éternité de séparation.]]></content:encoded><dc:creator>netromain</dc:creator><dc:date>2008-06-08T13:04:34+01:00</dc:date></item></channel></rss>